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dimanche 12 avril 2026
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Algérie : révolte inédite contre le pouvoir

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Cet article a fait la une du journal le Monde.

Pour la première fois en vingt ans, des dizaines de milliers d’Algériens ont marché dans les grandes villes du pays pour dire non à la « mascarade ».

Cinquième mandat de Bouteflika : « L’Algérie dit non ! » Accompagnant une photo de foule, l’exclamation barre la « une » du quotidien francophone El Watan, ce 23 février, et résonne un peu comme une libération. La veille, des milliers de personnes ont défilé à Alger et d’autres grandes villes du pays pour dire leur refus de voir le président sortant, 81 ans, briguer un cinquième mandat le 18 avril en dépit de son état de santé.

Un mouvement inédit et spectaculaire : c’est la première fois, en vingt ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika, que les Algériens descendent simultanément dans les rues de plusieurs régions du pays pour le contester. À Alger, la mobilisation a surpris aussi bien les opposants que le pouvoir. La capitale, où les rassemblements sont interdits depuis l’année 2001, a connu ses plus importantes manifestations depuis près de dix-huit ans.

Les mots d’ordre des cortèges sont tranchants. Contre Ahmed Ouyahia, le très impopulaire premier ministre, traité de « voleur ». Contre le cinquième mandat, objet de toutes les colères. « Bouteflika, ya Saïd [le frère du président], pas de cinquième mandat »« le peuple veut le changement de régime », « non à la mascarade ». Mais aussi, fait nouveau, contre le président lui-même. Ainsi, un slogan irrévérencieux venu des stades de football, où les tribunes sont connues pour être des espaces de contestation politique, était particulièrement repris : « Bouteflika le Marocain, pas de cinquième mandat ».

Bouteflika étant né à Oujda, au Maroc. Jusqu’ici, beaucoup d’Algériens considéraient le président comme un vieil homme malade que son entourage ferait mieux de laisser en paix, mais la récente annonce de sa candidature à un cinquième mandat a fait tomber les digues de la bienséance.

Le 10 février, après des semaines de suspense, le pouvoir faisait en effet savoir par le biais d’un communiqué signé Abdelaziz Bouteflika que celui-ci était officiellement candidat à sa réélection. « La volonté inébranlable de servir la patrie ne m’a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté », y écrivait le président.

L’annonce avait provoqué un choc tant l’état de santé du chef de l’État semble incompatible avec les fonctions présidentielles. Victime d’un AVC en 2013, celui-ci n’apparaît quasiment plus en public, est incapable de s’adresser directement aux Algériens et même désormais de recevoir les hôtes étrangers. Malgré tout, les différents clans qui composent le pouvoir algérien n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur une éventuelle succession. La machinerie s’est alors mise en route pour faire avaliser un cinquième mandat.

Faute d’un candidat valide, les partis et les clientèles du régime ont organisé des cérémonies surréalistes autour du « cadre », le portrait de Bouteflika, censé suppléer à son absence physique. Ces scènes ont fait naître répulsion et colère, mais les autorités n’ont pas pris la mesure de l’indignation qui montait dans le pays.

Les signaux n’ont pourtant pas manqué. Mardi dernier, à Khenchela, dans l’est du pays, un maire a décidé qu’aucun parrainage autre que pour Abdelaziz Bouteflika ne serait accepté dans sa mairie. En réaction, des milliers de personnes se sont rassemblées devant la mairie et ont exigé le retrait d’un portrait géant du président qui voisinait avec un grand drapeau national. Le propos d’un manifestant – « enlève la photo et laisse le drapeau » – a ensuite fait fureur dans le pays. À Annaba, le jour suivant, des habitants ont investi le siège de la mairie, arraché un portrait du président qu’ils ont cassé et piétiné. Les images sont devenues virales. À Alger, le grand portrait de Bouteflika accroché près de la grande poste a été arraché, vendredi, par des manifestants.

Ces rassemblements sont un signal fort envoyé au pouvoir : une partie des Algériens ne se résignent pas à la reconduction du statut quo, à cette perspective jugée humiliante d’un cinquième mandat, et sont prêts pour cela à descendre dans les rues. Pour empêcher toute contestation, le régime a souvent utilisé la peur du chaos, dans un pays qui a vécu dix années de terrorisme. « L’État a prouvé par le passé qu’il peut maîtriser la rue. Nous avons fait comprendre au groupe qui sillonnait le pays en appelant auboycott de demander des salles. Mais ils ne feront pas sortir le peuple dans la rue. Nous les empêcherons de maîtriser la rue ou de nous créer de l’anarchie », avait prévenu le premier ministre, Ahmed Ouyahia, à l’intention des partis d’opposition appelant au boycott de l’élection présidentielle.

ÉVITER UNE PROPAGATION « VIRALE »

Le pouvoir a, semble-t-il, tenté de limiter les mobilisations. Révélées sur les réseaux sociaux, des consignes pour des prêches incitaient les imams à mettre en garde leurs fidèles contre la « défiance » à l’égard du « dirigeant », à rappeler les « bienfaits de la stabilité » et les drames que vivent des pays comme la Libye et la Syrie. Tous les imams n’ont pas suivi ces « directives ». Ceux qui l’ont fait n’ont pas eu de succès et ont même parfois suscité des mouvements d’humeur de leur public.

La crainte d’une forte mobilisation semble également avoir été anticipée dans certaines villes par les services de sécurité, qui ont tenté d’éviter une propagation « virale » de la contestation et une visibilité des manifestations en ciblant Internet. Des perturbations rendant les connexions sur les réseaux sociaux très problématiques ont été signalées dès jeudi soir à partir de 22 heures et se sont amplifiées dans la journée du vendredi. Elles ont notamment visé les régions d’Alger, TiziOuzou, Blida, Médéa et Chlef.

Malgré tout, la contestation s’est déroulée de manière pacifique à Alger et dans les grandes villes du pays – d’Annaba, à l’est, à Oran, à l’ouest, en passant par Sétif, Béjaïa ou encore Ouargla, dans le Sud – et a même gagné des villes moyennes comme Jijel, dans le NordEst, Sidi Bel Abbès, à l’ouest, ou encore Aïn Beïda, dans les Aurès.

Née d’appels diffusés sur les réseaux sociaux, elle n’a été revendiquée par aucun parti. « Le fantasme de la récupération islamiste sur lequel joue le pouvoir n’a pas marché. Les manifestants sont venus des mosquées, mais également de leurs quartiers, de leurs maisons. C’est une Algérie diverse, sereine pacifique et déterminée qui était dans la rue. C’est une jeunesse qui ne se résigne pas. Le pouvoir est averti, l’option du statu quo ne sera pas une promenade », souligne Moumène Khelil, secrétaire général de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme.

LE POUVOIR MARCHE SUR DES ŒUFS

Ces manifestations, aussi inattendues que massives, auront-elles une incidence sur leschoix du pouvoir ? Jeudi, la télévision a diffusé la prestation de serment du nouveau président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, un fidèle du chef de l’État qui a, entre autres prérogatives, celle de valider les candidatures à la présidence de la République, dont le dossier prévoit la fourniture d’un « certificat médical délivré à l’intéressé par des médecins assermentés ». Une chose est sûre : la résistance au cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika a cessé d’être virtuelle et le pouvoir marche sur des œufs. Malgré un déploiement massif, les forces de sécurité sont dans l’ensemble restées passives. Le pouvoir est, lui, resté silencieux.

Le prochain test pourrait avoir lieu dès ce dimanche. Le mouvement Mouwatana (« citoyenneté ») a appelé à des rassemblements « de la dignité » afin d’exprimer le rejet des Algériens du « cinquième mandat et du régime politique en place et exiger l’État de droit promis depuis la déclaration du 1er novembre 1954 ». Le jour même, le président Abdelaziz Bouteflika devrait se rendre à Genève pour y effectuer des « contrôles médicaux périodiques », a annoncé un communiqué de la présidence de la République.

Amir Akef (avec Charlotte Bozonnet et Madjid Zerrouky à Paris)

Le Peuple a brisé le mur de la peur, l’espoir renaît

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Hier, le peuple algérien dans toutes ses composantes s’est mis en marche, en tout honneur et en toute dignité, pour faire respecter son droit d’avoir des droits, son droit d’exercer sa souveraineté.

Hautement responsables et profondément pacifiques, ses enfants se sont dressés comme un seul homme pour dire non aux mascarades électorales, non à la continuité du régime, qui, depuis des décennies, étouffe, méprise et stigmatise toutes les franges de la société.

Depuis 62, le régime a engagé le pays dans une voie contraire aux principes de Novembre et de la Soummam. Il a fait, ainsi, des aspirations de pans entiers de populations. Par le recourt aux pratiques mafieuses et aux choix désastreux, le pouvoir a conduit le pays à la dérive et mis en danger l’avenir de générations entières d’algériennes et d’algériens.

En effet, la gestion calamiteuse prônée par les décideurs, menace sérieusement la pérennité et la sécurité du pays. Malgré les menaces, la présence massive des forces de l’ordre ; les citoyens ont brisé le mur de la peur, ils ont marché avec détermination et sérénité pour exprimer leur colère, revendiquer le départ du système et l’instauration d’un État souverain respectueux des droits, des lois, de la liberté, de la justice et de la démocratie. 

Visiblement, l’annonce du 5e mandat pour le chef de l’État sortant a signé la fin d’un régime qui n’a guère servi les intérêts de la République. La révolution du peuple algérien s’est engagée et la marche pour le recouvrement de sa souveraineté se dessine à l’horizon. A travers cette mobilisation pacifique, du nord au sud, du l’est à l‘ouest, le peuple a scandé un seul mot d’ordre ‘’ le changement du système ‘’. Aussi, il a donné une belle leçon de démocratie, de dignité et de conscience au pouvoir, à ses appareils politiques, à sa clientèle et à tous ceux qui doutaient de sa force, de sa détermination et de son engagement à défendre sa partie, ses richesses et son avenir.

En définitif, cette mobilisation a eu le mérite de réaffirmer le pouvoir du peuple et sa capacité à se prendre en charge, étant l’unique détenteur de légitimité et source exclusive du pourvoir.

 

Par : Mohammed YACOUB

Sale temps pour les crapules, par Mohamed Benchicou

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Ce fut un vendredi de l’année 2019, racontera-t-on plus tard, un vendredi de février, que les Algériens se sont adressés, à leur façon, à un président qui, lui, ne s’adressait plus à eux depuis six ans.

À leur façon : « Bouteflika, dégage ! », « Pas de 5e mandat », « Ni Bouteflika ni Saïd », « Ouyahia, dégage ! »…Jamais, depuis l’indépendance, un président n’a été interpellé directement, et encore moins avec ces termes dégradants. Le clan présidentiel qui s’amusait à duper le peuple, à l’humilier, à vouloir lui imposer un homme impotent, ressent, à son tour, les brûlures de l’humiliation.

Désormais, il apparaîtront nus devant l’histoire et devant les hommes.

Une époque du mépris vient, sans doute de se terminer, avec fracas. Ils ont tant menti, tant mutilé les dignités, tant déshonoré et rabaissé les âmes. Ecoutez-les, ministres enrichis par la rapine, politiciens engraissés par la corruption, mandarins du FLN nourris de mensonges et de passe-droits, tout ce que le marais politique algérien compte de crapules, de fripouilles et de vauriens, écoutez-les tous qui nous préparent à la grand-messe, qui nous assurent que Bouteflika a retrouvé sa bonne santé dans cette Algérie dont ils se foutent qu’elle ait complètement perdu la sienne, pays à l’agonie après vingt ans de rapines et de gestion mafieuse de la chose publique mais où, nous rappellent-ils, il restera de la place pour un cinquième mandat tant qu’il restera quelques gouttes de sang à sucer, quelques morceaux de chair à mordre et après…

Eh bien, après, que le déluge emporte ce peuple de gueux et de fornicateurs, qui passe son temps à se plaindre et à faire des enfants.

Et comme chacun le sait, la marmaille de la plèbe grandit vite, en un rien de temps, à peine le temps du biberon qu’il faut déjà lui assurer le pain, l’école, puis le logement et le travail !

Ce peuple avili vient d‘apporter une première réponse à la bande  de « chouaker ».

Vouloir reconduire pour un cinquième mandat un homme réduit à l’état végétatif et qui, de surcroît, après 20 ans de présidence, à tristement conduit le pays à la faillite financière et l’impasse sociale, relève de l’outrage à ce peuple dont on s’est toujours mépris sur les silences.

A outrage, outrage et demi.  Bouteflika, qui aspirait à être le De Gaulle du Maghreb, n’en est, au final, que le Tartarin inépuisable. Un Harpagon qui s’accroche misérablement à son fauteuil. Il n’y a rien de De Gaulle là-dedans. À quoi faut-il s’attendre maintenant ? Personne ne le sait.

Plus personne de par le monde n’ignore que Bouteflika n’est pas De Gaulle. Rien que pour cela, le pire n’est pas à écarter. Le président français avait demandé à ses compatriotes s’il voulait encore de lui. Il organise, pour cela, un référendum pour le 27 avril 1969 : «Si je suis désavoué par une majorité d’entre vous, je cesserai aussitôt mes activités».

A 52 %, les Français votent « non ». Le 28 avril, De Gaulle démissionne et se retire à Colombey-Les-Deux-Eglises Il reconnut sa défaite en ces termes : «On ne saisit pas un torrent avec ses mains. ». Ce fut tout naturellement qu’il quitta le pouvoir quand, quelques mois plus tard, cette société en colère qu’il n’avait pas su écouter, lui signifia l’heure de la séparation en disant « non » à son référendum. Il laissa à ses proches cette cinglante réplique : «Quel homme serais-je si je prétendais me maintenir dérisoirement dans mes fonctions ?»

La réponse est dans la question.

Auteur
Mohamed Benchicou

Mouwatana : Manifestons pour notre dignité le 24 février

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Les citoyens sont invités à exprimer leur rejet du 5ème mandat et du régime politique en place et à exiger l’Etat de droit promis depuis la déclaration du 1er Novembre 1954.

Ainsi, Mouwatana appelle ses militants, ses sympathisants et toutes celles et tous ceux qui aspirent à une citoyenneté digne et honorable, à se réunir ce dimanche 24, au niveau de la place Audin, de 12h à 14h, pour une manifestation pour la dignité.

Par ailleurs, les citoyens résidents dans toute l’Algérie sont invités à se regrouper en face des sièges de leurs wilayas respectives, le même jour et à la même heure.

Mouwatana appelle tous les manifestants à garder le calme, à respecter les biens publics et privés et à s’opposer à toute dérive.

Mouwatana interpelle la conscience des Algériens qui sont par ailleurs, fonctionnaires des services de sécurité, et dont la loi les oblige à être des protecteurs de l’Etat et de ses institutions, et non pas les serviteurs d’une clique maffieuse qui a usurpé le pouvoir du peuple.

Ces membres des services de sécurité sont issus du peuple est partagent avec lui les mêmes difficultés et les mêmes espoirs. Ils ne doivent pas faire l’objet de provocations ou de confrontation.

Enfin, Mouwatana soutient par ailleurs, toutes les manifestations citoyennes et à toutes les dates. Soyons citoyens, réagissons !

Donnons-nous la main,

Pour reconstruire enfin l’Algérie de tous les Algériens !

 

Le Coordinateur national du mouvement

Soufiane Djilali

 

MOUWATANA

Zeralda, Alger

contact@mouwatana.org

+213(0)23.32.20.34

 

بيان

!نتظاهر من أجل كرامتنا

الجزائر في 2019/02/20

المواطنون مدعوون للتعبير عن رفضهم للعهدة الخامسة وللنظام السياسي الحالي، والمطالبة بدولة القانون الموعودة منذ 1954 في ميثاق أول نوفمبر.

في هذا الإطار، تدعو موَاطنة مناظليها، متعاطفيها، وكل من يرجو موَاطنة كريمة وجديرة بالإحترام إلى الإلتقاء يوم 24 فيفري 2019 في ساحة أودان، من منتصف النهار إلى الثانية زوالا، في حراك من أجل الكرامة.

إلى جانب هذا، المواطنون القاطنون في كل أرجاء الجزائر مدعوون للتجمع والوقوف أمام مقرات ولايات سكناهم، نفس اليوم وفي نفس الساعة.

تدعو « موَاطنة » كل المتظاهرين إلى التحلي بالهدوء، إحترام الممتلكات العمومية والخاصة، والوقوف في وجه كل إنحراف قد يكون.

تدعو مواطنة كذلك ضمائر الجزائريين موظفي أسلاك الأمن، الذين يلزمهم القانون حماية الدولة ومؤسساتها، لا أن يكونوا تحت خدمة عصبة مافيوية إستولت عنوة على سلطة الشعب.

م في نفس الوقت من أبناء هذا الشعب ويشاركونه في مشاكله وأماله، لا يجب في كل الأحوال تحريضهم ولا مواجهتهم.

في الأخير، تعبر مواطنة عن مساندتها لكل التظاهرات الشعبية أياً كان تاريخها.

لنكن مواطنين، لنتحرك!

لنضع اليد في اليد،

من أجل إعادة بناء جزائر كل الجزائريين.

المنسق الوطني للحركة

الدكتور سفيان جيلالي

Algérie : l’insurrection morale et civique en cours

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Le cri de colère des Algériennes et  Algériens s’est fait entendre sur l’ensemble du territoire national et a eu un retentissement au delà des frontières.

Dans un élan unitaire, sans violences, le peuple, en particulier la jeunesse, dans un sursaut historique de dignité, a administré une grande leçon de civisme qui rehausse l’image d’une Algérie  humiliée et abaissé par un pouvoir sclérosé et bunkerisé.

L’insurrection morale et civique en cours dans le pays redonne l’espoir de voir se reconstruire enfin notre pays, son Etat et ses institutions, sur des bases politiques démocratiques.

Au delà d’un insensé cinquième mandat, c’est une volonté irrésistible qui s’exprime en faveur d’un changement radical du système en place depuis l’indépendance.

Aujourd’hui s’obstiner à maintenir contre vent et marées un simulacre d’élection relèverait du suicide politique.
La bon sens exige d’engager sans attendre un processus politique constituant pour l’avènement d’une nouvelle République.

L’Armée, partie prenante à travers son Etat-major,  d’un système mortifère est placée devant ses responsabilités historiques.

Elle  doit prendre la mesure du mécontentement populaire et en saisir la signification et la portée politiques en acceptant de lever la tutelle politique qu’elle exerce sur le pays.

Tenter de se limiter, le cas échéant,  à invalider la candidature de Bouteflika pour espérer contenir la révolte populaire constiturait une autre fuite en avant.

L’Algérie  a besoin d’une Armée moderne et forte, imprégnée  de valeurs républicaines, et non d’une caste de vieux généraux nourris de vieux réflexes putchistes hérités de l’armée des frontières.

Un vrai dialogue doit s’engager en urgence avec l’ensemble des acteurs politiques crédibles et autonomes pour dégager les voies et moyens pour la contruction d’un vrai consensus national qui réhabilite la politique et consacre enfin la primauté du politique.

Il n’est pas permis, aujourd’hui plus qu’hier, de rater cette nouvelle chance historique qui s’offre à nous de sortir définitivement notre pays de cette impasse intégrale.

Par Samir Bouakouir

L’Algérie se soulève contre le régime des Bouteflika (vidéo)

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Des manifestations ont eu lieu aujourd’hui dans plusieurs villes et régions d’Algérie, pour réclamer le départ du régime des Bouteflika. Alger, Sétif, Béjaia, Ouargla, Oum El Bouaghi, Tiaret, la contestation est partout.

L’appel à manifester, lancé par des anonymes sur les réseaux sociaux, contre le 5emandat a eu un écho favorable auprès des Algériens. Des processions de manifestants ont envahis, vers 14 h00, après la prière de vendredi, les rues de nombreuses villes. A Alger des milliers de citoyens ont manifesté pour dire non au régime de Bouteflika qui dirige le pays depuis 20 ans. « Le peuple ne veut pas de Bouteflika et Said », ont crié les Algérois sur la rue Hassiba Benbouali, menant de la Grande poste à la place du 1er mai. Toujours au niveau de la capitale, une foule nombreuse se dirige, à l’heure où nous mettons en ligne, vers le palais d’El Mouradia (siège de la présidence).

En Kabylie, un imposant rassemblement a eu lieu devant le Palais de la culture de Béjaia. Les slogans hostiles au pouvoir, comme de coutume, ont été au rendez-vous.

A Ouargla, dans le sud du pays, des milliers de manifestants ont scandé : « le peuple veut la chute du régime et « Fln et RND, c’est eux qui ont vendu mon pays ». A Tiaret, des dizaines de personne sont sorties pour dire « 20 ans barakat ( ça suffit) ». A Ain Beida, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, la population a exprimé, pour la deuxième fois, son rejet du régime des Bouteflika.

Les manifestations contre la candidature de Bouteflika ont commencé dès la matinée avec des rassemblements et des marches organisés à Annaba, Boumerdès,  Sétif et d’autres villes d’Algérie.

https://youtu.be/pMQGWk4nj0s

Farouk Djouadi

Source : El Watan

Des milliers de manifestants dans le centre d’Alger

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7h23. Le rond-point entre l’hôtel Saint Georges et la Présidence est vide. Les policiers ont réussi à repousser les manifestants en tirant des gaz lacrymogènes.

17h13. Les policiers, en charge de la protection de la Présidence, continuent de repousser les manifestants vers Alger-centre, à l’aide de matraques et de gaz lacrymogènes.

17h00. Au rond point qui mène de l’hôtel Saint Georges à la présidence, les policiers ont réussi à éloigner les manifestants en les repoussant vers l’hôtel Saint Georges.

Les forces antiémeute tentent de repousser les manifestants. En vain. Les manifestants ne ripostent pas aux tirs des policiersUn impressionnant dispositif de sécurité est déployé du rond-point jusqu’à la présidence de la République.

16h25. Les manifestants ont arraché un portrait géant de Bouteflika accroché sur la façade du bureau du RND à Alger-centre. Ils ont déchiré et piétiné.

16h31. De l’APN, des marcheurs ont décidé de se diriger vers le siège de la Présidence.

16h18. Le rassemblement devant l’APN se poursuit, dans le calme. Plusieurs milliers de personnes sont sur place. Il y a des jeunes, des femmes, des jeunes filles, des personnes âgées. Tout se déroule dans le calme. Ambiance bon enfant.   

16h12. À Addis-Abeba, les manifestants toujours bloqués par les policiers antiémeute.

Les policiers tentent toujours de repousser les manifestants en tirant des gaz lacrymogènes. Des hélicoptères des services de sécurité survolent la ville.

16h10. Imposant rassemblement devant l’APN. Les manifestants scandent des slogans hostiles au 5e mandat.

15h57. Les policiers antiémeute ne sont pas armés. La situation est toujours la même à Addis-Abeba. D’un coté les policiers et de l’autre les manifestants, empêchés d’avancer vers la Présidence.

15h53. Les manifestants toujours bloqués à Addis-Abeba. Pas d’affrontements. La police bloque tous les accès vers la Présidence.

15h50. Les marcheurs sont bloqués à la place Addis-Abeba par les camions des CRS. Les forces antiémeute essaient de repousser les marcheurs en utilisant les gaz lacrymogènes. Les manifestants scandent “Chaab djeich, khawa khawa”.

15h46. À Alger-centre, les marcheurs sont bloqués par la police devant la Grande Poste, à l’entrée du boulevard Zighoud Youcef.

Les manifestants scandent : “Djeich chaab, khawa, khawa”, “FLN dégage”

15h42. Les marcheurs avancent vers le siège de la Présidence de la République. Les forces antiémeute sont débordées.

15h35. Dans le centre d’Alger, la foule se dirige vers la Grande Poste. Le boulevard Amirouche est noire de monde.

15h32. D’importantes forces de police sont déployées devant la Présidence de la République, à El Mouradia.

15h30La polie a empêché les manifestants de marcher vers la Présidence de la République.

15h25. Les premiers marcheurs sont arrivés au niveau de l’hôtel Saint George. Ils se dirigent vers la Présidence de la République.

15h20. La marche partie de la Place du 1er mai se poursuit dans le calme. Des milliers de manifestants se dirigent vers Alger-centre.

Les Algérois manifestent contre le 5e mandat de Bouteflika. Après la fin de la grande prière du vendredi, un imposant cortège de milliers de personnes s’est ébranlé de la place du 1er mai, dans le centre de la capitale, vers la rue Hassiba Ben Bouali. La marche se déroule dans le calme, encadrée par un important dispositif policier, a-t-on constaté sur place. Les marcheurs scandent des slogans hostiles au 5e mandat.

A Bab El Oued et la Rue Larbi Ben M’hidi, d’autres marches contre le 5e mandat se déroulent actuellement, toujours dans le calme.

Les marcheurs scandent des slogans hostiles au 5e mandant. “Chaab et Chorta khawa khawa (peuple et policiers, sont des frères”, “chaab yourid tagh’yir nidham, le peuple veut changer le système”.

Les forces antiémeute, fortement déployées, se contentent d’encadrer les marcheurs, sans intervenir pour le moment. Des groupes de manifestants continuent d’affluer vers la place du 1er mai.

 

Source : TSA

Manifestations à Alger contre le 5e mandat

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Les manifestations ont débuté à Alger juste après la prière du vendredi. A Bab El Oued les jeunes se sont donné rendez-vous à la sortie des mosquées. A gorges déployées, ils scandaient des slogans hostiles au 5e mandat, la mal vie, la mauvaise gestion, l’absence du chef de l’Etat, la propagation la drogue.

https://www.facebook.com/HuffPostAlgerie/videos/1523429141121929/?t=0

 

Du côté de la place du 1 mai, les jeunes ont surpris les forces de l’ordre qui quadrillaient pourtant les lieux depuis le début de la matinée.

Eux scandent des slogans hostiles au 5e mandat et lançaient des accusations de malhonnêteté au premier ministre Ahmed Ouyahia.

Les foules continuent de rallier la manifestation qui s’est transformée en vrai raz-de-marée qui se dirigent vers le centre-ville.

Au 1 mai les jeunes affluent toujours. Après avoir été bloqué un moment, les policiers cèdent et laissent la foule se diriger aussi vers le centre-ville.

Nous apprenons que des manifestations similaires ont démarré d’El Harrach et de Kouba.

Après avoir observé un sit in de quelques minutes devant le palais du Gouvernement, les manifestants se dirigent en ce moment vers le palais de la Présidence à El Mouradia.

A cet instant nous apprenons que les forces de l’ordre commencent à user des bombes lacrymogènes et des canons à eau au niveau du 1 er mai et du palais du Gouvernement.

 

Sources : HuffPost Algérie

Présidentielle : Youssef Chahed en pole position

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Selon un sondage publié ce dimanche par le journal d’expression arabe « Al-Maghreb », le chef du gouvernement serait vainqueur de la présidentielle si celle-ci avait lieu maintenant.

Alors qu’il vient de boucler un séjour riche dans l’Hexagone, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, continue de voir son étoile briller au firmament de la politique tunisienne. L’explication réside dans un sondage sur les intentions de vote des électeurs tunisiens, sondage cité par l’agence Xinhua et réalisé par Sigma Conseils, principal organe de sondage d’opinion en Tunisie.

Chahed à Carthage

Pour ce qui est de la présidentielle, les résultats de ce sondage montrent que Youssef Chahed récolterait 30,7 %, devançant Kaïs Saïd, universitaire et spécialiste en droit constitutionnel, qui, lui, capterait 12,5 % des intentions de vote. L’actuel président de la République, Béji Caïd Essebsi, ainsi que son prédécesseur, Moncef Marzouki, se classeraient respectivement en 3e et 4e position avec 10,8 % et 9 % des intentions de vote. Hamma Hammami, principale figure de proue de la gauche tunisienne après l’assassinat de Chokri Belaïd en 2013, clôture le top 5 des lauréats à la présidentielle avec 4,4 % des intentions de vote.

Ennahdha majoritaire à l’Assemblée

Quant aux législatives, le même sondage donne le parti islamiste Ennahdha (Renaissance), actuellement majoritaire au Parlement, victorieux. Il décrocherait 33,3 % des suffrages, devançant de loin le parti présidentiel Nidaa Tounes (Appel de Tunisie), deuxième avec seulement 15,5 % des intentions de vote. En troisième position, on trouverait le parti d’opposition Courant démocratique avec 10 %, devant le Front populaire (une alliance de partis de gauche) avec 8,9 %.

Risque réel de forte abstention

Fait important à noter : la probabilité d’un fort taux d’abstention en raison du fait qu’à ce jour le tiers des personnes interrogées est en situation d’indécision quant à son choix de vote. Précision : les élections législatives et présidentielle tunisiennes sont prévues pour la fin de cette année, entre octobre et décembre, en attendant d’avoir plus de précisions sur le calendrier électoral qui doit être dévoilé par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) et son président, Nabil Bafoun.

 

Source : Le Point

Télévision, téléphone, cuisinière : Alexandre Benalla est «satisfait» de sa cellule

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Incarcéré depuis le 19 février, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron s’est dit «satisfait» d’avoir une télévision dans sa petite cellule. L’administration pénitentiaire précise qu’il ne bénéficie pas de «traitement de faveur».

Alexandre Benalla est en détention provisoire depuis le 19 février à la prison de la Santé. Le Parisien a détaillé les premières heures de ses conditions d’incarcération, décrivant notamment sa cellule. Celle-ci serait ainsi de 9 mètres carrés et bénéficierait malgré tout d’un minimum de confort : télévision, douche, petit réfrigérateur, plaque de cuisson et potentiellement un téléphone fixe (avec l’accord d’un juge).

Le journal fait savoir qu’Alexandre Benalla ne pourrait utiliser un téléphone portable, la Santé étant équipé d’un système de brouillage.

Le quotidien a aussi pu avoir accès à une note d’ambiance dans laquelle il est mentionné qu’Alexandre Benalla «s’est montré satisfait d’avoir une télévision dans sa cellule, demandant à avoir accès à des livres, au sport et au parloir».

Il fait partie des détenus «médiatiques» et, à ce titre, Alexandre Benalla a intégré le quartier, d’une trentaine de cellules, des personnes vulnérables (QPV). Le Parisien précise malgré tout qu’il s’agit d’un quartier où sont également placés «les prévenus d’infractions à caractère sexuel» pouvant être menacés «s’ils étaient en régime classique».

Interrogée par Le Parisien, l’administration pénitentiaire assure qu’il n’y a pas de «traitement de faveur [pour l’ex-conseiller d’Emmanuel Macron],la détention n’y [étant] pas plus souple». Elle ajoute qu’«il convient que les modalités de détention d’un détenu médiatique ne soient pas rendues publiques».

 

Source : RT France