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vendredi 10 avril 2026
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Le général-candidat se met à nu !

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Incroyables aveux de Ali Ghediri, général major de l’armée algérienne en retraite et accessoirement candidat à l’élection présidentielle d’avril 2019. À peine enfilé, le costume du « présidentiable », aux yeux de certains esprits plus opportunistes que nationalistes, se déchire de toutes parts. Une seule déclaration et voici que le vernis de la rupture, de la modernité et du progressisme chanté par « une famille » qui recule, contrairement à celle de Djaout, se fissure devant la rude réalité de la politique algérienne à laquelle le soldat a largement contribué.

Dans une interview à la presse algérienne, une presse à genoux en ces temps de recherche de nouveaux maîtres et de scoops, Ali Ghediri confie qu’il serait la cible de filature des services algériens, que sa campagne de récolte de signatures serait obstruée et que des proches à lui seraient intimidés. Pire encore, l’ancien officier supérieur de l’armée algérienne a été empêché manu militari d’assister à l’enterrement de son « collègue » militaire, le général Guenaizia, ancien ministre délégué de la Défense nationale algérien et également putschiste de 1991.

L’armée algérienne a toujours été une armée putschiste au service des puissants et des putschistes de l’heure mais jamais au service du peuple ou de « la nation ». L’armée algérienne n’a jamais été populaire ni nationale et Ali Ghediri, lui qui sort de ses entrailles, le sait mieux que quiconque. Et ce n’est pas d’éventuels diplômes universitaires ou une prétendue origine modeste qui va changer la donne. Ali Ghediri est avant tout un militaire algérien de haut rang, donc un membre influent, voire un décideur parmi les décideurs de l’armée algérienne. Comment peut-il être étonné, à moins qu’il soit incrédule, que les services algériens suivent ce qu’il est en train de faire, à savoir, selon ses dires, la destruction du système qu’il l’a enfanté.
On ne peut acquérir une soudaine virginité parce qu’un notable avocat kabyle l’a décrété. Quand on a servi une armée pendant 40 ans, il est tout à fait normal que cette dernière cherche à savoir ce que son enfant complote contre elle d’autant plus qu’il déclare publiquement que cette même armée est son adversaire !

L’armée algérienne a renversé le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne).
L’armée algérienne a abattu pas moins de 400 maquisards kabyles lors de l’assaut de 1963.
L’armée algérienne a soutenu et planifié la dictature de Boumediene et de Chadli.
L’armée algérienne a tiré sur des algériens le 5 octobre 1988.
L’armée algérienne a interrompu un processus électoral en 1991 et démis un président qu’elle a mis elle-même en poste pour mettre en place un bâtard HCE.
L’armée algérienne est responsable de l’assassinat d’un président algérien qu’elle a ramené elle-même de l’exil. L’armée algérienne a enclenché une guerre civile qui a coûté 200 000 morts algériens, 20 000 disparus et des centaines d’irremplaçables intellectuels.
L’armée algérienne a adossé Bouteflika, le premier putschiste algérien, poursuivi par la cour des comptes algérienne pour blanchiment d’argent public, comme président algérien, elle a fraudé toutes les élections pour sa reconduction depuis 20 ans. Elle s’est désintégrée suite à sa demande.

Aujourd’hui, Ali Ghediri « qui sort de nulle part » joue à la vierge effarouchée ! Ah, je suis harcelé, je suis suivi ! Voilà que monsieur Ghediri « découvre » les avantages d’être opposant au régime algérien, régime qu’il a servi, et avec abnégation, pendant 40 ans. Excusez du peu ! Le général-candidat était chef du personnel au sein du ministère de la défense algérien. Comment peut-il ne pas savoir que le ministère dans lequel il a servi pendant 4 décennies, et qui gouverne le pays depuis son indépendance, traque toute voix discordante ? Comment peut-il ne pas savoir que les services algériens tuent des opposants, qu’ils musellent des militants et qu’ils font disparaître des récalcitrants ? Monsieur Ghediri ignorait-il toutes les exactions commises par l’armée dans laquelle il officiait ou était-il un fervent défenseur ?

En fait, Ali Ghediri, ancien général qu’il est, croit comme d’ailleurs les anciens ministres algériens reconvertis en occasionnels opposants, qu’en quittant le régime, il pourrait faire de la politique comme un notable du même régime et avec tous les égards. Il tombe des nues quand lui le général major Ali Ghediri est suivi par des agents des services algériens qui étaient sous ses ordres, il n’y a pas si longtemps. Juste retour de manivelle ! L’affiliation au monde arabo-islamiste qu’il a réitéré n’est qu’un syndrome de l’idéologie nasseriste à laquelle le général appartient.

Ahviv Mekdam

Notre tutelle occidentale

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Dormez en paix !

C’est extraordinaire d’entendre des « spécialistes » français de la « question algérienne » déblatérer en conclave sur les perspectives politiques, sociales et économiques de ce pays.

Ils sont doctorants en géopolitique et leurs vérités seraient paroles d’évangile ou de sourates coraniques.

J’ai écouté et suis resté figé lorsque certains intervenants prétendirent détenir leurs vérités de la bouche inarticulée de notre président.

Selon eux …

L’élection présidentielle ne serait pas la priorité du peuple, officiellement démocrate, mais qui s’en soucie comme d’une guigne.

Les Algériens ne penseraient qu’à leurs ventres, leurs bas-ventres et au taux du change parallèle

Ils affirment que la préoccupation des États occidentaux serait le Statu Quo qui garantirait les progrès économiques et sociaux à même d’endiguer la migration clandestine et de limiter le risque terroriste.

Pour ces observateurs occidentaux avertis, seul le « Clan » au pouvoir serait à même de maintenir la paix sociale en concédant quelques réformes structurelles.

Le souci des États occidentaux et surtout de la France qui se considère comme parrain de l’Algérie reste les ressources naturelles du pays à exploiter et le marché juteux à perdurer et préserver.

Tout nouveau prétendant à la magistrature suprême ferait encourir un risque majeur aux intérêts occidentaux et accessoirement un trouble aux populations.

Ces « spécialistes « ont évidemment une vision néocolonialiste de l’Algérie et des Algériens et une approche impérialiste anachronique.

Cela nous rappelle la position de François Mitterrand qui en son temps se disait prêt à une expérience islamiste en Algérie.

Dormez donc en paix braves Algériens, l’Occident s’occupe de votre destin.

Saïd Yahia Chérif

 

Le Maroc se retire de la coalition anti-Houthi au Yémen

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Maroc/ Arabie saoudite : une fâcherie passagère de plus !

 

Le Maroc aurait cessé de prendre part aux actions militaires de la coalition anti-Houthi au Yémen conduites par l’Arabie saoudite.

« Le Maroc ne participait plus aux interventions militaires ni aux réunions ministérielles au sein de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. » aurait déclara un haut responsable gouvernemental marocain à Washington-post

Le Maroc aurait rappelé son ambassadeur à Riyad, Mustapha Mansouri.

Cette poussée de tension entre les deux pays intervient après la diffusion, le 30 janvier 2019, sur Al-Arabiya (AS) d’un reportage de 1.44 minute sur le Sahara occidental livrant un aperçu sur un changement d’attitude (officieux) de Riyad vis-à-vis de Rabat

الصحراء الغربية وجولة محادثات جديدة

À son tour, ce reportage fait suite aux déclarations de N. Bourita, ministre des Affaires étrangères marocain qui a laissé entendre, dans une interview accordée Al-jazeera (Qatar) 23 janv. 2019, que Rabat avait de sérieuses réserves sur la récente tournée de MBS dans d’autres pays « arabes », dans la foulée de la condamnation internationale de l’assassinat de l’écrivain saoudien Jamal Khashoggi dans l’ambassade saoudienne à Istanbul.  Par ailleurs, le Maroc aurait refusé d’accueillir MBS prétextant un « agenda chargé » de MVI.

 

  1. Depuis le 22 mars 2015, La guerre au Yémen a tué des milliers de personnes et déplacé plus de trois millions de personnes. 90 000 enfants yéménites ont été tués par des raids de la coalition et une crise alimentaire provoquée par la guerre (UNICEF et Save the Children).

 

La CNDDC s’insurge contre l’acharnement des décideurs envers ses militants

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Comité National de Défense des Droits des Chômeurs  » CNDDC »

 

Un nouvel épisode scandaleux.

Le mercredi 6 février 2019, Haj Gharmol a été condamné à six mois de prison et à une amende de 30 000 dinars algériens.

Jeudi 07 février 2019, Tahar Bel Abbas est condamné à 3 mois de prison et à une amende de 20 000 dinars algériens.

C’est un autre épisode de la série de peines prononcées contre les militants du Comité, dont le but est d’intimider tous ses membres et de les inciter à renoncer à leur indépendance d’opinion et approche pour promouvoir les droits des chômeurs et classes marginalisées de la société et les pousser à adopter les thèses du pouvoir ou de l’opposition perfide.

Le Comité, à la lumière de ces jugements arbitraires basés sur des accusations arbitraires, imaginaires et du harcèlement imposé à ses militants, exige que :

Toutes les forces de défense des droits de l’homme interviennent pour mettre fin aux harcèlements judiciaires contre les militants du comité, y compris ces dernières condamnations, et d’exigé la libération immédiate de Haj Gharmol, ainsi que l’abandon de toutes les charges retenues contre les militants.

Le comité attire également l’attention de l’opinion publique nationale sur la répression injustifiée croissante en Algérie contre les militants des droits de l’homme et des classes marginalisées, en dépit de la rhétorique du pouvoir en ce qui concerne le respect des droits de l’homme.

Et appelez toutes les organisations de défense des droits de l’homme à intervenir en urgence auprès du gouvernement algérien pour mettre fin à ce mécanisme judiciaire de répression contre les militants du Comité (on les empêche de voyager, de se réunir et d’exprimer leurs opinions).

Le Comité réitère son étonnement devant l’absence des organisations algériennes de défense des droits de l’homme et de leur manière sélective dont elles traitent les militants, ainsi que les fausses déclarations de certaines personnes autoproclamées comme représentant du comité auprès des médias dont le but est d’indirectement salir la réputation et l’honneur   des militants de la CNDDC.

  Bureau national du Comité National de Défense des Droits des Chômeurs « CNDDC »

Alger le 07/02/2019

 

Merzoug Touati : La mère de la victime empêchée de rendre visite à son fils

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Incroyable et insoutenable !!

Je viens d’avoir au téléphone la maman de Touati Merzoug qui m’a fait part de toute sa douleur, mais aussi de sa colère toute légitime. la pauvre qui a passée hier toute la journée a chercher à avoir l’information au sujet du lieu de détention de son fils, pour lui rendre visite, toute la journée de bureau à bureau, de wilaya à une autre, veille, malade et accompagnée par son petit fils Hani, elle a pu finalement retrouver son fils Merzoug Touati qui est transféré à la prison de BOUIRA, en attendant son transfert final  vers Skikda lieu de son jugement après le renvoi de la cour suprême.

Elle a rendue visite à Touati MERZOUG, en état de  fatigue et très inquiet sur son sort. Vivement son jugement à Skikda et sa libération. Pour rappel, a LADDH à déjà interpellée le ministère public et le pouvoir judiciaire à ce sujet;  Le droit de visite est un droit pourtant garanti par la loi, sa maman, doit être informée du sort de son fils.

 

Said Salhi

L’académie de la langue amazighe et le devoir de chacun !

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L’académie algérienne de la langue amazighe vient d’être installée. C’est une bonne nouvelle pour deux raisons :

  1. Elle renoue avec l’histoire de notre pays, interrompue depuis des siècles de colonisations successives
  2. Elle est composée de spécialistes de notre pays, et cette fois-ci nous n’avons pas été chercher des Égyptiens, des Saoudiens ou d’autres comme en 1963 lorsque des bataillons d’enseignants de la secte des frères musulmans avaient été engagés pour recoloniser mentalement et culturellement notre pays.

Toutefois, il y a une méfiance réelle et un scepticisme légitime concernant un événement décidé par un système politique qui règne en maître sur le pays depuis 1962.

Le triste bilan de ses manipulations n’encourage pas une confiance aveugle, depuis l’adoption de la première constitution sur mesure de Ben Bella dans un cinéma d’Alger en 1963, les truquages systématiques des élections, les règlements de comptes internes au sein du FLN et l’instrumentalisation de la justice pour les limogeages en série, la dilapidation des ressources de notre pays, la dévalorisation actuelle de l’action politique par la généralisation de la corruption…

C’est pour cela que la vigilance est de mise pour ne pas que le système politique actuel transforme cette académie en instrument suicidaire pour lui faire faire ‘’le sale boulot’’, afin d’enterrer tamazight, par exemple :

  • Lui faire adopter les caractères arabes, alors qu’ils ne sont nullement adaptés à cette langue.
  • Promouvoir une ‘’novlangue’’, ou une sous-langue à l’usage ‘’des indigènes Amazighs’’, que personne ne comprendra,
  • imposer une tamazight classique (standard) que personne n’utilisera (d’autres pays ont fait l’amère expérience (ex. Gaélique en Irlande),
  • Fractionner de manière définitive les langues régionales actuelles afin de compromettre la convergence à long terme vers une tamazight commune, venue de la base, de la littérature, de l’école, des médias…
  • Isoler tamazight algérienne de l’amazighophonie nord-africaine par la non-convergence des créations néologiques, au nom d’un prétendu nationalisme linguistique,
  • Retarder la généralisation de l’enseignement obligatoire (de la langue et des autres matières en tamazight), par des artifices dilatoires, afin de susciter le rejet par la jeunesse et donc accélérer l’extinction de cette langue…

 

La liste est encore longue de tous les pièges que doit éviter la nouvelle académie de la langue amazighe. Ses membres en sont conscients, certainement.

Nous devons admettre, pour conclure, que cette académie n’est pas une administration comme les autres. Il y a un peuple qui attend beaucoup de ses choix et décisions. Il sera vigilant et sera aussi à ses côtés pour résister, si nécessaire avec force, aux tentations et pressions des mauvais génies.

C’est le devoir de chacun de nous de contribuer, à sa façon, au renouveau linguistique et culturel de notre pays, de l’éternel Jugurtha.

Aumer U Lamara, écrivain

Source : Inumiden

Tragique histoire d’un jeune étudiant zimbabwéen assassiné en Algérie

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Admis au Baccalauréat de mon pays (le Zimbabwe) en 2013 et figurant parmi les meilleurs, je fus sélectionné pour une bourse d’études universitaire en Algérie

venant d’un pays anglophone, il me fallut faire une année d’études de langue française pour pouvoir commencer les études universitaires.

Inscrit en 1re année Sciences et Techniques à l’université Badji Mokhtar d’Annaba, je me suis orienté par la suite en Électrotechnique.

En cette année 2019, je faisais mon master 2 en Électrotechnique et je préparais déjà mon mémoire de fin d’études. Tout enthousiaste de pouvoir terminer, rentrer dans mon pays, revoir mes parents et amis et commencer ma vie professionnelle.

Hélas ! Il en fut tout autrement.

Mardi, 05 février 2019 à 19h je me rendais au restaurant de notre cité universitaire pour dîner comme d’habitude depuis 5 ans. Cette nuit-là, il pleuvait beaucoup, et il y’avait grève des étudiants algériens au niveau du resto, il me fallait donc sortir pour payer des condiments et venir cuisiner. Accompagné de mon ami et compagnon de tous les jours nous nous rendîmes au marché. Au retour, voilà que des jeunes badauds du quartier nous agressâmes. Je fus poignardé avec un couteau à la cuisse, les auteurs de cet acte odieux s’enfuirent. Je commençais à me vider de mon sang, car la blessure était assez profonde, et je finis par perdre connaissance. Mon ami qui m’accompagnait ce soir-là me traîna au milieu du goudron, pour que les passants alertent les secours. Je n’oublierai jamais au grand jamais que les automobilistes algériens déviaient mon corps qui gisait au sol tout en me vidant de mon sang, sans s’arrêter, ni appeler l’ambulance, ni prévenir le poste de police qui se trouvait à quelque 200 mètres de là.

Et ce n’est que plus d’une heure plus tard que les secours arrivèrent. Transporté à l’hôpital d’El Hadjar, je rendis l’âme dans l’après-midi du jour suivant ; si loin de ma patrie.

Dites à ma maman, à mon papa, et à mes frères et sœurs qu’ils ne me verront plus. Dites-leur que, venu acquérir le savoir dans un lointain pays, je rentrerai dans un cercueil au lieu de rentrer avec un diplôme. Dites-leur que le racisme et la xénophobie ont eu raison de ma vie.

Aujourd’hui ce fut moi, demain c’est peut-être toi…

 

Rest In Peace Prosper Ndudzo !

Que ton âme repose en paix.

En ta mémoire, nous nous battrons pour que justice soit faite.

 

Fraternellement, Badra Aly Dia.

Source : Mohamed Allouche

 

Lettre ouverte des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel aux autorités algériennes

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Monsieur Youcef Goucem, producteur, réalisateur, citoyen algérien, père de famille et grand-père, s’est immolé au siège de la chaîne Dzaïr TV, après des mois de lutte pour récupérer son dû et pouvoir enfin payer son équipe et s’acquitter de ses dettes.  Jeudi 24 janvier, nous avons appris son décès à l’hôpital de Douira, suite à ses brûlures.

 

Youcef Goucem aura choisi d’affronter le feu plutôt que de continuer à vivre l’enfer. « J’espère que mon geste ne sera pas vain !», furent ses dernières paroles adressées à ses pairs. L’enfer auquel il choisit de mettre un terme, fut l’injustice, l’ingratitude, le mépris de l’effort créatif et l’impunité face aux abus condescendants. Cet enfer est notre quotidien à tous, et ce depuis des années.

Notre confrère s’est brûlé pour rendre visible à des yeux aveugles : l’irresponsabilité et le chaos, qui ont fini par gangréner le milieu audiovisuel. Son geste sacrificiel est un signal d’alarme, un SOS que nul ne peut prétendre ignorer !

Nous, citoyens, artistes, techniciennes et techniciens, réalisatrices et réalisateurs, scénaristes, productrices et producteurs, saisissons l’urgence et la gravité de la situation, pour lancer un appel à la mobilisation, à l’implication et à l’engagement de tous les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, afin de prendre en charge l’assainissement de nos propres conditions de travail.

Aussi, et dans l’attente que justice soit rendue à la famille du défunt Youcef Goucem, nous voulons être pris en considération dans les décisions qui concernent le présent et l’avenir de l’audiovisuel. En somme, nous demandons à être entendus, pour que naisse enfin un dialogue constructif avec les autorités en charge de notre secteur, dans une dynamique de concertation et de discussion favorables à sa remise à niveau. À cet effet, il nous appartient à tous de nous mettre au travail !

Par conséquent, nous invitons, le ministère de la Communication et le ministère de la Culture à exercer le rôle de tutelle qui est le leur, à assumer leurs responsabilités entières et à être les régulateurs impartiaux, garantissant ordre éthique et déontologie dans leurs secteurs respectifs, notamment :

– Par la régulation et/ou la mise aux normes des contrats régissant l’acquisition des contenus audiovisuels et leur diffusion,

– par la régulation du développement anarchique du marché publicitaire national au profit des chaînes de télévision privées,

– par un contrôle actif des pratiques commerciales, visant à empêcher toute tentative d’abus et de position dominante, de la part des diffuseurs, vis à vis des producteurs pourvoyeurs de contenus audiovisuels,

– par le renforcement des prérogatives des institutions de contrôle et de régulation, leur permettant l’accomplissement effectif des missions qui leur sont attribuées dans le cadre de la loi, et aussi par l’octroi d’un pouvoir de sanctions efficace contre toutes pratiques déloyales.

Les pouvoirs publics ne peuvent plus continuellement faire aveu d’impuissance, opposant à notre inquiétude croissante, leur incapacité d’action, tenant au fait que les chaînes de télévision privées « ne sont pas de droit algérien ». Cet argument massue n’est plus recevable, tant qu’elles émettent à partir et sur le territoire national.

Comment pouvons-nous admettre que ces télévisions ne soient pas soumises au respect des lois de notre pays ? Qu’elles ne soient soumises à un cahier des charges, les mettant en adéquation avec les réglementations en vigueur ?

Si ce paradoxe mortifère tend à perdurer, comment voulez-vous que nous, travailleurs de la culture fassions valoir nos droits ? Qui est en mesure de protéger les prestataires et les téléspectateurs algériens des innombrables dérives perpétrées à leur encontre ?

Aujourd’hui, nous, professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, sommes prêts à nous investir et à nous battre pour reconstruire l’édifice qui régit notre profession, à œuvrer de concert avec toutes les forces vives et citoyennes de notre pays au service de la culture et à semer des graines de vie et d’espoir dans le champ créatif que nous offrons au public algérien.

Et vous, êtes-vous prêts ?

Premiers signataires :
1. COLLECTIF POUR UN RENOUVEAU ALGERIEN DU CINEMA (CRAC) // cracinema@gmail.com //
2. Adila Bendimered, actrice et productrice
3. Amina Bedjaoui Haddad, productrice
4. Hakim Abdelfettah, assistant réalisateur
5. Yasmine Chouikh, réalisatrice
6. Damien Ounouri, réalisateur producteur
7. Sofia Djama, réalisatrice
8. Karima Chouikh, productrice
9. Catherine Belkhodja, actrice, productrice, réalisatrice
10. Idir Benaïbouche, comédien
11. Said Mehdaoui, producteur réalisateur
12. Nadia Meflah, auteure, consultante cinéma
13. Nasredine Guenifi, réalisateur
14. Amina Salem Castaing, productrice
15. Karim Bengana, producteur
16. Drifa Mezenner, réalisatrice
17. Walid Sahraoui, réalisateur
18. Halim Rahmouni, scénographe
19. Samir llhakim, acteur comédien
20. Alhadi Bouabdallah, producteur
21. Saïd Guenifi, chef opérateur son
22. Mohamed Elkeurti, ciné-club Mascara
23. Marie Laurence Attias, productrice
24. Leila Touchi, comédienne
25. Djillali Biskri, réalisateur producteur
26. Hamoudi Laggoune, chef opérateur
27. Ahmed Daham, comédien
28. Sarah Gherbi, comédienne
29. Mourad Oudjit, comédien
30. Ahmed Zitouni, acteur
31. Tarik Bouarrara, comédien
32. Yasmina Soltani, comédienne
33. Lazhari Labter, écrivain
34. Smaïl Soufit, scénariste et script doctor
35. Mohamed Bounoughaz, comédien
36. Anya Louanchi, comédienne
37. Youcef Benallegue, chef opérateur
38. Lamri Kaouane, comédien, dramaturge et scénariste
39. Amine Kabbes, assistant-réalisateur
40. Slimane Benouari, acteur
41. Zaki Diguer, régisseur
42. Farid Kacemi, régisseur
43. Malika Belbey, actrice
44. Lyna Khoudri, actrice
45. Meryem Medjkane, actrice
46. Djaafar Gacem, réalisateur producteur
47. Mina Lachter, actrice
48. Amine Khelfat, réalisateur et journaliste
49. Hamida Aitelhadj, dramaturge et metteur en scène
50. Waheed Nehad, comédien
51. Imen Noel, actrice
52. Louisa Beskri, réalisatrice
53. Rabea Soltani, actrice
54. Youcef Rezzoug, journaliste
55. Mohamed Ali Allalou, artiste
56. Abdelkader Mentefa, retraité
57. Chami Mohammed Elhabib, retraite
58. Meliani Ahmed, enseignant à la retraite
59. El Hadi Bouabdallah, producteur
60. Bougdal Kamel, journaliste
61. Nazim Halladja, comédien
62. Raouf Benia Réalisateur
63. Mohamed Ali Chicha, comédien
64. Khaled Habib El Kebich, réalisateur et compositeur
65. Salima Abada, comédienne
66. Amel Zen, chanteuse musicienne et auteure-compositrice
67. Rida Belghiat, comédien réalisateur
68. Rachid Benhadj, réalisateur producteur
69. Sarah El Hamed, arts manager et artiste performeuse
70. Mohamed Hank, réalisateur producteur
71. Omar Fetmouche, auteur et metteur en scène
72. Zahra Ardjoune, scénariste
73. Fadela Lemaini, productrice
74. Hakim Sibrahim, comédien
75. Youcef Medjekane, docteur en arts du spectacle
76. Hamid Medjahed, auteur-compositeur et interprète
77. Saïd Ouyed, opérateur son et monteur
78. Samya Abdallah, maquilleuse
79. Jamel Matari, designer & photographe.
80. Samir Mazouz, réalisateur
81. Belkacem Mammou, ingénieur du son
82. Nabil Mahidine, directeur artistique et doublage
83. Fethi Ben Harzallah Fethi, producteur
84. Samir Zoubir, producteur
85. Nordine Ait Slimane, auteur dramatique
86. Hocine Redjala, producteur réalisateur
87. Hakim SIbrahim, comédien
88. Sid Ahmed Madani, producteur réalisateur
89. Karim Slim, passeur de rêves
90. Amine Hattou, réalisateur
91. Hakim Sibrahim, comédien
92. Toufik Kaoudji, comédien producteur
93. Hocine Aknouche, producteur réalisateur
94. Mohamed benmeddour, chef-opérateur et étalonneur
95. Behtani Aissa, réalisateur, monteur et informaticien
96. Reda Laghouati, comédien réalisateur
97. Yasmine Laghouati Ferhani, animatrice productrice
98. Hachemi Zertal, producteur distributeur
99. Malika Laichour, réalisatrice productrice
100. Aïda Kabouya, productrice
101. Yahia Mouzahem, réalisateur producteur
102. Younes Zidani, producteur
103. Hamid Sahmi, ingenieur du son
104. Hamza Benbraham, assistant OPV
105. Amel Blidi, journaliste
106. Chicha Mohamed Ali, dramaturge metteur en scène et comédien
107. Farida Idir, productrice et realisatrice
108. Amel Mohandi, journaliste animatrice
109. Selma Djerbib, scénariste
110. Nadia Bouseloua, journaliste
111. Khalida Boucenna, cinéphile
112. Saadi HACID, comédien et poète
113. Fadila Lamouri, comédienne
114. Faouzi Saichi, comédien
115. Moussa Nait Amara, militant politique
116. Cherif Aggoune, réalisateur
117. Mouloud Harouz, cadreur
118. Hocine Ouarab comédien
119. Saadi Hacid, comédien
120. Moussa Nait Amara, activiste politique
121. Larbi Lakehal, réalisateur producteur
122. Mustapha Nedjai, artiste plasticien
123. Dahmane Ouzid, réalisateur
124. Hafid Ait Braham, réalisateur
125. Achour Kessai, réalisateur
126. Ahmed Rezzak, scénariste metteur en scène
127. Khalida Boucenna, cinéphile
128. Abdelkader Merbah, réalisateur producteur
129. Abdelghani Raoui, réalisateur
130. Bachir Derrais, réalisateur producteur
131. Rahma Benhamou El Madani, réalisatrice productrice
132. Youcef skendraoui, ingénieur de son, monteur et chef monteur, réalisateur, infographiste concepteur, sculpteur peintre .

Cheb Azzedine n’est plus

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Le chanteur de raï Abed Benaouda, connu sous le nom d’artiste Cheb Azzedine, est décédé ce mercredi 6 février dans un hôpital à Chlef (200 km au sud-ouest d’Alger) ont rapporté plusieurs médias locaux.

La famille artistique algérienne est de nouveau endeuillée : Cheb Azzedine a rendu l’âme à l’âge de 44 ans. Le chanteur de raï était interné à l’établissement public hospitalier des Sœurs Bedj à Chelef, après avoir fait un AVC (accident vasculaire cérébral), selon plusieurs médias.

Né en 1975 à Chlef, marié et père de six enfants, Cheb Azzedine était connu pour dénoncer la « hogra » des autorités dans ses chansons, et cela lui avait d’ailleurs valu une période d’emprisonnement.

Ce tragique décès intervient moins d’un mois après la mort d’un autre chanteur de raï, Houari Manar.

Rappellerons que Cheb Azzedine était une des grandes figures du raï des années 2000, avec des titres très connus, comme « wech djabek liya kheira », ou encore « ach dani lel ghorba »

Par Hakim

Écoutez le cri de la patrie !

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Par Hamid Chalal

 

À mes amis de conviction pardonnez

Nos errements d’hommes désabusés

D’une grande colère enfouie

Qui risque d’éclater et de tout emporter

 Je fume un café…

Du temps lointain ou nos aïeux guerroyaient

Ou les gladiateurs pour leurs libertés se battaient

Pour amuser des empereurs déshumanisés

Un cri nous parvenait de plus en plus affaibli

Par des cascades d’envahisseurs acharnés

Cherchant à nous assimiler

Pour devenir des moutons amaigris

De la chair à canon   nous sommes devenus

Pour assouvir un colonisateur affamé

De nos richesses ont bâti leur Élysée

Je bois une cigarette…

De nos montagnes le cri fut entendu

Des braves se sont soulevés

Pour leur terre ils se sont battus

Pour notre liberté ils se sont sacrifiés

Je fume un café…

Nos frères d’hier, ennemis d’aujourd’hui

Nous ont trahis

Leur soif de tout posséder est infinie

Telles des sangsues le pays est asséché

Notre fraternité fracturée

Par des querelles insensées

Notre passé complètement modifié

Par nos frères irrémédiablement embrigadés

Je bois une cigarette…

Écoutez…

Entendez…

Agissez…

Votre terre pleurée apeurée

Son ventre malmené fracturé

Par un néo-colonisateur assoiffé

Par nos richesses attirées

Écoutez…

Entendez…

Agissez…

Nos aïeux criés, désespérés

Leur histoire non enseignée ignorée

Leurs exploits oubliés négligés

Par un système bâtard détraqué

Écoutez…

Entendez…

Agissez…

Nos enfants braillés, désespérés

De vivre leur jeunesse dilapidée

Partir vers des ailleurs enchantés

Sans filet de sécurité, traverser

 

Écoutez…

Entendez…

Agissez…

L’appel de votre mère patrie

L’appel de la fraternité

L’appel de la solidarité

L’appel de la communauté

Écoutez…

Entendez…

Agissez…

Ils arrivent…

Je bois un café et je fume une cigarette…

Qui arrive ??!!!

Qui arrive ??!!!

S’exclament les apeurés

Pour leur richesse éhontée

Prendre sa descendance et s’en aller

S’enfuir ou rester calculer

Qui arrive ???

Qui arrive ???

Applaudissent les désespérés

Pour le déni de leur identité

Se parler s’écouter s’éveiller

Pour ne point regretter

Je bois un café et je fume une cigarette

Ils arrivent

Bras ballants et tête en l’air

Armés d’amour et de fraternité

À faire fondre vos cœurs de pierre

À faire resurgir l’histoire du passé

Ils arrivent

Plein de savoir à partager

Plein de sagesse à essaimer

Plein de vie à sauver

Plein d’espoir à redonner

Ils arrivent

Jeunesse de savoir accompagnée

Casser ne point plier crier

Les flambeaux du printemps reprenez

Se rassembler pour avancer

Ils arrivent…

Hamid Chalal