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mercredi 15 avril 2026
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Commerce extérieur: hausse du déficit à 1,4 milliard USD en janvier 2019

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Le déficit commercial de l`Algérie a atteint 1,436 milliard de dollars en janvier 2019, contre un déficit de 45 millions de dollars en janvier 2018, soit une  hausse du déficit de 1,39 milliard de dollars, a appris l’APS auprès des Douanes.

Les exportations algériennes ont chuté en s’établissant à 2,367 milliards de dollars (mds usd) en janvier 2019 contre 3,835 mds usd en janvier 2018, en baisse de 38,3%, indique le Centre national des transmission et du système d’information des Douanes (Cntsid) qui précise que les chiffres de janvier 2019 sont provisoires alors que ceux de janvier 2018 sont consolidés.

Quant aux importations, elles ont connu une très légère baisse pour s’établir à 3,803 mds usd en janvier 2019 contre 3,880 mds usd au même mois de l’année 2018, soit une baisse de 1,98%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 62% en janvier 2019 contre 99% en janvier 2018.

Les exportations des hydrocarbures, qui ont représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger en janvier 2019 (90,32% du volume global des exportations), ont chuté en s’établissant à 2,14 mds usd contre 3,58 mds usd en janvier 2018, soit un recul de 1,44 md usd (-40%).

Les exportations hors hydrocarbures, qui restent marginales avec 9,7% de la valeur globale des exportations, ont également baissé pour s’établir à 229 millions usd en janvier 2019, contre 250 millions usd en janvier 2018 (-8,4%).

Les exportations hors hydrocarbures sont composées des demi-produits avec 175 millions usd en janvier 2019 (contre 182 millions usd en janvier 2018), des biens alimentaires avec 31 millions usd (même montant en janvier 2018), des produits bruts avec 2 millions usd (contre 26 millions usd), des biens d’équipement industriels avec 19 millions usd (contre 8 millions usd) et des biens de consommation non-alimentaires avec 2 millions usd (même montant en janvier 2018).

Légère baisse des importations alimentaires      

Pour ce qui est des importations, la facture des produits alimentaires s’est établie à 733 millions usd en janvier 2019 contre 851 millions usd en janvier 2018 (-14%).

Concernant les produits énergétiques et lubrifiants (dont les carburants notamment), ils ont été importés pour un montant de 59 millions usd (contre 101 millions usd), en baisse de plus de 41%.

Les autres produits dont les importations ont aussi connu une baisse, quoique faible, sont les biens de consommation non alimentaires qui se sont chiffrés à 512 millions usd (contre 513 millions usd), et les demi-produits avec 922 millions usd (contre 992 millions usd).

Par contre, des hausses des importations ont été enregistrées pour les groupes des biens d’équipement agricoles et industriels ainsi que les produits bruts.

Ainsi, les biens d’équipements agricoles ont été importés pour un montant de 47 millions usd (contre 37 millions usd), les biens d’équipements industriels pour 1,36 milliard usd (contre 1,24 milliard usd) et les produits bruts pour 172 millions usd (contre 146 millions usd).

La France premier client, la Chine premier fournisseur de l’Algérie

Concernant les partenaires commerciaux, il est constaté que la France a été le premier client de l’Algérie en janvier 2019, en supplantant ainsi l’Italie qui avait occupé le premier rang des clients du pays durant plusieurs années jusqu’à fin 2018, alors que la Chine maintient sa place de premier fournisseur.

Ainsi, en janvier 2019, les cinq premiers clients de l’Algérie ont été la France avec 488 millions usd d’exportations algériennes, suivie des Etats-Unis avec 246 millions usd, de la Turquie avec 206 millions usd, de la Grande-Bretagne avec 195 millions usd et de l’Italie avec 193 millions usd.

Quant aux cinq premiers pays-fournisseurs, il s’agit de la Chine avec 726 millions usd d’importations algériennes, suivie de la France avec 349 millions usd, de l’Italie avec 331 millions usd, de l’Allemagne avec 284 millions usd et de l’Espagne avec 272 millions usd.

 

 

Les principaux clients de l’Algérie en janvier 2019

Pays                          

Valeur (Millions de dollars)

France

488

USA

246

Turquie

206

Gde-Bretagne

195

Italie

193

Espagne

121

Inde

96

Chine

90

Pays-Bas

77

Australie

62

Brésil

44

Belgique

30

Cuba

22

Grèce

20

Tunisie

17

 

Les principaux fournisseurs de l’Algérie en janvier 2019

Pays                           Valeur (Millions de dollars)
Chine 726
France 349
Italie 331
Allemagne 284
Espagne 272
Turquie 201
Argentine 200
Brésil 118
Russie 93
USA 92
Inde 75
ArabieSaoudite 57
Ukraine 55
Belgique 53
Corée du sud 53

 

 

Source Huffpostmaghreb
APS

Dans l’ombre, le clan de Bouteflika négocie sa survie

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Algeria's ailing President Abdelaziz Bouteflika running for re-election, watches after casting his ballot from a wheelchair as his brothers Said (L), who serves as special adviser, and Nasser (R) vote at a polling station in Algiers on April 17, 2014. Algerians were voting in presidential elections, with Bouteflika widely expected to win a fourth term despite chronic health problems, fraud warnings and calls for a boycott. AFP PHOTO / FAROUK BATICHE (Photo by Farouk Batiche / AFP)

Algérie – Alors que la société civile espère une transition démocratique, les cercles du pouvoir, incapables de désigner un successeur, serrent les rangs autour du président pour gagner du temps.

Le 9 février dernier, les partisans du Front de libération nationale (FLN) réuni dans la Coupole d’Alger désignaient Abdelaziz Bouteflika comme leur candidat à la présidentielle pour un cinquième mandat, sous un portrait géant du chef de l’État, dont les apparitions en public sont rarissimes depuis son AVC en 2013. (ci-dessous). Le même jour, Bouteflika a reçu Nouredine Bedoui, Ramtane Lamamra et Lakhdar Brahimi et a procédé à leurs nominations dans le cadre du processus de transition. Cela n’a pas calmé la rue algérienne, où les 5 barrés (non à un 5e mandat) ont fait place à des 4+ barrés (ci-dessus). RYAD KRAMDI/REUTERS/EPA/MOHAMED MESSARA

En une mosaïque de post-it jaunes, roses et verts collés sur le mur, place Audin, au centre-ville d’Alger, les étudiants ont trouvé une nouvelle façon de protester. «Laissez-nous tranquilles!» «Je n’aime pas les voleurs!» «On s’est réveillés, on va devenir votre problème!» peut-on lire sur les petits bouts de papier. Comme un nouveau signe de résistance à la nouvelle offre du président Bouteflika, présentée lundi dans un message lu en son nom.

Le package – un renoncement au cinquième mandat mais une prolongation du quatrième, un report des élections, l’organisation d’une conférence nationale et un remaniement gouvernemental – n’a clairement pas eu l’effet escompté. Les étudiants et les lycéens sont restés dans la rue, des employés du secteur public et privé ont poursuivi leurs sit-in et de nouveaux appels à manifester vendredi 15 mars ont été lancés sur les réseaux sociaux.

Lundi, la Télévision algérienne a diffusé une séquence montrant le président de retour de Genève en compagnie du vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’Armée national populaire, le général Ahmed Gaid Salah. Image:Reuters

Plus d’intermédiaires

«C’est la grande faute de Bouteflika», souligne Tarik Mira, de l’Initiative pour la refondation démocratique, un espace d’expression citoyenne. «Il a cassé toute intermédiation politique (partis, syndicats, associations), alors maintenant, la présidence se retrouve face à la rue. La seule solution est de trouver un compromis, un nouveau consensus avec la société civile et l’opposition politique, en choisissant bien les personnes auxquelles on va faire appel. Sinon le processus de transition va s’enliser.»

Toujours ce lundi, Bouteflika a reçu Nouredine Bedoui, Ramtane Lamamra et Lakhdar Brahimi et a procédé à leurs nominations dans le cadre du processus de transition. Cela n’a pas calmé la rue algérienne, où les 5 barrés (non à un 5e mandat) ont fait place à des 4+ barrés. Image: EPA/Mohamed Messara

Loin de ces préoccupations sur l’avenir de la démocratie, à la périphérie du cercle présidentiel, où se trouvent de fidèles partisans du chef de l’État, une source dénonce une «manipulation» fomentée par deux hommes: Lakhdar Brahimi, ex-diplomate nommé à la tête de la conférence nationale, et Ramtane Lamamra, vice-premier ministre (un poste créé lundi) qui retrouve son poste de chef de la diplomatie (il l’avait occupé de 2013 à 2017). Selon cette version des faits, ils auraient téléphoné à Saïd Bouteflika. Ce dernier, déjà réticent à l’idée d’un cinquième mandat de son frère aîné à la santé déclinante, se serait laissé convaincre par le plan de sortie de crise des deux hommes, en qui il a confiance. Les oligarques qui ont intérêt à ce que le président reste en place et certains membres de l’appareil sécuritaire ont probablement aussi pesé dans son choix.

Des rivaux réconciliés

Résultat: les différentes élites, ces forces rivales qui s’opposent au sein du système, auraient mis de côté leurs querelles. D’un côté le cercle présidentiel, et de l’autre les réseaux de l’État profond (deep state: l’armée, la gendarmerie, la police et l’administration) auraient ainsi dessiné le nouvel attelage de l’Exécutif. Avec d’un côté Bedoui (le nouveau premier ministre, proche des Bouteflika) et de l’autre Lamamra (le nouveau vice-premier ministre, proche de l’État profond).

Mais, dans les réseaux de l’ex-Direction du renseignement et de la sécurité, on estime que cet attelage est «une solution par défaut». «Le Conseil constitutionnel ne pouvait ni valider la candidature de Bouteflika – la rue ne l’aurait jamais accepté – ni l’invalider», explique une source sécuritaire en évoquant la date limite de validation des candidatures à l’élection présidentielle, fixée au mercredi 13 mars. «Il fallait trouver une issue», conclut-il en laissant entendre que cette solution avait l’avantage de plaire aux partenaires de l’Algérie, la France et les États-Unis.

Gagner un à deux ans

Le politologue Rachid Tlemçani revient à un décryptage plus basique: «Ils (les décideurs) sont en train d’appliquer le premier scénario prévu et de lui donner une légitimité populaire: faute d’entente entre eux, ils ont choisi par défaut l’option du cinquième mandat. Ils voulaient une à deux années de plus? C’est fait!» Cette analyse est globalement partagée même à l’intérieur de l’État: face à la pression populaire, l’objectif premier est de gagner du temps pour qu’un consensus se forme autour du candidat de la succession, dont le nom sera probablement donné par la conférence nationale. Pour connaître le nom de l’heureux «élu», il faudra donc attendre la fin 2019.


Un trio issu du premier cercle conduira la transition

Avant même sa nomination à la tête de l’Exécutif, Noureddine Bedoui était qualifié de «premier ministre bis». C’est cet énarque de 59 ans qui accompagnait, en tant que ministre de l’Intérieur, le président Bouteflika lors de ses dernières rares sorties dans la capitale, pendant que le premier ministre de l’époque, Ahmed Ouyahia, brillait par son absence. Il est réputé proche d’un des frères Bouteflika, Nacer, secrétaire général du Ministère de la formation professionnelle, où il officia comme ministre entre 2013 et 2015. Son premier poste important, il l’occupera à 41 ans comme préfet de la wilaya de Sidi Bel Abbès (ouest), avant de passer par trois autres préfectures. Volontariste et cassant parfois, il imposa son style direct avec ses collaborateurs. À la fin de 2018, alors qu’il organise un colloque sur l’immigration clandestine des jeunes, il fait cet aveu public: «Les jeunes ne nous aiment pas, nous le savons.»

Son vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, est issu d’une autre école: la diplomatie. À 67 ans, cet habitué des couloirs des Nations Unies et des organisations internationales – il était pressenti pour la présidence de l’Union africaine, il fut membre du conseil d’administration de l’International Crisis Group et a déjà occupé le poste de chef de la diplomatie entre 2013 et 2017 – s’était vu confier la mission de «vendre» le quatrième mandat de Bouteflika à l’international. Si Bedoui représente l’aile «présidentielle» de ce trio, Lamamra est néanmoins le chouchou du deep state algérien qui tente de garder la main sur la transition qui s’annonce.

Lakhdar Brahimi, 85 ans, devrait quant à lui présider la conférence nationale promise par Bouteflika avant la fin de 2019. Cet ancien négociateur hors pair, architecte des accords de Taëf qui ont mis fin à la guerre civile libanaise en 1989 et récemment médiateur en Syrie pour l’ONU, a été ministre des Affaires étrangères en plein début de la crise des années 1990. Sa spécialité, la diplomatie de crise, pourrait lui être utile les prochains mois.

 

Source 24heures
A
.AR.

Algérie : comment la mobilisation du peuple a changé le discours d’Ahmed Gaïd Salah

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Depuis le début du mouvement populaire avec la grande manifestation du 22 février 2019, l’évolution du discours de Ahmed Gaïd-Salah, chef d’Etat-major de l’armée nationale populaire connaît une évolution remarquable pour ne pas dire spectaculaire.

Le Gaïd Salah qui soutenait mordicus le cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, celui qui lançait des mots durs à l’égard des opposants qualifiés “d’ingrats” qui ne reconnaissent pas ses “réalisations”, cet homme-là a littéralement disparu depuis l’invasion pacifique et colorée des rues par les Algériens.

Et on aurait tort sans doute de confondre cette évolution dans le discours de Ahmed Gaïd Salah avec le faux changement d’Ahmed Ouyahia qui parle de la nécessité de répondre “dans les meilleurs délais” aux revendications du peuple tout en restant collé à la feuille de route proposée par Bouteflika et  rejetée avec éclat par les gigantesques manifestations du 15 mars. Il est clair qu’il ne faut pas confondre le RND, parti créé par le régime, totalement embarquée de le bateau surréaliste du cinquième mandat, avec l’armée nationale populaire.

Exit la référence à Bouteflika

Depuis le 22 février 2018, le Gaïd-Salah, personnellement engagé derrière le président Bouteflika, a disparu pour laisser place à un autre, celui qui parle uniquement au nom d’une armée prenant acte de plus en plus clairement du rejet du régime par la population algérienne. Et dans ce discours et avant même le retour du chef de l’Etat au pays, la  référence au président Bouteflika a pratiquement disparue et aux élections a disparue.

Les messages sont clairement limités à la relation privilégiée entre “l’armée et le peuple”. Un peuple dont le “grand sens de patriotisme et d’un civisme inégalé” est glorifié. Très clairement, l’armée est en train – si ce n’est déjà fait – de se désolidariser du régime en multipliant les messages en direction du peuple. Elle  demeurera, dit son message d’aujourd’hui envoyé à partir de la 3e région militaire, “conformément à ses missions, le rempart du peuple et de la nation dans toutes les conditions et les circonstances.”

Le chef en titre de l’armée prend ainsi acte du fait que le mouvement populaire distingue avec un sens politique aiguë tt entre l’Etat qu’il veut préserver et revitaliser par des institutions exprimant réellement la volonté populaire et le régime dont il veut le départ définitif.

Gaïd-Salah en prend acte en refusant de s’enfermer dans la “feuille de route” de Bouteflika qui n’est pas du tout évoquée dans le message diffusé par le ministère de la défense nationale.

“Toute personne sage et circonspecte est consciente, de par son patriotisme et sa clairvoyance, que pour chaque problème existe une solution, voire plusieurs, car les problèmes, aussi complexes qu’ils soient, trouveront indéniablement une solution convenable, voire adéquate.”

 

“Une solution, voire plusieurs”

Ce n’est pas encore franchement un soutien à ceux qui appellent au départ du régime et à la mise en place d’un gouvernement de transition pour mettre en place une nouvelle. Mais c’est une prise de distance remarquable à l’égard du plan de sauvetage du régime que représente la feuille de route de Bouteflika.

Le cinquième mandat, survenant après un quatrième mandat infantilisant et paralysant, était surréaliste pour le commun des Algériens. Mais le régime qui a dérivé vers une monarchie insultante pour l’histoire du peuple Algérien a finalement commis avec le rituel du cadre, le cirque morbide du rassemblement de la coupole organisé par l’appareil du FLN,  l’impudence de trop, la violence symbolique de trop; celle qui a fait que les Algériens sortent de leurs gonds pacifiquement, surpris et heureux, de découvrir qu’au-delà de leurs différences et de leurs divergences, ils ne pouvaient plus accepter.

C’est cette radicalité paisible qui rappelle que “joumhouriya machi mamlaka” qui est exprimée par le peuple Algérien, lequel n’entend pas accorder une “minute de plus” au régime. La puissance de ce mouvement ne pouvait pas ne pas être entendue par l’armée. Et elle le dit de plus en plus ouvertement.

Le mouvement populaire aura déjà réussi à obtenir l’engagement sans cesse renouvelé depuis quelques semaines que l’armée restera du côté du peuple et non du régime. Que cela vienne de Gaïd Salah, lui-même, n’est plus qu’éloquent.De quoi conforter les appels à maintenir vivace la mobilisation pacifique du peuple pour le départ du régime et l’engagement résolu vers le changement.

 

Source Huffpostmaghreb

Mostefa Bouchachi : « Je n’ai signé aucune plateforme »

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Mustapha Bouchachi, a leading candidate of the Algerian Socialist Forces Front and the ex-president of the Algerian League of Human Rights, attends a campaign rally at the Sierra Maestra auditorium in Algiers, on April 27, 2012. 44 political parties are competing in the upcoming Algerian national election on May 10. AFP PHOTO / FAROUK BATICHE (Photo by FAROUK BATICHE / AFP)
L’avocat et militant des droits de l’Homme Mostefa Bouchachi affirme, dans une déclaration à DMA, n’avoir signé aucune plateforme et n’avoir adhérer à aucune « coordination de changement ».

En effet, une plateforme de sortie de crise circule depuis hier lundi sur les réseaux sociaux avec une liste de signataires à savoir Zoubida Assoul, Abdelghani Badi, Mohcine Belabes, Ali Benouari, Samir Bouakouir, Mustapha Bouchachi, Mourad Dhina, Kamel Guemazi et Karim Tabou.

Contacté par DMA, Maitre Bouchachi affirme « n’avoir rien signé », ni « adhéré à une quelconque coordination », allusion faite au texte de la plateforme qui annonce  la création d’une « Coordination Nationale pour le Changement ».

Par ailleurs, Maitre Bouchachi nous a affirmé qu’il a reçu la plateforme et la considère comme « une proposition qui anime le débat politique actuel ». « C’est une proposition parmi d’autres qui sont toutes positives et qui participent aux débats pour une transition démocratique du pays », nous a-t-il déclaré.

 

Source DMAlgérie
Par Djalel Saber

Algérie : Bouteflika adresse une nouvelle lettre au peuple

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Bouteflika a adressé, ce lundi 18 mars, une nouvelle lettre à la Nation, lue au journal de 17 heures de l’ENTV.

Dans sa lettre, Bouteflika évoque la conférence nationale inclusive et promet qu’elle « se tiendra très prochainement » et impliquera tous les acteurs de la société.

Pour le chef d’état se « dirige vers un changement de système de gouvernance à travers la conférence nationale inclusive ». Celle-ci garantira au peuple de choisir, par référendum populaire, de la Constitution qui convient à ses aspirations.

La révision « profonde » de la Constitution marquera, selon le Chef de l’Etat, le début d’un nouveau processus électoral pour des élections présidentielles à l’issue desquelles un nouveau Président sera élu.

 

Source Algérie 360

Rassemblement de la diaspora algérienne à Paris à l’appel du collectif «Libérez l’Algérie» (Texte intégral)

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À l’appel du collectif « Libérez l’Algérie », d’autres associations de la société civile, la diaspora algérienne en France s’est retrouvée , une fois de plus, à la place de la République pour réaffirmer sa revendication du départ du système et le passage effectif à la démocratie.

Sous une ambiance festive, des milliers d’algériennes et d’algériens se sont rassemblés pour exprimer dans la joie, l’humour et la créativité citoyenne leur colère face au régime
qui tente par le recourt aux manœuvres de se maintenir contre la volonté du peuple.

Lors de ce rassemblement, la communauté algérienne de France a dénoncé la complicité des autorités françaises dans le maintien du régime corrompu d’Algérie.

Dans le même sens, elle a rappelé que la solution à la crise de la légitimité du pouvoir ne peut venir que du peuple algérien. Toute ingérence dans les affaires internes représente une atteinte à la souveraineté du peuple qui est, aujourd’hui plus que jamais, déterminé à se réapproprier sa souveraineté et à exercer sa citoyenneté.

Le collectif « Libérez l’Algérie » a rendu public une déclaration politique expliquant le sens et le but de son implication dans le mouvement pour le changement et  l’instauration d’un Etat démocratique, juste et républicain.

 

Par M.Yacoub

 

Appel Déclaration

 

Algérie : les slogans de la colère dans une ambiance festive

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C’était le quatrième vendredi de mobilisation massive contre le régime d’Abdelaziz Bouteflika. Des millions d’Algériens attendent d’être enfin entendus. La jeunesse en première ligne rehausse le prestige d’un mouvement populaire pacifique.

Hocine est pompiste, il sert le carburant avec le sourire et, depuis quelque temps, il se mêle aussi de politique… « On fera comme d’habitude, on sera encore plus nombreux jusqu’à ce qu’ils partent, et tous ! » commente-t-il au petit matin de ce quatrième vendredi de mobilisation contre le cinquième mandat arrangé d’Abdelaziz Bouteflika. Hocine recommande de trouver où se garer sur les hauteurs d’Alger, « car, cette fois, il n’y aura pas le moindre espace vide, regarde, ils arrivent déjà ! ». Un groupe de passants déboule sur le trottoir d’en face, des familles visiblement, les pères en tête, les enfants agitent des petits drapeaux, les femmes et les jeunes filles les portent en écharpe ou en cape.

Et Hocine d’enchaîner : « Qu’ils partent, on ne leur demandera même pas de comptes, comme ça s’est passé ailleurs, ils peuvent s’estimer heureux et en profiter avant qu’il ne soit trop tard. Nous, on n’a même pas besoin de pétrole, si c’est pour le gaspiller comme ils ont fait. Notre force, c’est cette belle jeunesse, tu as vu ? » Puis, en l’espace de quelques heures, avant même le début de l’après-midi, Alger s’embrase de mille et un feux de colère et d’espoir mêlés.

Contraints de se contenter des miettes de la rente pétrolière

Une ambiance à peine imaginable, malgré l’affluence des trois vendredis précédents. Hocine le pompiste s’est démultiplié, ils sont des centaines de milliers, arrivés de toutes parts au cœur de la capitale, place Maurice-Audin et Grande-Poste. Impossible de se mouvoir, de choisir sa direction, la foule fait comme bon lui semble et il n’y a qu’à suivre… et à écouter ces chants de stade repris en chœur, qui disent la détresse d’une jeunesse abandonnée, laissée pour compte, livrée à la dépendance des stupéfiants, contrainte de se contenter des miettes de la rente pétrolière, pour, au mieux, s’occuper à vendre du tabac et des cosmétiques. Une jeunesse étouffée, traquée, pain bénit pour l’intégrisme islamiste, et qui d’un coup, contre toute attente, brise cet enfermement à coups de talent, de créativité, d’imagination, d’intelligence et sort respirer au grand jour un air de belle révolte. C’est ce que disent superbement les slogans, scandés ou affichés sur des pancartes et banderoles.

« L’ironie est une arme suprême contre la bêtise »

Ce vendredi 15 mars, quatrième épisode d’une fronde populaire inédite, ils sont soigneusement ajustés pour apporter une réponse cinglante et sans appel à la deuxième lettre du président en fin de parcours. Il veut prolonger son mandat et la durée de vie de son régime ? « Nous avons dit partez, cela signifie dégagez ! » répond-on. « Nous avons dit pas d’élection avec Bouteflika, on nous propose Bouteflika sans les élections », dénonce-t-on. « On ne veut pas d’une mise à jour du système, mais de son formatage », précise-t-on, allusion faite au recyclage d’hommes du sérail comme Noureddine Bedoui (ex-ministre de l’Intérieur), Ramtane Lamamra (ex-ministre des Affaires étrangères), Lakhdar Brahimi (ancien ­diplomate, proche de Bouteflika).

« On veut une transition sans vous », « On ne construit pas une maison neuve avec du bois usé », « Bouteflika pas une minute de plus ! » lit-on par ailleurs.

Des slogans travaillés pour bien se faire entendre donc, mais pas seulement. Le rassemblement du 15 mars, tournant décisif peut-être, est aussi festif, voire carnavalesque, par moments. Il donne à voir l’image d’une société qui ressuscite dans la joie, retrouve le bonheur de vivre dans un pays dont elle avait même oublié jusqu’aux trésors naturels, tant est lourde et oppressante la chape de plomb imposée par le régime. Par endroits, des séances de danse individuelle ou ­collective font sensation ; ailleurs, on distribue de quoi boire et manger ; dans les appartements en hauteur, en ouvre joyeusement sa porte à qui veut prendre des photos ou filmer, café offert. Dans la ville de Bordj Bou Arreridj (240 km à l’est d’Alger), on voit apparaître au milieu des manifestants un immense rouleau de cachir sur une voiture, ce saucisson à base de viande de bœuf offert en sandwich au public des meetings du FLN (ex-parti unique, au pouvoir). « L’époque du cachir, c’est fini ! » lit-on.

L’image fait le buzz sur les réseaux sociaux. « L’ironie est une arme suprême contre la bêtise », commente Salim, la cinquantaine, enseignant universitaire, qui résume subitement le parcours d’Abdelaziz Bouteflika : « Ce type-là était tranquillement planqué pendant que les Algériens se faisaient sauvagement tuer. Il est rentré pour s’installer au pouvoir au terme d’obscurs arrangements entre clans de l’armée, des renseignements, des puissances ­d’argent. Il a concocté une réconciliation dans l’intérêt exclusif des islamistes, auxquels il a cédé des secteurs commerciaux juteux. Achat de la paix sociale, investissements de prestige, importations massives, casse industrielle et écrasement des libertés, voilà ce que l’on en retiendra », fulmine-t-il. Et c’est bien cet homme-là, Abdelaziz Bouteflika, qui se propose aujourd’hui comme architecte du changement de régime. Dès lors, nul ne s’étonne qu’il ne soit pas crédible dans l’opinion.

Plus qu’une crise générationnelle, c’est une profonde crise de confiance dans les dirigeants qui déchire aujourd’hui l’Algérie. La semaine qui s’annonce est décisive. Les Algériens attendent des mesures radicales. À commencer par la démission du chef de l’État, dont le maintien, sous quelque forme que ce soit, est inconstitutionnel. Ce verrou doit sauter et laisser place à un véritable processus de rupture : un gouvernement de transition, une révision constitutionnelle et des élections transparentes pour une autre Algérie « libre et démocratique ».

 

Source l’Humanité
Nadjib Touaibia

Paris : boutiques saccagées, murs tagués… La ville méconnaissable suite aux violences (images)

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Les Champs-Élysées ont été martyrisés par les casseurs pendant l’acte 18 des Gilets jaunes, marqué par une flambée de violences. La célèbre avenue parisienne offre un paysage méconnaissable avec plusieurs bâtiments dégradés, des vitrines brisées et des boutiques de luxe saccagées.

Les Champs-Élysées ont gardé des stigmates de l’acte 18, particulièrement violent. D’importants dégâts ont été constatés sur la symbolique avenue parisienne, devenue théâtre de heurts et cible des casseurs.

Tout au long de la journée, des scènes de violences ont éclaté sur le haut des Champs-Elysées où plusieurs commerces et restaurants comme le célèbre Fouquet’s ont été incendiés, vandalisés ou pillés.

Emmanuel Macron a écourté son week-end au ski pour présider dans la soirée une cellule de crise au ministère de l’Intérieur.

Les dégâts sur les Champs-Élysées après l’acte 18
Les dégâts sur les Champs-Élysées après l’acte 18

Suite aux violences, le Gilet jaune Jérôme Rodrigues s’est interrogé sur l’antenne de CNews sur l’action du gouvernement et notamment sur celles du ministère de l’Intérieur face aux casseurs. «Que fait la police? Que fait Christophe Castaner pour pouvoir évier ces fauteur de troubles, pour pouvoir mettre la plus belle avenue du monde dans cet état-là?» s’est-il demandé.

Au total, 32.300 personnes se sont mobilisées dans toute la France, dont 10.000 à Paris, selon l’Intérieur, mais 230.766 selon le décompte des Gilets jaunes posté sur Facebook. Dans la soirée, le bilan des interpellations est monté à 237 personnes dont 144 se trouvaient en garde à vue à 21h00.

 

Source Sputnik

Algérie : selon Ali Ghediri le fédéralisme c’est la division du pays

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le désormais ancien candidat à la présidentielle, Ali Ghederi, est sorti de l’ombre pour s’exprimer sur la situation politique en Algérie.

Il dit qu’en ce moment  » la proposition d’opter pour un système fédéral est très dangereux et ce n’est pas le moment d’en parler ».

Pour lui il s’agit même d’un appel à la division du pays. Par contre il propose, d’une manière un peu vague, l’option d’une deuxième république et a fait allusion à un consensus national. Ali Ghederi ne semble pas se retirer de la politique et décide de continuer à activer à sa manière. (voir la vidéo en bas)

Ali Ghediri est contre le fédéralismeAli Ghediri s’en prend aux indépendantistes et aux partisans d’une Algérie fédérale :  » Le fédéralisme c’est la division du pays »

Publiée par Taddart nneɣ sur Samedi 16 mars 2019

Source DZVidéo

Ali Laskri démissionne de l’APN

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Ali Laskri, coordinateur de l’instance présidentielle du Front des forces sociales (FFS), a présenté ce dimanche 17 mars sa démission auprès du président de l’Assemblée nationale populaire (APN), indique un communiqué du parti.

« En date du 17 mars 2019 et conformément à la décision prise par la direction nationale relative au retrait des parlementaires des deux chambres. Le camarade ALI LASKRI, coordinateur de l’instance présidentielle du FFS, a officiellement déposé sa démission auprès du président de l Assemblée Populaire Nationale », affirme le communiqué.

Concrètement, c’est le seul député du FFS qui a présenté sa démissionné depuis l’annonce du retrait des parlementaires du parti de l’APN.

Ishak A

Source : ALG24