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dimanche 22 février 2026
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Les partis de la mouvance démocratique lancent un appel au dialogue pour une alternative démocratique

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Le FFS, Le RCD, Le PT, Le PST, Le MDS, L’UCP , Le PLD et La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH), lancent un appel aux « forces de l’alternative démocratique » pour une rencontre nationale le 26 juin prochain.
Alger le, 18 juin 2019APPEL AUX FORCES DE L’ALTERNATIVE DEMOCRATIQUE
Le peuple algérien après son soulèvement contre le colonialisme à travers une révolution devenue  un exemple pour le monde entier et source d’inspiration pour les peuples opprimés, le voilà aujourd’hui en train de mener sa deuxième révolution, pacifique et unitaire pour imposer le changement radical pacifique et démocratique du système sous l’admiration de tous les pays. La détermination reste inébranlable et l’espoir immense.Seulement, le pouvoir en place, n’est pas disposé à saisir le sens profond de cet événement sans précèdent depuis l’indépendance. Il persévère obstinément dans le déni  de la réalité et a fait le choix du pourrissement et la manipulation.Le rassemblement des forces de l’alternative démocratique est le seul à même de traduire fidèlement cette profonde aspiration populaire.Il est vain de croire à l’existence d’une issue positive à ce conflit dans le cadre de l’ordre actuel. Ni le pouvoir, ni ses diverses excroissances ne sont en mesure de constituer un recours.Pourtant, le sursaut citoyen, de par son caractère pacifique et massif, est une chance pour le pays. C’est une force capable d’engager  le pays dans la voie de la souveraineté populaire, de la modernité et du progrès.
La transition démocratique n’est pas un choix. Elle est de l’ordre de la nécessité. Aujourd’hui l’urgence est d’élaborer  une solution  politique ambitieuse, raisonnable et réalisable, loin des règlements de compte et des calculs étroits. Elle vise  à mettre fin à ce régime dictatorial  et changer radicalement le système en vue de propulser le pays d’un ordre constitutionnel obsolète vers un ordre démocratique.Nous signataires de cet appel exigeons la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus d’opinion, condamnons la judiciarisation de l’action politique comme c’est le cas de la secrétaire générale du Parti des Travailleurs et la levée de toutes les entraves aux droits d’expression, de réunion et de manifestation.
Aujourd’hui, libérer une dynamique politique de construction d’un état de droit et des libertés et de la société est une priorité  en vue d’amorcer une véritable transition démocratique.L’heure aujourd’hui est à la  concertation  et au  dialogue  des forces progressistes afin de construire un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans notre pays.C’est dans cette optique qu’une première rencontre de concertation  et de dialogue  est décidée d’un commun accord  pour le 26  juin 2019.Nous  réitérons   notre appel à d’autres  acteurs politiques, aux syndicats autonomes, au mouvement associatif, ainsi que  les personnalités nationales indépendantes et la communauté algérienne à l’étranger, qui se reconnaissent dans cet appel à se joindre à cette initiative de concertation et de dialogue sans préalable.
Ensemble pour un dialogue sérieux, responsable et inclusif Ensemble pour une véritable transition démocratique Ensemble pour construire un Etat de droit Vive l’Algérie libre et démocratiqueGloire à nos martyrs Les Signataires :• Le Front des Forces Socialistes. (FFS)• Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. (RCD)• Le Parti des travailleurs.  (PT)• Le Parti Socialiste des Travailleurs. (PST)• L’Union pour le Changement et le Progrès. (UCP)• Le Mouvement Démocratique et Social. (MDS)• Le Parti pour la Laïcité et la Démocratie. (PLD)• Maitre BENISSAD Noureddine, pour la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme. (LADDH)

Coup de théâtre à Barcelone : Manuel Valls vient d’être exclu de son parti politique

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Ciudadanos a annoncé ce lundi 17 juin avoir rompu avec Manuel Valls, ex premier ministre français

Manuel Valls a été exclu de son parti. La lune de miel est finie entre l’ex premier ministre français et le parti Ciudadanos qui lui avait ouvert ses bras dès son arrivée en Espagne, en 2018. L’annonce de cette rupture a été faite ce lundi par Inés Arrimadas, porte-parole du parti en marge d’une conférence de presse.

« Nous avons décidé de nous séparer de Manuel Valls à Barcelone pour garder notre propre voix », a-t-elle déclaré. Pour comprendre ce qui s’est réellement passé, il convient de rappeler que Valls qui a perdu les élections municipales à Barcelone devait choisir entre deux candidats à la mairie de la ville.

« Un choix difficile »

Les deux candidats étaient Ernest Maragall, vainqueur des élections et membre du parti indépendantiste ERC (Gauche Républicaine Catalane) et Ada Colau, actuelle maire de Barcelone, membre du parti Barcelone Comun (parti de gauche radicale). Le premier est indépendantiste et ne s’en cache pas et la deuxième assume être républicaine, mais non indépendantiste.

Entre les deux, Valls a fait son choix. Il a apporté son soutien à Ada Colau, un soutien précieux qui a permis à cette dernière de rester maire de la ville malgré sa défaite. Manuel Valls avait justifié sa décision par le fait qu’il ne peut accepter que Barcelone tombe entre les mains des séparatistes catalans.

« La différence entre Colau et Maragall est très petite »

Une décision qui a mis fin à deux ans d’alliance. Ce lundi, lors de la conférence de presse, Inés Arrimadas a été claire sur le choix de Valls. « Madame Colau a fait la même chose que Monsieur Ernest Maragall. Maragall a mis des rubans jaunes au niveau de la mairie comme si c’était un panneau publicitaire pour les indépendantistes. La différence entre Colau et Maragall est très petite », a-t-elle déclaré.

Il convient de souligner que la rupture entre Manuel Valls et Ciudadanos était déjà annoncée. En effet, l’ex premier ministre français qui a promis une guerre sans merci à l’indépendantisme et à l’extrême-droite ne digère pas les pactes récemment signés entre Ciudadanos et Vox, le parti d’extrême-droite espagnol. Les rapports entre Valls et son parti ont été très tendus ces dernières semaines.

Par: Cheikh Dieng

17e Rassemblement à Paris: L’Etat de droit et l’indépendance de la justice, principales revendications

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PARIS – Des membres de la communauté algérienne de la région parisienne ont tenu dimanche leur 17e rassemblement à Paris au cours duquel ils ont revendiqué notamment l’instauration de l’Etat de droit et l’indépendance de la justice.

La particularité de ce rassemblement à la place de la République est ce regain de la mobilisation, au regard du nombre de manifestants enregistrés qui dépasse celui des dimanches précédents.

Des centaines de manifestants algériens ont rendu, à cette occasion hommage à la lutte du peuple soudanais, tout en lui exprimant leur solidarité pour le combat qu’il mène pour sa libération du régime politique. Des membres de la communauté soudanaise ont tenu à marquer leur présence lors de ce rassemblement.

Comme à l’accoutumée, le rassemblement, bondé de drapeaux algériens et de quelques drapeaux soudanais, s’est décliné en plusieurs forums où les manifestants écoutaient les intervenants, dont des membres du mouvement associatif, s’exprimer sur le « Hirak » en Algérie, sa continuité et la transition politique.

Plusieurs d’entre eux ont réclamé l’instauration d’un Etat de droit, l’indépendance de la justice et la libération des prisonniers politiques, réitérant la revendication « du départ de tous les symboles de l’ancien régime » et « la remise de la souveraineté au seul peuple ». « Rien ne se fera plus sans le peuple algérien », ont-ils insisté.      

Pour prendre la parole, les intervenants sont tenus de « ne pas toucher à l’unité nationale » dans leurs interventions.

Sur les banderoles on pouvait lire : « Pour un changement radical du système », « Pour une vraie transition démocratique indépendante », « Libérez les innocents », « Paix pour l’Algérie » ou « Priorité n 1 : récupérer nos biens spoliés ».

Au cours du rassemblement, une campagne d’adhésion, à la plateforme de propositions, issue du Forum de l’élite et des personnalités nationales du « Hirak » populaire qui s’est tenu en Algérie, a été organisée où les animateurs s’affairaient à expliquer son contenu et recueillir les signatures.

Algérie Presse Service

Maroc : passeport, carte d’identité et billets de banque en amazigh

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La Chambre des représentants a adopté par consensus le lundi dernier, le Projet de loi organique 26.16 définissant le processus de mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh, ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique. Une grande avancée dans le processus d’officialisation du Tamazight qui n’aura que trop duré.

Il aura fallu attendre huit ans après son officialisation et pratiquement deux ans de discussion au parlement, pour aboutir au résultat obtenu lundi dernier. Le texte de loi approuvé par la Commission de l’éducation, de la culture et de la communication de la Chambre des représentants, rappelle Hespress, « fait suite à l’examen d’une vingtaine d’amendements proposés par les deux groupes d’opposition (PAM et Istiqlal) sur les 35 Article du Projet de loi organique.

Pour en revenir à l’essentiel, il convient de retenir que l’alphabet Tifinagh sera bel et bien destiné à écrire en langue Amazighe, comme décidé depuis la création de l’Institut royal de la culture Amazigh (IRCAM) par Dahir en 2001. « Seul le groupe PJD de la première Chambre a continué de réclamer l’écriture de la langue Amazighe en caractères arabes », fait remarquer le média.

Le projet de loi en question touche à tous les domaines publics où la langue et la culture Amazighes doivent se manifester. Il stipule par exemple que « les cartes d’identité nationales, les passeports, les billets de banque et les pièces de monnaie, les facture d’eau, d’électricité et téléphonie, tous les certificats administratifs et les décisions des tribunaux » doivent être délivrés en Amazigh.

Mais également, d’autres domaines de services comme « les transports publics, les aéronefs, les navires, les trains, les véhicules de service public, de la Sûreté nationale, de la gendarmerie royale, de la protection civile, des forces auxiliaires et des ambulances » sont également concernés par le texte de loi. Par ailleurs, la même loi organique stipule que l’enseignement de la langue amazighe doit être obligatoire et que celle-ci doit être diffusée sur le territoire national et dans l’ensemble des cycles d’enseignement. Tandis que pour le monde des médias, le projet prévoit  » la transmission de communiqués et de déclarations à tous les citoyens marocains en langue Amazighe ».

Pour arriver à cet idéal, le Projet de loi accorde à l’administration un délai de 15 ans, pour publier les textes législatifs et réglementaires dans le Bulletin officiel en Amazigh. Un délai identique à celui accordé aux collectivités territoriales, afin de diffuser leurs décisions et leurs délibérations en Amazigh.

Source Bladi.net

Couverture médiatique des manifestations: les journalistes de l’ENTV écrivent à leur DG

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Le collectif des professionnels de l’audiovisuel de l’EPTV (Cpadp) a adressé une lettre au Directeur Général de l’établissement public de télévision Salim Rebahi, pour prendre en considération les revendications du collectif .

Voici la version intégrale de la lettre :

Monsieur,
Depuis le 27 février 2019, le collectif des professionnels de l’audiovisuel de l’EPTV revendique à travers des sit-in le respect de l’exercice d’un service public impartial, qui vise à donner l’information factuelle dans le respect des principes fondamentaux de la presse et de l’audiovisuel.

Nous avons constaté malheureusement, que ces principes ont été bafoués depuis le 22 février 2019, dans nos journaux télévisés, ainsi que dans nos émissions spécialisées, et qu’ils le sont encore aujourd’hui.
De ce fait, les couvertures médiatiques des événements politiques que connait notre pays sont ignorées , détournées de leur contenu, voir même instrumentalisées.

Nos émissions spécialisées ont un parti pris flagrant, et nous avons encore une fois constaté le retour à des pratiques inacceptables, tel que les listes noires, des débats orientés, et une langue de bois qui effleure la propagande.

Il est à déplorer également, la crédibilité de la télévision algérienne dans le champ médiatique actuel, qui suit l’évolution des évènements en temps réel contrairement à notre établissement, qui continue à faire dans le compte rendu des institutions publiques. Ce qui a conduit au rejet de la société civile de nos caméras sur le terrain, ainsi que certaines institutions publiques (incident APN).

Aujourd’hui, le constat est alarmant ! Les conditions de travail de nos équipes sont lamentables, et ceci, est une suite logique et est le résultat d’une ligne éditoriale incompréhensible et limite archaïque !
Le collectif s’interroge aujourd’hui sur le devenir de la télévision et de ses travailleurs ?! Notre rôle, en tant que service public devrait être déterminant et au diapason des évènements historiques que vit le pays. Nous devrions accompagner le destin de notre peuple et lui présenter une information impartiale et objective. Ceci est notre devoir !

C’est pourquoi, le collectif des professionnels de l’audiovisuel de l’EPTV, vous sollicite afin de prendre en considération ces revendications, qui sont plus que légitimes, et vous demande de bien vouloir recevoir ses représentants afin d’élaborer un plan de travail qui permettra, d’abord une mise au point, ensuite la concrétisation des principes et valeurs du service public.

Dans l’attente d’une réponse favorable à notre demande, veuillez accepter, Monsieur le Directeur Général, nos salutations distinguées.

Source Algerie360

Appel pour la commémoration du 25ème anniversaire de l’assassinat du Président de la LADH Youcef Fathallah

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Ligue Algérienne des Droits de l’Homme
Algerian League of Human Rights

Appel pour la commémoration du 25 ème anniversaire de l’assassinat du Président de la LADH Youcef Fethallah
Il y’a 25 ans, le 18 juin 1994, dans les escaliers menant à son bureau, vers 10h  du matin, tombait sous des balles assassines, Maître Youcef Fethallah, président de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme. 
Les militants de la LADH ont fait le serment de commémorer tous les ans sa disparition et influer par leur action à l’instauration d’une «  journée nationale des Droits de l’Homme », qui serait l’occasion d’un plaidoyer pour inscrire cette matière dans les écoles en renforcement à la mise en place d’une Algérie Libre et Démocratique, que revendique les masses populaires depuis le 22 Février.
En cette année 2019, La commémoration du 25 ème anniversaire de l’assassinat de Maître Fethallah, se fera comme suit :
1. Dépôt d’une gerbe de fleurs au cimetière d’El Alia le matin vers 10 h 00.
2. Rencontre commémorative à 17 h 00 au niveau du siège de SOS Disparus, au 21 boulevard Ben Boulaid (deuxième étage). La rencontre sera rehaussée par le témoignage du Commandant Lakhdar Bouregaa qui, a été au cœur de la lutte de Libération nationale dès 1956 à la wilaya IV, député dans la première Assemblée nationale, et membre fondateur du FFS en 1963.
Il s’oppose à l’armée des frontières et le paiera chèrement. Il a croupi en prison de 1967 à 1975 à la suite du coup d’Etat avorté de Tahar Zbiri. Si Lakhdar est auteur d’un livre au titre significatif, « Témoin de l’assassinat de la Révolution ». Il a connu Maître Fethallah lorsqu’il était étudiant en Droit en Irak.
La LADH serait honorée de compter sur la présence de tous ceux qui ont connu et apprécié Maître Youssef Fethallah, de toutes les personnalités et associations partenaires dans le Collectif de la Société Civile, et toute autre personne désirant lui rendre hommage.

Pour la LADH Mohamed Safar Zitoun
Secrétaire Général

Par la Rédaction

Quel compromis politique historique pour l’Algérie ?

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Les Forums de ACDA (Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie) vous invitent au débat :Quel compromis politique historique pour l’Algérie

Le débat sera introduit par les interventions de :
Saïd Sadi, ancien président du RCD, membre fondateur de la ligue algérienne de défense des droits de l’Homme,  Massensen Cherbi, chargé d’enseignement à Sciences-Po Toulouse.
Modérateur : Mouloud Boumghar, professeur de droit public, membre ACDA.

Lundi 17 juin 2019, de 19h à 22h.
Maison de l’Ile de France
Cité Internationale Universitaire de Paris
9d Boulevard Jourdan, 75014 Paris
RER B / Tram T3a Cité Universitaire
Inscriptions : acda.dz@gmail.com

Par Rédaction

SQUARE MATOUB LOUNES – NOISY-LE-SEC en FRANCE

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Hier tard dans la nuit, j’ai été heureux et particulièrement fier de voter en Conseil Municipal de Noisy-le-Sec, la délibération numéro 23, portant dénomination du Square Semard en Matoub Lounes .

Le Conseil Municipal sur proposition du Maire Laurent Rivoire, a tenu à honorer ainsi la mémoire de  » Lounes Matoub , chanteur , musicien , auteur compositeur interprète et poète Algérien d’expression Kabyle, assassiné en 1998 pour avoir défendu la démocratie et la laïcité « 

Cette décision reconnaît et honore le combat identitaire Amazigh à travers la distinction du  » Rebelle « 

Je joints à mes remerciements ceux de mes collègues élus Souad Terki , Dref Mendaci et Karim Hamrani .

Saïd Yahia Chérif . SYC .

Luis de Oteyza, le journaliste qui a interviewé Abd-el-Krim

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Luis de Oteyza était l’un des premiers journalistes à avoir interviewé Abd-el-Krim, c’était le 8 août 1922, un an après la bataille d’Anoual qui a coûté la vie à plus de 10000 soldats espagnols. Ainsi Oteyza a brisé les moules et les conventions du journalisme espagnol en faisant une interview avec l’ennemi numéro un de l’Espagne.

Pour Antonio Rubio (Melilla, 1951), Kapuscinski est une référence du journalisme d’investigation et ses articles, des manuels à étudier pour être un vrai journaliste, pour comprendre en quoi consiste et comment s’exerce le métier, quels sont les vertus et les défauts d’un professionnel de l’information et quels sont les pas qu’il faut suivre pour montrer et démontrer la vérité cachée sous les tapis du pouvoir. C’était l’héritage laissé par le journaliste polonais pour la postérité, et aussi Luis de Oteyza (Zafra, Badajoz, 1883 – Caracas, 1961), le « Kapuscinski espagnol », comme il définit le même Rubio dans son livre « Luis de Oteyza y el oficio de investigar » [« Luis de Oteyza et le métier d’enquêter », inédit en français].

C’était le 8 août 1922, un an après le désastre d’Anoual, quand Oteyza a brisé les moules et les conventions du journalisme espagnol. Ce jour-là, elle a été publiée dans le journal « La Libertad », la rencontre du journaliste avec Abd-el-Krim, le principal opposant à la colonisation du Maroc et l’organisateur du soulèvement du Rif.

Ce soulèvement a provoqué l’échec de l’armée du Général Manuel Fernandez Silvestre et la mort de 10 000 Espagnols et 492 autres ont été emprisonnés. De ce dernier chiffre, seuls 357 ont survécu et sont rentrés chez eux le 23 janvier 1923, lorsque Abd-el-Krim a conclu avec l’homme d’affaires basque Horacio Echevarrieta leur libération en échange de quatre millions de pesetas et de 270 000 autres à titre « d’attentions aux transports et autres diverses causes », et la libération de 40 indigènes qui sont restés prisonniers des forces espagnoles.

Entretien avec l’ennemi

« C’est l’heure tranquille où l’après-midi se rafraîchit, et l’endroit est agréable, l’une des galeries de la maison de Mohamed Azarkan, ouverte sur le vert de la Vega et le bleu de la mer et du ciel. Avec le « Pajarito », qui en mon honneur il les a convoqués, ils m’entourent le jeune homme Abd-el-Krim, Mohammedi Ben Hadj, son assistant au ministère d’État, le Maal-lem, le chef des gardes de la mer, Abd-el-Krim Ben Siam, le deuxième d’Abd-Salam au ministère de l’Intérieur et Mohamed Quijote, le commandant de l’artillerie. Nous parlons, ou comme -eux- ils disent de manière onomatopéique, nous nous livrons au chau-chau. Le moment et l’occasion sont propices pour l’obtention de rapports », disaient les premières lignes de cet entretien découvrant à quoi ressemblait réellement l’ennemi numéro un du pays.

Incisif, cordial et direct, le directeur de l’époque du journal « La Libertad » parvient à aborder avec d’Abd-el-Krim des sujets comme son séjour dans la prison de Rostrogordo, le projet d’indépendance pour son peuple, la possibilité de signer la paix avec l’Espagne, l’élaboration de l’attaque contre Igueriben ou son opinion sur les prisonniers espagnols du Rif.

Des sujets qui ont été immortalisés non seulement par les mots imprimés, mais également par les photos tournées par Alfonso Sánchez Portela, Alfonsito, et qui ont démontré qu’Oteyza avait été et avait informé depuis là-bas. Pur journalisme. « Les prisonniers arrivent en Espagne, entre autres questions, parce que Luis de Oteyza est capable d’arriver jusqu’à Ajdir, dénoncer les faits, documenter et accréditer la forme et la manière dont ils ont vécu. Il s’est rendu jusqu’à là-bas pour dénoncer comment ils étaient, pourquoi ils étaient tombés prisonniers et quels étaient les accords avec Abd-el-Krim qui n’ont pas été remplis. Cela a provoqué une réaction de la société espagnole qui a réclamé le retour des prisonniers. Oteyza l’a fait avec l’intention de changer quelque chose, comme le maître Kapuscinski dit à plusieurs reprises « , pointe le journaliste Antonio Rubio.

Des journaux comme des livres d’histoire

Comme témoin de son époque, son information provenait de l’emplacement exact des événements. Voir, écrire et publier. C’était sa devise, c’était également celui qui a amené la société à connaître en détail des épisodes de l’histoire espagnole, comme la grève de Riotinto, les grèves générales qui ont eu lieu pendant 1930 ou la face inconnue du Rif. « L’Histoire de l’Espagne est écrite fondamentalement par les journaux eux-mêmes. Les journalistes sont des historiens du présent. C’est-à-dire, les historiens et les journalistes d’investigation sont des cousins ​​germains. Les uns travaillent avec des histoires primaires et secondaires et d’autres avec des sources secondaires, et une partie de ces sources secondaires sont les journaux eux-mêmes », nuance l’auteur du livre.

C’est dans le désastre d’Anoual où on peut trouver des réponses sur ce qui a marqué l’histoire de ces dernières années. « Tout ce qui nous est arrivé au cours des 80-90 dernières années provient précisément d’Anoual. Primo de Rivera ou Francisco Franco ont été formés d’une manière ou d’une autre en Afrique. Contrairement à la façon dont les Français l’ont fait, nous n’y avons rien laissé de positif, ou rien que nous ne tirions profit de quelque manière que ce soit. L’Espagne n’a pas de politique étrangère il y a plusieurs années et continue sans l’avoir ».

Tout au long de cette reconstruction de la vie du journaliste, pas comme un homme du passé mais comme « un homme du présent », le lecteur découvre l’évolution et les changements qui influencent Oteyza. Journaliste d’investigation, de voyages ou « de patas » -comme il se référe à lui l’écrivain Pío Baroja- et homme politique. C’est entre 1933 et 1936 qu’Oteyza devient ministre plénipotentiaire d’Espagne au Venezuela et informe le gouvernement de tout ce qui s’y passe. « Ses reportages en tant que ministre de Caracas n’avaient pas le style d’un ambassadeur espagnol typique, mais étaient d’authentiques chroniques et reportages sur ce qui se passait au Venezuela », indique Rubio, pour qui l’idée qu’un politicien devient journaliste n’est pas si éloignée non plus. « Vous devez comprendre que peut-être qu’à cette époque les relations entre les politiciens et les journalistes étaient plus étroites et de nombreux journalistes ont fini par être des politiciens. Lui, d’une certaine façon c’est un militant de ses idées et essaie de les concrétiser d’abord dans un journal, puis dans une attitude politique ».

Bien qu’il ait vécu au Venezuela jusqu’à la fin de ses jours, Oteyza n’a jamais cessé de s’impliquer et de défendre les affaires de son pays d’origine. « Le sentiment de patrie et d’État qu’aurait pu avoir Luis de Oteyza serait le même que celui de Manuel Chaves Nogales.

Quand il commence à voir, comme pour Chaves Nogales, que ni l’un ni l’autre n’ont vraiment aimé l’Espagne mais se sont confrontés et qu’en quelque sorte ils l’ont détruite, il quitte l’Espagne désillusionné, énervé, pour ce qu’il pouvait être et n’est pas arrivé à le devenir. Oteyza était le premier espagnol, puis un journaliste et plus tard un citoyen. »

Par Clara Felis
Source courrierdurif

350 milliards de dollars de transferts illicites durant les 20 dernières années

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Près de la moitié des fonds, mobilisés dans le cadre des programmes de relance économique durant les vingt dernières années, a été détournée et transférée illicitement vers l’étranger.

C’est du moins ce qui ressort de  l’intervention de l’économiste Abdelhak Lamiri, invité mercredi de l’émission matinale de la Chaine III de la Radio nationale. Celui-ci a indiqué que, selon les estimations de plusieurs experts nationaux, entre 300 et 350 milliards de dollars ont été transférés illicitement durant les vingt dernières années. Il insiste cependant que cela n’est qu’une estimation, regrettant le fait que l’Algérie n’ait pas bénécié d l’accompagnement d’une institution comme  la Banque mondiale pour estimer les montants qui étaient illicitement transférés durant les vingt dernières années.

L’économiste explique que la Banque mondiale dispose d’une méthodologie qui lui permit d’estimer les montants détournés dans plusieurs pays, à 123 milliards de dollars pour l’Egypte, à 1 milliard de dollars pour la Tunisie et à 300 milliards de dollars pour l’Irak, la Syrie, la Libye et l’Egypte..

Lamiri pense que la priorité devrait être accordée à la récupération de ces richesses détournées. Il estime que nous vivons actuellement dans une situation très compliquée, dans la mesure où nous sommes en présence d’une transition avec divers acteurs, et dont les stratégies ne sont pas coordonnées. « On est dans une logique de désordre pour le moment », a-t-il déclaré indiquant que cette même logique a un impact très négatif sur l’économie. Et d’ajouter que tous les acteurs algériens de « cette transition politique » – qui ne fonctionne, selon lui, pas bien pour le moment- «ne doivent pas perdre de vue les deux principaux objectifs phares », à savoir : la construction d’une nouvelle République démocratique collective et fera en sorte d’atteindre ces objectifs dans un minimum de calme politique et au moindre coût », énoncera-t-il.

Il appelle ainsi pour un dialogue serein sur le plan politique, tandis qu’il plaide pour une forme de réconciliation nationale à la Mandela, pour le traitement des dossiers des hommes d’affaires impliqués dans des affaires de corruption. « Les gens qui ont corrompu le système doivent être certes pénalisés, estime-t-il, mais il faut aller vers une logique de sagesse où « il faut dépasser l’esprit de prison, de règlement de compte et de vengeance. » Pour cela, « il nous faut un esprit de Mandela qui pense de la sorte pour aller vers une politique du pardon et reconstruire cette deuxième république propre, sans corrompus ni corrupteurs où seule la loi est appliquée pour tous », préconise-t-il, rassurant qu’on est loin de la gravité de la crise subie par l’Afrique du Sud.

« Il faut qu’il y ait une politique d’apaisement, parce qu’il y va de l’avenir économique du pays, pour permettre de mettre une stratégie d’investissement, de développement de PME, et que le secteur industriel reprenne ses droits, et ainsi tout sera remis dans l’ordre », recommande-t-il. A ce moment, suggère l’orateur, on peut aller, ce qui n’est pas impossible, vers une stratégie d’émergence.

Toutefois, avertit l’économiste, au risque de nouveaux affrontements au sein de la société – dans une situation explosive –– l’économie en pâtira et va droit vers la récession et de go vers la dépression et hypothéquer éventuellement l’avenir du pays.

Par Chokri Hafed
Source capalgerie.dz