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samedi 21 février 2026
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Chronique. Gaïd Salah n’a pas à faire de la politique !

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Gaid Salah n’est que le porte-parole du commandement militaire. Se focaliser sur sa personne ne fait pas avancer. Changer Gaid Salah par un autre qui s’imiscera, comme lui, dans les questions politiques est une supercherie.

Le premier principe c’est d’éloigner définitivement l’armée des affaires politiques. Le jour où l’armée sera dirigée par un civil qui rendra des comptes au peuple, à travers la représentation nationale, on aura fait un grand pas.

Tant qu’on parle de peuple et de l’armée, comme s’il s’agissait de deux entités égales qui se font face, alors que l’armée est au service du peuple à qui elle doit rendre des comptes comme toutes les autres institutions nous alimentons le myrte.

Il faut dire les choses clairement. L’armée, étant le cœur du pouvoir depuis l’indépendance du pays, est totalement responsable des échecs renouvelés depuis des décennies. Nous sommes en 2019, la politique aux civils et l’armée dans les casernes.

Ceci est un préalable à la construction d’un état de droit dans lequel les institutions (justice, police, médias, partis politiques, syndicats, etc.. ) fonctionnent selon les lois et les règlements et non pas selon un ordre d’un caporal.

 

Par Y.Bounouar

Algérie. Lettre du collectif des jeunes engagés à Gaïd Salah

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Le chef d'état major algérien Ahmed Gaid Salah le 20 mai 2014 à Alger, Algérie. (Photo by Nacerdine ZEBAR/Gamma-Rapho via Getty Images)

“Être à la hauteur des exigences du peuple”

Depuis le 22 février, le peuple algérien s’est soulevé comme un seul homme pour exiger le départ d’un régime autoritaire, corrompu et illégitime, et revendiquer sa volonté d’édifier une nouvelle république, fondée sur l’État de droit et la démocratie.

L’exceptionnelle mobilisation des Algérien(ne)s au pays et à l’étranger s’est transformée en un vaste mouvement populaire, irréprochable par son engagement, sa maturité politique et la clarté de ses  revendications. L’Algérie vit sa deuxième grande révolution et nous sommes des millions de citoyen(ne)s résolu(e)s à libérer l’Homme, après que nos ancêtres aient libérés la terre.

L’Armée Nationale Populaire (ANP) se doit d’être à la hauteur de ce moment charnière de notre histoire en se mettant aux diapasons du peuple algérien.

Monsieur Ahmed Gaid Salah,

En tant que chef d’État-Major et porte-parole de l’ANP, nous vous interpellons sur la nécessité et l’urgence d’appuyer d’une manière claire et ouverte les revendications du mouvement populaire.

Après neuf semaines de mobilisation de masse, le peuple a exprimé son refus catégorique de la continuité du régime sous couvert de l’application de l’article 102 de la Constitution.

L’ANP ne peut s’opposer à cette revendication légitime. Elle ne devrait ni soutenir une telle option, ni poser la conformité constitutionnelle comme horizon indépassable. La seule solution qui satisfait les revendications du peuple algérien est politique, et non constitutionnelle.

L’armée ne peut en aucun cas être tuteur du processus de transition, ni imposer sa solution au peuple algérien. Elle a le devoir d’être garante d’un processus de transition libre, mené par des acteurs légitimes aux yeux des millions d’Algériens, qui permet de jeter les bases démocratiques de la nouvelle république.

Une transition politique doit être menée dans les plus brefs délais par des acteurs issus du mouvement populaire, et reconnus pour leur intégrité, leur compétence et leur patriotisme.

Par conséquent, le rôle de l’ANP est d’accompagner le mouvement populaire et les acteurs légitimes, reconnus par le peuple, dans la réalisation de cet objectif.

Monsieur Ahmed Gaid Salah,

En tant que chef d’État-Major et porte-parole de l’Armée nationale populaire (ANP), vous êtes dorénavant face à un choix historique: soit vous accompagnez la décision du peuple en rejetant de manière claire la “non-solution” d’une transition par le régime; soit vous placez l’ANP – notre armée- aux antipodes de la volonté du peuple, et vous risquez de mettre l’intérêt suprême du pays en jeu.

Les violences subies par les manifestants, les arrestations arbitraires et la volonté de museler l’espace public par les corps sécuritaires sont des signes alarmants qui font réfléchir les algériens sur le rôle et la volonté de l’armée, réelle ou non, d’affaiblir le mouvement populaire.

De plus, les rappels d’un danger imminent à nos frontières et l’invocation constante d’une “main étrangère” au sein du mouvement populaire font moins peur aux Algériens qu’ils ne jettent de doute sur la véracité de telles conclusions. Au vu de la situation régionale et sécuritaire à nos frontières, l’armée se doit d’incarner une force rassurante.

À ce moment charnière, l’ANP a besoin que le peuple soit à ses côtés, et le peuple a besoin que l’armée appuie ouvertement son choix souverain et l’accompagne dans l’étape décisive de la transition qui requiert le dialogue, les compromis politiques et le respect de la volonté populaire.

Est-il nécessaire de rappeler que l’armée est une institution tributaire du peuple et à son service? Les rangs de milliers de jounouds, et ceux des millions de citoyens dans la rue défendent, avec la même ardeur, les intérêts du pays. En démocratie, le premier soldat est le citoyen.

L’Algérie vit une révolution citoyenne remplie d’espoir et de rêves, par laquelle les Algérien(ne)s ont subjugué le monde. Soutenir la révolution en cours en appuyant une transition politique réelle est l’acte patriote suprême que l’armée ne peut feindre d’ignorer.

 

Le Collectif des Jeunes Engagés
Source Huffpostmaghreb

Algérie. Une conférence de Mustapha Bouchachi interdite à l’université de Blida

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L’avocat et militant des droits de l’Homme Mustapha Bouchachi a été interdit d’animer une conférence-débat à l’université de Blida. L’avocat a annoncé sur sa page Facebook l’annulation de cette conférence en raison de son interdiction d’accès à l’enceinte universitaire.

Cette conférence-débat, qui allait porter sur les développements que connaît la scène politique nationale, avait été programmée à l’initiative d’un collectif d’étudiants très actifs et mobilisés pour participer à la lutte des Algériens pour le changement du système politique. Mustapha Bouchachi a eu à animer dans d’autres universités des conférences-débats.

Cette interdiction intervient dans un contexte où les services de sécurité tentent d’interdire les rassemblements et les marches au niveau de la capitale, invoquant des raisons sécuritaires et la circulation automobile. D’ailleurs, plusieurs militants politiques ont été interpellés ces derniers jours, avant d’être relâchés.

Les étudiants de Blida, comme ceux des autres wilayas, demeurent mobilisés et tiennent à leur marche, ce mardi 16 avril à Alger. Aujourd’hui au niveau de la faculté d’Alger, des centaines d’étudiants se sont rassemblés. Un rassemblement a été tenu à la fin de leur assemblée générale préparatoire de la marche de demain.

Source Algérie Patriotique
Par Hani Abdi

Le FFS est en péril. Lettre aux militants et sympathisants !

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Cher(e)s camarades et ami(e)s,
Les événements violents qui se sont déroulés, au siège national, ce samedi 13 avril 2019 nous ont donné une image du FFS que nous n’avions jamais vue jusqu’ici. Je vous le dis, comme je le pense, ces événements sont indignes de l’éthique du FFS et de ses traditions démocratiques.
Il m’appartient de rappeler que le siège national a connu, précédemment, des scènes aussi inacceptables. Mais les images que nous avons vues, ce 13 avril, vont marquer d’une manière indélébile nos mémoires et nos consciences. Elles nous montrent ce dont sont capables les pulsions de violence lorsqu’elles sont libérées par les pulsions de pouvoir, de la part de ceux qui ont perdu le sens de la mesure et de la patience.
J’ai été, depuis que j’ai rejoint le FFS clandestin, en 1979, le témoin de plusieurs crises qui ont mis en difficulté le fonctionnement du parti. J’ai vu, durant ces périodes, des exclusions injustes, des démissions regrettables et des mises à l’écart aussi incompréhensibles qu’absurdes, mais jamais je n’ai assisté à un spectacle aussi désolant destiné à exécuter un coup de force en violation des statuts du FFS.
J’ai régulièrement critiqué les dysfonctionnements observés durant le mandat de la précédente IP, j’ai dénoncé les manœuvres et manipulations lors du Conseil National Extraordinaire et du Congrès Extraordinaire, j’ai critiqué, avec force, la composition et le fonctionnement opaque de l’IP issue du congrès extraordinaire.
En tant que signataire et dépositaire du dossier de légalisation du FFS et de ses statuts, je déclare aujourd’hui l’illégalité et l’illégitimité de toutes les actions entreprises lors des actes de violence organisés durant la journée du 13 avril 2019. Je rappelle aux militantes et militants d’hier, comme d’aujourd’hui, qu’il a été fait obstruction à la tenue prévue, ce jour-là, d’un Conseil National convoqué dans le respect des statuts du parti. Ce comportement d’obstruction avait, comme intention délibérée, de procéder à un véritable « coup d’état » au sein du siège d’un parti réputé pour n’avoir jamais accepté d’être mêlé à tout coup d’état de cette nature.
Dans le respect des statuts, il appartenait à un Conseil National, normalement réuni, de délibérer, en toute démocratie et à la majorité des voix, de prendre des décisions qui s’imposent face à une situation qui nécessite des délibérations et des décisions, en toute transparence. Les camarades qui se prétendent du Conseil National n’ont, à ce jour, donné ni le nombre de membres du Conseil National présents à leurs réunions, ni le nombre de membres du Conseil National qui ont voté leurs décisions. Tant que nous ne connaîtrons pas le nombre et la liste des membres du Conseil National présents lors de la réunion du 13 avril 2019, il est de notre droit, en tant que militants, de ne reconnaître aucune décision qui aurait été précédemment prise et qui mettrait en péril la stabilité du FFS.
Salutations militantes.
Par M.Lahlou

Des acteurs de la vie publique lancent le « Manifeste pour l’Algérie nouvelle »

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L’aube d’une Algérie nouvelle, c’est ce qu’annonce le Manifeste pour l’Algérie nouvelle. Un document paraphé par des Algériennes et des Algériens issus de différents horizons professionnels et particulièrement celui de la presse nationale.

Le manifeste qui appelle à réveiller le sursaut libérateur, hélas avorté de 1962 à nos jours, exhorte  à  parachever l’œuvre de libération entamée par le mouvement nationaliste algérien, puis portée par la glorieuse révolution de novembre.

Il esquisse les contours d’une constitution devant mettre fin à l’usurpation de la souveraineté populaire et préparant la naissance et le développement de la nouvelle République en combinant valeurs, principes et fondements de la démocratie avec le référentiel mémoriel dont la lutte de libération nationale reste un exemple et l’élément constitutif de l’édification de l’Etat national souverain.

Les rédacteurs de ce manifestent partent du principe que le pouvoir constituant revient au peuple et que le mot d’ordre du Mouvement national dès 1926 est l’indépendance de l’Algérie par l’élection d’une assemblée constituante souveraine.

Voici le texte de la déclaration :

Alger, le 14 avril 2019

MANIFESTE POUR L’ALGERIE NOUVELLE.

L’Algérie vit une période exceptionnelle de sa jeune histoire. Jamais, depuis l’indépendance, une telle déferlante humaine n’a secoué le pays sur l’ensemble du territoire. Accumulation de différentes et longues luttes antérieures, ces manifestations populaires et pacifiques réclament, à travers le rejet du cinquième mandat et de toute prolongation, la fin du système en place.

Ces manifestations rappellent la joie, la communion et l’espoir des premières journées de l’indépendance. Après l’accession de l’Algérie à la souveraineté internationale, synonyme d’indépendance, le peuple algérien revendique massivement la liberté pour l’exercice de sa volonté. Indépendance et liberté sont intimement liées dans notre imaginaire social et notre mémoire collective.

Plus d’un demi-siècle après le recouvrement de l’indépendance, la construction de « l’Etat démocratique et social » dans « le respect des libertés fondamentales » énoncée par la plate-forme de la Soummam et la Déclaration du 1er novembre 1954 n’a pas abouti.

Plusieurs éléments combinés ont concouru au détournement de la volonté populaire par la confiscation des instruments politiques et juridiques de l’autodétermination du peuple algérien.

Du régime de parti unique au multipartisme, le pouvoir en place s’est toujours accaparé des moyens de l’Etat. L’administration, le trésor public, la justice et l’appareil sécuritaire sont aux ordres. Ils sont soumis à l’impératif de pérenniser le système par le verrouillage de la vie publique et la fraude électorale. Celle-ci structure la vie institutionnelle, faisant de la corruption et de l’allégeance le moteur d’un système qui fonctionne en vase clos.

En l’absence de séparation des pouvoirs – exécutif, législatif et judiciaire – et d’inexistence de contre -pouvoirs institutionnels et non étatiques, la corruption atteint des sommets inégalés et l’impunité devient la règle. La force brute l’emporte sur la force du droit.

Cet état de fait est en train de s’effondrer sous la pression populaire, augurant l’avènement d’une Algérie nouvelle.

Un processus démocratique fondé sur un socle constitutionnel incontestable et incontesté doit mettre fin à l’usurpation de la souveraineté populaire. Les patriotes, femmes et hommes, épris de justice et de liberté doivent préparer la naissance et le développement de la nouvelle république en combinant valeurs, principes et fondements de la démocratie avec notre référentiel mémoriel dont la lutte de libération nationale reste un exemple et l’élément constitutif de l’édification de l’Etat national souverain :

  • Considérant que le pouvoir constituant revient au peuple et que le mot d’ordre du Mouvement national dès 1926 est l’indépendance de l’Algérie par l’élection d’une assemblée constituante souveraine ;
  • Considérant que le Mouvement national, dans son programme de façon constante et par deux fois dans ses sigles – en 1944 (Amis du Manifeste et des libertés) et en 1946 avec le MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) – fait explicitement référence aux libertés ;
  • Considérant que l’organisation du pays en six régions durant la lutte de libération nationale a permis d’atteindre l’objectif d’indépendance tout en cimentant l’unité nationale ;
  • Considérant que l’Algérie ne peut rester en dehors de l’aspiration universelle à la démocratie ;
  • Considérant que l’Algérie est tenue de respecter ses textes juridiques et les pactes internationaux auxquels elle a souscrit ;
  • Considérant que les libertés et l’Etat de droit sont les meilleurs moyens de protection des plus faibles ;
  • Considérant que l’égalité des droits, notamment entre l’homme et la femme et l’égalité de traitement entre les deux langues officielles – l’arabe et le tamazight – sont les garants du mieux vivre ensemble et de l’intégration nationale ;
  • Considérant que la meilleure constitution est celle qui assure l’alternance, la protection des minorités politique, idéologique, religieuse, linguistique, culturelle ;
  • Considérant que l’usage politique de la religion est source de violence.

Proclamons, par le présent Manifeste pour l’Algérie nouvelle, la nécessité de refonder l’Etat pour l’avènement d’une nouvelle République, notamment par :

  • L’édification d’un Etat civil garantissant les libertés de culte, de conscience, d’opinion et la neutralité de l’armée et de l’administration ;
  • La construction de l’Etat démocratique et social assurant les droits et libertés, la justice sociale et l’égalité des chances ;
  • L’abandon de l’Etat centralisé, héritage du colonialisme, par la refondation d’un Etat unitaire régionalisé, à l’image des six ensembles stratégiques de la lutte de libération nationale pour garantir l’expression des diversités et l’intégration démocratique de la Nation.
  • L’inscription de l’Algérie dans l’espace naturel nord-africain par la matérialisation d’une dynamique d’union sur des bases citoyennes qui intègre la permanence du substrat amazigh ;
  • La mise en place de l’Etat de droit, condition sine qua non de l’indépendance de la justice et de l’égalité devant la Loi ;
  • La séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire comme fondement essentiel de la justice et de l’équilibre des pouvoirs luttant contre les abus et la corruption ;
  • La consécration de l’ensemble des libertés individuelles et garantissant l’effectivité de la citoyenneté ;
  • La promotion des droits de l’homme dans leur intégralité et universalité, instruments indispensables à la promotion de la dignité humaine et à l’exercice de la citoyenneté pleine et entière ;
  • La légitimité du suffrage universel, expression de la souveraineté populaire sur la base de la garantie des droits fondamentaux de toute(s)minorité(s) et de l’alternance au pouvoir ;
  • La consécration des droits sociaux, dont l’accès au travail, à la protection sociale, au logement, à l’éducation et à la santé sont le minimum vital d’une société solidaire et citoyenne.
  • Le choix du développement durable pour la préservation des ressources du pays et de l’environnement.

Déclarons agir en faveur d’un mouvement d’opinion pour la concrétisation, par des moyens pacifiques, des objectifs sus énoncés que nous soussignons. Notre Manifeste pour l’Algérie nouvelle entend inscrire ces aspirations et objectifs au cœur de la fondation et des pratiques de la nouvelle République.

Inscrits dans l’intérêt général et la paix civile, nous militons pour que ces principes, fondements et valeurs soient l’assise des institutions de la transition et de la Constituante.

Ne perdons pas de temps, signons et agissons ensemble !

Liste des premiers signataires:

ABANE Belaid : professeur de médecine ;
ABBAS Raouf, retraité ;
ABBOU Mohamed, universitaire ;
ABED Cherifa, journaliste ;
ACHAB Ramdane, éditeur ;
ACHEMINE Farida, enseignante-chercheur ;
ADOUANE Larbi, retraité de l’éducation ;
AGGOUNE Mokrane, enseignant universitaire;
AGOUNE Massinissa, jeune entrepreneur ;
AGUERCIF Abdelkarim, médecin ;
AHMANACHE Lyès, commerçant ;
AHMANACHE Slimane, directeur commercial ;
AHMANE Akli, chef d’entreprise ;
AIT BACHIR Nacer, pharmacien biologiste ;
AIT DJOUDI Ali, journaliste et pdt de « Riposte internationale » ;
AIT MOHAMED Madjid, membre fondateur de la LADDH ;
AIT OUAKLI Rachid, enseignant retraité, militant de l’amazighité ;
ALLAL Tewfik, militant associatif et pdt de l’Acda ;
ALLAOUA Fateh, retraité ;
AMARA Nabil, technico-commercial ;
AOUDIA Karim, informaticien ;
AOUS Abderahmane, professeur universitaire de langues étrangères ;
ARAB Hachimi, cadre gestionnaire ;
ARAB Hamid, directeur du « Le Matin d’Algérie » ;
AREZKI Djamal, animateur associatif ;
AROUS Zoubir, universitaire ;
AZZI Abdelmadjid, auteur et syndicaliste ;
BADAOUI Ahmed, ancien syndicaliste ;
BADAOUI Mahfoud, directeur de société ;
BAKOURI Amirouche, président d’association ;
BAOUCHE Mounia, artiste ;
BELABES Tahar, militant de la société civile ;
BELABID ALI, architecte ;
BELAID Abderrahmane, professeur de psychiatrie ;
BELHADJ Malika, retraité ;
BELMELLAT Abdelkrim, fonctionnaire ;
BEN SAFIA Said, psychologue ;
BEN YAOU Madjid, enseignant-chercheur, UMMTO ;
BENISSAD Nouredine, avocat ;
BENKAID Yazid, ingénieur;
BENKERROU Nacer, enseignant-Chercheur ;
BENKHELAT Zahir, militant politique et journaliste ;
BENMESBAH Djafar, artiste plasticien et poète ;
BENNADJI Brahim, député indépendant ;
BENNAI Toufik, chirurgien-dentiste ;
BENSEBA Djamal, ancien secrétaire international du FFS ;
BERBAR Yacine, universitaire et communauty manager ;
BERKANI Akli, cadre gestionnaire ;
BETATACHE Ahmed, enseignant universitaire ;
BOUADLOUN Nassima, professeur de Français ;
BOUAZIZ Abdelaziz, juriste ;
BOUCHERAB Akli, retraité ;
BOUDARENE Mahmoud, psychiatre et auteur ;
BOUDJEMA Farid, commerçant ;
BOUDJEMA Hacene, directeur fonction publique, universitaire ;
BOUDRAHAM Idir, enseignant ;
BOUHITEM Nadir, directeur de projet ;
BOUICHE Mahrez, universitaire et militant des droits humains ;
BOUKIR Ali, retraité de l’éducation ;
BOUKIR Salma, coach-praticienne et militante associative;
BOUKRIF Nouara, médecin ;
BOULIL Belaid, directeur d’Institut national de formation ;
BOUMGHAR Mouloud, professeur de droit public ;
BOUNAMOUS Abdelhakim, retraité ;
BOUNOUR Sabah, parlementaire ;
BOURABA Omar, militant associatif ;
BOURAS Abdelhakim, fonctionnaire ;
BOURAS L’Hadi, universitaire retraité,
président de l’Association Tamazgha Aurès Forum ;
BOUSLOUA Nadia, Journaliste ;
BOUTELDJA Faiza, étudiante en lettres;
BRAHAM Khiredine, animateur associatif ;
BRAHIM Doudja, psychanalyste ;
BRAHIMI Ali, juriste ;
BRAHIMI Nadjib, étudiant ;
BRAHIMI Salah, avocat, bâtonnier ;
BRIZINI Amar, chirurgien-dentiste ;
CHEKAR Amar, journaliste ;
CHEKIR Chafika, juriste ;
CHEKLALIA Malik, chroniqueur ;
CHENOUN Nouara, avocate ;
CHERRAR Abdelkader, ancien député ;
CHIKHI Mustapha, ferme Oudali ;
DABEL Belkacem, entrepreneur ;
DAOUD Kamal, écrivain ;
DAOUDI Anissa, professeur universitaire;
DEHILES Ali, ingénieur aéronautique ;
DERRAIS Bachir, cinéaste ;
DERRICHE Amar, chroniqueur radio et poète;
DJABELKHIR Said, chercheur universitaire;
DJAIDER Bachir, journaliste et écrivain ;
DJEBAR Réda, professeur d’université ;
DJERROUD Tarik, auteur et éditeur ;
EL KADI Ihsane, journaliste et directeur radio Maghreb émergeant ;
FALI Ammar, médecin, militant MCB et des droits de l’homme ;
FELLAG Mouloud, chercheur en développement social ;
FERAOUN Ali, cadre supérieur ;
FERDJALLAH Djamel, ancien parlementaire ;
FERHATI Hacène, militant des droits de l’Homme ;
FILALI Nawel, militante politique ;
GAOUA Salah, artiste/ producteur ;
GASMI Lyes, militant de la démocratie ;
GHECHIR Boudjema, avocat, ancien président de la LADH ;
GRABI Meziane, cadre supérieur en retraite ;
GUELLAZ Abdenour, ingénieur ;
GUELLAZ Ahmed, Avocat ;
GUETA Imane, chirurgien-dentiste ;
HACHELAF Azouz, architecte ;
HACHOUR Madjid, avocat ;
HADAD Fouad, avocat ;
HADBI Youcef, architecte ;
HADID Rachid, comédien ;
HALLICHE Sonia, étudiante;
HAMDANE Said, cadre supérieur Algérie Poste ;
HAMI Hamid, professeur retraité de l’éducation nationale ;
HAMICHE Karim, chirurgien-dentiste ;
HAMIDOUCHE Madjid, président d’Apc ;
HAMOU LHADJ Azouaou, employé SPA ;
HAMOUCHE Ouiza, retraitée ;
HAMROUNI Mohamed, opticien, militant politique ;
HASNAOUI Ahmed, ancien député ;
HENAD Mohamed, universitaire ;
HOUARI Louiza, étudiante ;
IBALIDEN Boussaad, ingénieur, ancien P/apc d’Ighram ;
IGUENANE Cherif, urgentiste ;
IKNI Fahem, ingénieur en travaux publics, entrepreneur ;
IZWAWEN Akli, militant de la démocratie ;
KACI Makhlouf, écrivain, linguiste ;
KADIR Tarik, enseignant universitaire ;
KAHLOUCHE Djabir, économiste ;
KAID Samia, psychologue, militante de la démocratie ;
KASRI Nassim, militant de la démocratie ;
KEBICHE Rafik, cadre supérieur EPE/Spa ;
KEBIR Slimane, retraité du ministère de l’intérieur ;
KECHELAL Ali, militant de la démocratie ;
KECILI Smail, ancien P/APW de TO ;
KHEMRI Abdelkader, ancien ministre et ancien ambassadeur ;
KERRI Louisa, infirmière ;
KHABER Lyazid, ancien journaliste ;
KHABER Madjid, cadre financier ;
KHALFOUNE Tahar, universitaire ;
KHEDDAR Cherifa, présidente de Djazairouna ;
KOLLI Omar, directeur de projet ;
KOUDIL Salah, sociologue ;
LADDADA Mohamed, médecin ;
LADJOUZE Zahir, militant pour la démocratie ;
LAHLOU Mohamed, professeur d’université ;
LAYACHI Hmida, journaliste et écrivain ;
LEFFAD Malika, retraitée, gérante de commerce ;
LEFFAD Nassima, retraitée de la santé ;
LEFFAD Saliha, directrice d’agence de voyages ;
MADJOUR Said, ancien parlementaire ;
MAHDI Hocine, écrivain ; MALOUFI Fella, enseignante ;
MAMERI Djamel, militant politique, ancien syndicaliste et élu communal ;
MAOUCHE Nouara, enseignante secondaire ;
MAOUCHE Yahia, journaliste ;
MAOUEL Mouloud, ingénieur des laboratoires universitaires ;
MEBARKI Chaouki, retraité ; MECHOU Madjid, retraité;
MECHOU Rachid, retraité, ancien militant du MCB ;
MEDDI Adlène, romancier et journaliste ;
MEDJBAR Hayat, animatrice  associative;
MEDJBER Nassima, enseignante;
MEDJDOUB Said, retraité de l’éducation ;
MEHENNOUI Nacer, cadre supérieur ;
MEKERRI Mohammed, cadre financier en retraite ;
MELAZ Kaci, architecte ;
MELBOUCI Cherif, commerçant ;
MENANA Rachid, médecin ;
MERZOUK El Hacen, ancien parlementaire ;
MERZOUK Hamou, animateur associatif ;
MESLI Fewzia, chirurgien-dentiste;
MESLI Nasreddine, militant de la démocratie ;
MESSAOUDI Ahmed, psychologue ;
MEZAR Nacer, ancien parlementaire ;
MEZHOUD Hadjila, fonctionnaire ;
MEZIANE Amar, étudiant ;
MIRA Tarik, animateur associatif ;
MOKRANI Rabah, patriote ;
MOKTFI Kamel, toxicologue ;
MOULA Ramdane, ancien parlementaire ;
MOULOUD Messaoud, retraité éducation nationale ;
MOUSSAOUI Salah, retraité ;
MOUSSI Ahcène, économiste et analyste politique ;
MOUSSOUNI Akli, expert agronome ;
NAILI Djabria, médecin, ancien SG de la Laddh ;
NAIT SALAH Belkacem, avocat ;
NAIT YAHYA Ouali, universitaire et militant des droits de l’homme ;
NAMAOUI Mohamed, cadre, ancien attaché parlementaire ;
OUABBOU Cherif, chirurgien-dentiste ;
OUARDAS Tayeb, professeur et expert ;
OUAZAR Hamid, ancien parlementaire ;
OUCHERIF Benmaamar, enseignant à la retraite ;
OUFERHAT Mahieddine, animateur associatif ;
OUHARZOUN Smail, cadre retraité Naftal ;
OULAGHA Boudjemaa, avocat ;
OUSSAID Sekour, prof de sport ;
OUZEGDOUH Allal, cadre dirigeant ;
RAHMANI Abdelmalik, enseignant chercheur, ancien coordinateur national du CNES ;
RAHMOUNE Mohand Ameziane, enseignant universitaire, UMMTO ;
RAMDANI Rachida, professeur;
REBIAI Mebarki, scénariste ;
REDJDAL Boubekeur, ingénieur agronome ;
ROUADJIA Ahmed, professeur de sociologie politique ;
SADOUN Nacer, enseignant chercheur ;
SAHEB Hakim, avocat, enseignant universitaire ;
SAIM Nassima, superviseur aéroportuaire ;
SALMI Madrid, ancien commissaire ;
SAMEUR Idir, militant de la démocratie ;
SEMIANE Sid Ahmed, auteur, réalisateur ;
SI MOHAMED Baghdadi, ancien cadre du MJS ;
SID LAKDHAR Boumediène, professeur de droit;
STIET Mohamed, médecin retraité ;
TALEB Azzedine, cadre, animateur associatif ;
TAZIBT Badredine, fonctionnaire ;
THAOUAMARTE Djebbar, agent de voyages ;
TIDJET Fatah, chef d’entreprise ;
TOUALBIA Ali Abbes, officier des forces aériennes à la retraite ;
TRIKI Boualem, enseignant de Maths ;
WABEAU Nacer, romancier et enseignant universitaire;
YATAGHANE Djamel, militant de la démocratie;
ZAOUCHE Ahmed, militant de la démocratie ;
ZAOUI Amine, écrivain ;
ZEGANE Saada, ingénieur agronome principal ;
ZEGGANE Hamid, chef d’entreprise ;
ZIANE Seghir, retraité ;
ZIDANE Mouloud, retraité ;
ZIDANI Hacène, ingénieur d’État et fonctionnaire ;

 

France. Des milliers à la place de la république pour le départ du régime algérien

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La lutte pour le changement du pouvoir en Algérie continue et les membres de la communauté algérienne en France en l’occurrence des milliers d’algériens se sont rassemblée ce dimanche après-midi à la place de la république par milliers en exigeant le départ des 3b Bedoui , Belaiz, Ben Salah, et l’annulation des élections prévu le 4 juillet.
Les manifestants ont brandi des centaines de drapeaux nationaux et Amazighs, un groupe de militants du MAK se sont rassemblées dans un coin en brandissant des drapeaux de leurs mouvement en suscitant quelques chamaillerie, un groupe qui revendique un système fédéral se sont mis dans un autre coin en donnant la parole a ceux qui veulent exprimer leurs opinions sur l’actualité algérienne, des petits groupe se forment par ci et par là ou on évoque la nécessité du changement de régime en Algérie.
Les manifestants ont scandés des chants patriotique tel que l’hymne national, et min djibalina, des chants engagé de Oulahlou Matoub Lounes, et la casa Mouradia chanté depuis longtemps par les supporters de l’équipe de foot de USM-Alger.
Des groupes de femmes kabyles chantent des chansons patriotiques. A 18 h les manifestants commencent à quitter en petit groupe la place de la république en se donnant le rendez-vous pour le dimanche prochaine.
Par M.Arezki

Selon Mouloud Hamrouche, l’armée doit « contribuer au parachèvement de l’édification de l’État national »

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La marche du 22 février a brisé le mur de la peur et mis un terme à la résignation. Elle a été suivie par d’autres vendredis avec la participation de toutes les catégories sociales, syndicales, partisanes, associatives, corporatistes et sociétés civiles. C’est salutaire.

Cet impressionnant mouvement est une révolte pacifique et austère contre le système. Des décennies de blocages, de manque flagrant de progrès politique et social et de refus d’accès au statut de citoyen par une gouvernance des plus absurdes et des plus figées. Une gouvernance qui a fabriqué et installé des réseaux d’obédience et d’allégeance qui disputent aux Algériens leur sécurité, leurs droits et leurs libertés au quotidien et empêche l’édification de l’Etat national de droit.

Des gouvernants successifs se sont contentés de se maintenir au sommet de la pyramide et exercer des pouvoirs faits de brutalités, de violations des lois et des droits, et la transgression des règles élémentaires de l’éthique. Ils ont laissé s’ériger la prébende, le passe-droit et la répression comme seuls instruments de gestion du pays et de contrôle de la société dans toutes leurs dimensions et leurs composantes.

L’absence de capacités en leadership et en gouvernance politique ne relève pas d’une simple idéologie mais de faiblesses sociales et organisationnelles. Ces faiblesses sont dues à une mécanique sociologique ahurie qui refuse la constitution de toute force politique et sociale, empêche toute propension à l’adhésion et à l’engagement, et prive la société entière de toute capacité organique, organisationnelle et institutionnelle.

Par le hirak, les Algériens ont exprimé un refus sans ambiguïté de ce système de cooptation, de non-droit, de corruption et de brutalité. Cela est clair. Ce système de fausse gouvernance et de vraie omnipotence puise richesses et potentialités du pays et réduit à néant un projet national pour lequel tous les constituants algériens avaient contribué au prix fort par leur sang et leurs souffrances pendant la guerre et en privations durant la période post-libération.

Ce mouvement qui a investi toutes nos villes et tous nos villages a mis à nu des ambiguïtés graves et offert dans le même temps à l’armée et aux partis des possibilités certaines. Ce mouvement du peuple attend d’eux des perspectives prometteuses avant qu’il ne s’estompe ou sombre dans des violences primaires.

Une mobilisation populaire, quelles que soient sa dimension et sa profondeur, ne donnera pas facilement de prolongements humains, politiques et institutionnels, même à travers des instances transitoires ou des conférences nationales. Cela reste de la responsabilité et du devoir de l’armée et de toutes les élites nationales !

Un multipartisme de façade et de connivence ne structure jamais un débat national ni un ordonnancement des rapports sociaux et politiques. Il ne permet pas non plus de gouverner et d’obtenir adhésions et soutiens réels. De même, il n’améliore en rien le fonctionnement de la gouvernance, il ne renforce ni la place de l’opposition ni offre d’alternatives. Pire, il ne fait que se nourrir de fiction électorale, organique et organisationnelle. Ces fictions ôtent toute espèce de représentativité, de représentation et privent toute politique de tout contenu et de toute possibilité de mise en œuvre.

Aujourd’hui, comme hier, nos élites gouvernantes n’ont pas encore été en mesure de maîtriser et de faire aboutir un processus d’édification de l’Etat national ni ont été capables d’imaginer et de mettre en place des instruments et mécanismes légaux d’une gouvernance résiliente et légitime. Ces échecs sont à l’origine de beaucoup de nos revers, gâchis, retards et impasses. Ils constituent, à eux seuls, de redoutables menaces sur nos minces et précieux acquis de liberté et de souveraineté arrachés au prix du sang d’innombrables martyrs et d’immenses sacrifices.

C’est pourquoi les contributions et suggestions avancées et proposées par nos politiques, penseurs, experts et exégètes sont dignes d’intérêt mais restent sans effet. Elles calent toutes, par-delà les avantages et les limites intrinsèques de chacune, par l’absence cruelle de cette puissante mécanique qui gouvernerait l’élaboration d’une solution, sa mise en œuvre et le contrôle de son exécution jusqu’à son aboutissement final. Elles calent aussi par l’absence de détermination au préalable d’un schéma final. C’est le schéma final qui indique le modèle, détermine les processus et définit les champs et les temps.

A moins de considérer que ces contributions, suggestions et revendications ne serviraient qu’à jeter dans la confusion toute perspective nouvelle et éloigneraient toute chance de faire repartir le projet Algérie. Comme si les trois décennies de violence, d’absence de gouvernance et d’administration légales et légitimes, de mystifications et de promesses creuses n’ont pas été suffisamment éloquentes.

Des institutions et des hommes peuvent pâtir d’un déficit de détermination ou être frappés d’incrédibilité et de défiance ou d’un manque d’expertise. Mais il ne faut nullement prétexter l’impuissance à agir, l’absence de vrai projet ou de réponse tangible.

Le hirak du 22 février a déjà disqualifié les fausses réalités d’un pluralisme fictif et fait découvrir d’incroyables handicaps et de grands vides politiques. Il a en même temps provoqué de vraies opportunités et de réelles chances pour notre pays.

C’est pourquoi il serait exagéré de croire que la démission de Bouteflika, la désignation du chef de l’Etat intérimaire, l’organisation d’une présidentielle vont colmater toutes les failles, faire disparaître tous les griefs, soigner tous les stigmates et concrétiser toutes les espérances. Cela risque de nous faire perdre de vue des leçons précieuses de l’histoire de notre jeune gouvernance à l’algérienne qui nous a conduit là où nous sommes aujourd’hui et nous faire oublier de ruineux gaspillages, en temps, en ressources humaines et financières.

Le hirak pacifique, qui fascine déjà, a produit des acquis appréciables. Il a empêché une confrontation sanglante entre clans par l’intermédiaire des réseaux d’allégeance et d’obédience. Par son ampleur unitaire, le mouvement a évité à l’armée d’intervenir et de garder sa cohésion intacte. Ensuite avec l’évolution de la situation au sein du sérail, l’armée a pris naturellement et formellement position avec le peuple.

Ce qui lui permet de ne pas être en contradiction avec son statut d’armée nationale et de ne pas être une cible fragile à détruire par d’autres puissances étatiques étrangères, particulièrement méditerranéennes ou de l’OTAN, à l’instar de celles de l’Irak, de la Libye et de la Syrie.

Car, l’ordre mondial et ses puissances étatiques ne s’accommodent jamais de la présence d’une armée puissante qui échappe à des contrôles constitutionnels, institutionnels et des lois d’un contrôle rigoureux en termes de fonctionnement, d’emploi et d’utilisation. Encore moins si elle est mise au service ou à la disposition d’un omnipotent pour servir d’outil de gouvernement et de répression ou d’instrument de pression et de chantage aux voisinages.

Seules des armées nationales soumises à contrôle institutionnel et constitutionnel et assujetties à l’obligation de l’Etat et à son contrôle ont un droit d’exister et d’établir des relations internationales et être intégrées dans le système mondial de paix, de maintien de l’ordre et de stabilisation régionale.

Il faut considérer que le commandement en rejoignant le peuple dans ses revendications légitimes a su sauvegarder le statut national de l’armée. Il lui reste à contribuer au parachèvement de l’édification de l’Etat national par la mise en place d’une Constitution et d’institutions de vrais pouvoirs d’autorisations, de régulations, d’habilitations et de contrôles. Cela mettra l’armée définitivement à l’abri des conflits politiques partisans, permettra de servir de base politique au gouvernement ou d’être un outil entre les mains d’un omnipotent.

Il serait fâcheux de croire que l’édification de l’Etat ne servira qu’à abriter l’armée nationale et la préserver de toute turpitude. Cette édification servira aussi à ancrer la démocratie et la faire fonctionner, ouvrir le gouvernement à la compétition et à l’alternance sans remise en cause des fondements de l’Etat et du rôle de l’armée, ni perturber le système de défense et de sécurité nationales, ni remettre en cause ou négliger nos devoirs et engagements internationaux.

Ce serait une ineptie de croire qu’une démocratie fonctionnelle puisse exister et gouverner sans l’édification et la consolidation de l’Etat national. C’est l’existence de l’Etat et de sa continuité qui a exigé et engendré des mécanismes démocratiques de la gouvernance, la représentation politique, la protection des libertés et des droits, et l’exigence de contre-pouvoirs.

Une absence d’issues, une difficulté d’agrégations et de convergences à la hauteur de la mobilisation unitaire des Algériens risquent de ternir encore plus l’image et la réputation de nos élites gouvernantes et de faire croire qu’elles n’arrivent pas à s’entendre sur un partage des pouvoirs, des privilèges ou pour des raisons chauvines. Alors qu’il sera question de résoudre comment seront gouvernés démocratiquement les Algériens, comment choisiront-ils leurs dirigeants, comment les contrôleront-ils et comment procéderont-ils pour les remplacer.

Sans une résolution de ces préalables, une course au pouvoir et aux postes risque de faire échouer toutes les bonnes volontés et gâcher toutes les opportunités. Il faut que les règles d’accès, d’exercice et de contrôle soient identifiées et affichées pour qu’elles soient respectées. C’est pourquoi il est urgent de commencer par identifier les rôles et les missions de l’Etat qui ne feront pas l’objet de disputes ni de compétitions à l’avenir.

Car, il s’agit de l’édification de l’Etat national démocratique de tous les constituants algériens qui imposera sa force légale et ses froids rapports légitimes à tous. Nous ne sommes pas là dans une illusion, ni une fiction, ni une creuse promesse. Il s’agit de suppléer à une incapacité à gérer le pays et à gouverner la nation. La première est structurelle et organisationnelle, la seconde est politique et institutionnelle.

Il faut trouver les voies et moyens pour rétablir la norme légale et instaurer la vérification et le contrôle. Pour pouvoir prétendre modifier et remplacer des pratiques et des habitudes en vigueur, il faut les identifier, les corriger et les imposer. L’opération de substitution de ces pratiques par des normes et des règles est plus importante et plus difficile mais plus efficace que le changement d’hommes. A la condition qu’elle se déroule sous l’œil vigilant d’une vraie justice, de militants du projet Algérie et de la démocratie, de la presse, de citoyens et de l’opinion.

Des habitudes et des pratiques de fraude enracinées constituent le soubassement du système algérien. La cooptation et la délégation de l’exercice du pouvoir lui permettent de s’adapter, survivre aux hommes et à ses crises de régénérescence. Les rouages des pouvoirs sont plus disciplinés vis-à-vis des réseaux d’allégeance et d’obédience. Ils ne changeront leurs habitudes que sous la contrainte de la loi et le contrôle de dûment représentants du peuple.

Une opération électorale, par exemple, ne débouchera pas sur des garanties de fidélité ni d’efficacité, tant que la norme légale de vérification et de contrôle n’oblige pas au respect des engagements avec l’aide de vrais contre-pouvoirs et de vraies voies de recours. Car, le système sera sensible plus facilement aux soutiens et approbations des réseaux qu’à des forces politiques fragilisées ou soumises à de fortes pressions ou des offres difficiles à refuser.

A vrai dire, la question est de savoir quel est l’effort à faire pour se libérer d’un système qui a stérilisé la gouvernance, dilapidé les ressources du pays, confisqué la liberté de la société et hypothéqué son devenir. Il n’est nullement question de pertes et de gains en pouvoir. Mais il serait primordial d’obtenir des tenants du système, de l’armée et des partis un accord, sur le schéma final de l’organisation de l’Etat et ses pouvoirs régaliens, la place de l’armée comme structure étatique de défense et de sécurité, la forme démocratique de gouvernement, de contrôle politique et institutionnel qui seront en œuvre à l’avenir.

Quels seraient les garanties et les engagements que le hirak et ses animateurs viseraient et accepteraient comme préalables pour se prémunir contre toutes sortes de subterfuges, manipulations et de tergiversations ?

Les semaines à venir seront critiques et décisives pour démontrer si les élites politiques seront capables d’aller de l’avant en mettant à l’abri l’Etat et l’armée par le développement de vrais instruments et mécanismes d’une démocratie gouvernante et d’un vrai contrôle par de vraies institutions et de vrais élus.

L’absence de vigilance et le manque de discernement ont été des failles à partir desquelles toutes les stratégies de déstabilisation, toutes les actions d’instrumentation et toutes les politiques de régression ont été charpentées et menées.

La question n’est pas de savoir qui détient aujourd’hui plus de capacité, suffisamment d’intelligibilité et de ressort pour sauver le pays et son armée, mais comment contribuer à canaliser cette vitalité et ce génie d’un peuple puissant par sa jeunesse et par son émigration, en Europe et par le monde, qui tient à faire aboutir son projet «Algérie» !

Source El Watan

Enfant d’Algérie déporté depuis plus d’un siècle

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Je te cherchais, depuis longtemps.
Je te cherchais dans toutes les rues de mes pensées, dans toutes les villes de mes espoirs.
Je te cherchais ici, là-bas, partout.
Sur le rivage de mes fantasmes, dans les délires de mes poésies, dans les scènes de mon manuscrit.
Je te cherchais.
Ne dis pas un mot, laisse moi admirer ton sourire, je le dessine du bout de mes doigts tous les soirs sur mes feuilles.
Laisse moi regarder tes yeux, lieu de mes perditions.
Ne dis rien, ne fais pas fuir ce rêve si c’en est un !
Je ne sais plus, es-tu délire de ma pensée ?
Est tu mirage ?
Es-tu un rêve, ou peut être un voyage que s’invente mon esprit cherchant à tout Prix ta présence. ?
Respire, respire dans les rues de mes marches, que je puisse sentir ton souffle !
Laisse sur mon visage, ton haleine m’humecter comme la rosée, un matin d’hiver.
Laisse la chaleur de tous les rêves que tu sèmes, de tous les espoirs que tu fais naître, embraser mes sens.
Laisse ton parfum brusquer mes narines, envahir mes esprits et toucher à mon âme ivre de toi.
Viens, viens que je te fasse visiter mes rêves.
Ne passant pas par les ruelles de mes peurs,
Passant par là,
Regarde, l’espoir germe sur les rives de mon chagrin.
Regarde au loin, tu verras reculer les vagues de mes tourments.
Tu verras reculer la décennie noire.
Regarde cette décennie blanche qui naît sur tes pas.
OH tu est si belle, mon Algérie rêvée.
Tu ramènes le printemps sur ton passage.
Oh liberté, longtemps, j’ai invoqué ta présence sur ma terre,
Longtemps, je t’ai rêvé vêtir mon Algérie.
J’avais presque fini par croire que tu étais une légende.
Mais tu es la, je te touche presque du doigt.
Je sors à ta rencontre.
Je marche tous les vendredis à Alger.
Je sors tous les dimanches à paris.
Je sors au Canada, et même de la Nouvelle Calédonie.
Moi l’enfant d’Algérie déporté depuis plus d’un siècle
Pour toi,
J’inventerai des langages nouveaux.
Des verbes nouveaux que je conjuguerai au futur inconditionnel
Ils rentreront dans l’histoire.
Des verbes que conjugueront tous les peuples opprimés.
Pour se libérer à leurs tours
Mon Algérie, rien ne cassera ma volonté,
Rien ne changera la trajectoire de mes marches.
Debout jusqu’à ta libération
Vive l’Algérie libre et indépendante
Vive l’Algérie pluriel et unis
Démocratique et populaire,
Unitaire et pacifique.
Par L.Ait Bachir