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Libye : comment le « silence complice » de la France permet à Khalifa Haftar de peser diplomatiquement

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Le ministre de l’Intérieur du gouvernement de Fayez-al-Sarraj a accusé la France d’appuyer le maréchal Haftar dans son avancée vers Tripoli, et décidé de suspendre toute relation avec l’Hexagone. Si un appui militaire direct est peu probable, le « silence complice » de Paris permet au maréchal de s’arroger une place diplomatique importante, estime le spécialiste Jalel Harchaoui.

« Tout lien entre le ministère libyen et la partie française, dans le cadre des accords sécuritaires bilatéraux, est suspendu, à cause de la position du gouvernement français soutenant le criminel Haftar. » Pour la première fois, un communiqué de presse, diffusé jeudi 18 avril par le ministre de l’Intérieur du Gouvernement d’entente nationale (GNA), Fathi Bashagha, pointe du doigt Paris et son présumé double jeu en Libye.

Le soutien de la France au maréchal de l’Est libyen est suspecté depuis 2016, quand la mort de trois soldats français à cause de la chute d’un hélicoptère près de Benghazi avait semblé confirmer la présence opérationnelle française. Mais l’Élysée a de nouveau réfuté les accusations du ministère libyen, qu’il considère « complètement infondées », réitérant son soutien officiel au gouvernement reconnu par la communauté internationale, celui de Fayez al-Sarra

Depuis le lancement de l’offensive militaire du maréchal Haftar dans l’ouest libyen, des manifestations hostiles à l’homme fort de l’est libyen se succèdent à Tripoli. Sur plusieurs pancartes, on peut lire des accusations contre le gouvernement français, qui serait « le premier complice » des frappes qui ravagent depuis deux semaines la banlieue sud de la capitale.

« La Russie et les États-Unis ne sont pas perçus de la même façon par les Libyens. Concernant la France, qui a d’évidentes responsabilités en Libye, la charge émotionnelle est plus importante », explique Jalel Harchaoui, spécialiste de la Libye et chercheur à l’Institut néerlandais de relations internationales de Clingendael. Mais alors, quelle est la réelle implication française dans le combat politique – et désormais militaire – qui fait rage en Libye ?

PROTESTS IN ZUWARA, NALUT, TRIPOLI, AND ALL OVER THE COUNTRY CONDEMNING HAFTAR’S USE OF GRAD ROCKETS IN CIVILIAN AREAS LAST NIGHT KILLING AND INJURING TENS OF CIVILIAN RESIDENTS. PIC.TWITTER.COM/KR7XFSVRW1

— NADINE DAHAN (@NADINEDAHAN) APRIL 17, 2019

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Entretiens bilatéraux

« Le Président français a exprimé ses profondes préoccupations concernant les derniers développements en Libye. […] La France ne ménagera pas ses efforts pour rassembler, avec ses partenaires internationaux, les acteurs libyens autour d’une solution politique durable », peut-on lire dans le dernier communiqué de l’Élysée. Seulement quelques heures auparavant, Emmanuel Macron s’entretenait au téléphone avec Fayez al-Sarraj. Mais aussi avec Khalifa Haftar.

ILS NE VONT PAS LE LÂCHER MAINTENANT, MÊME S’ILS NE SONT PAS D’ACCORD AVEC SON ATTAQUE SUR TRIPOLI, A DÉCLARÉ GHASSAN SALAMÉ, SANS EXPLICITEMENT NOMMER LA FRANCE

Si officiellement Paris maintient sa position et aspire à jouer un rôle de médiateur, depuis des années « la France prône une solution sécuritaire pour la Libye, où elle aimerait bien voir Khalifa Haftar être une sorte d’Idriss Déby Itno libyen », estime Jalel Harchaoui. Selon une enquête publiée par le quotidien italien La Repubblica, des négociations non officielles auraient eu lieu d’abord à Rome, puis à Paris, vendredi 5 avril, entre des représentants des gouvernements italien et français et une délégation venue de Benghazi. Information qui a été confirmée par l’Élysée, selon le journal italien.

ENTRETIENS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR LA SITUATION EN LIBYE HTTPS://T.CO/ESAAZ5IMT1 DI @ELYSEE

— NELSON MARIN (@NM13CAP) APRIL 17, 2019

« Il y a des pays qui ont auparavant cru en Khalifa Haftar en le considérant comme un champion de la lutte antiterroriste. Il est vrai qu’il a été efficace à leurs yeux et a réussi à Benghazi et Derna, ou, plus récemment, dans le Sud, à neutraliser des cellules terroristes. Ils ne vont pas le lâcher maintenant, même s’ils ne sont pas d’accord avec son attaque sur Tripoli », a déclaré l’envoyé spécial de l’ONU Ghassan Salamé dans un entretien à l’AFP, sans explicitement nommer la France. Radio France internationale (RFI) rapportait mardi 9 avril que l’ambassadrice de France pour la Libye, Béatrice le Fraper du Hellen, a rencontré le Premier ministre Fayez al-Sarraj, qui « a demandé des explications sur le rôle de la France en Libye ».

Qui ne dit mot…

Depuis le début du conflit armé, qui a déjà tué 213 personnes selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), les appels de la communauté internationale se multiplient, sans réellement parvenir à trouver de solution. Dans ce contexte, l’annonce de Fathi Bashagha « est politique et exploite une frustration réelle », explique Jalel Harchaoui.

En réalité, pour le spécialiste, l’aide militaire de la France n’est pas très importante sur le terrain par rapport à l’implication d’autres puissances, comme les Émirats arabes unis. Ces derniers ont violé l’embargo à plusieurs reprises, d’après un rapport du Conseil de sécurité des Nations unies retraçant en 2017 l’origine des équipements militaires utilisés en Libye. Ce 18 avril, le porte-parole de l’Armée nationale libyenne (ANL), Ahmad al-Mesmari, aurait même reconnu avoir bénéficié de l’aide émiratie lors des opérations aériennes, selon la chaîne Libya Al-Ahrar.

#شاهد | المتحدث باسم قوات #حفتريعترف بمشاركة الطيران الأجنبي في الاعتداء على #طرابلس#العدوان_على_طرابلسPIC.TWITTER.COM/VWTGPGO7AO

— LIBYA ALAHRAR TV – قناة ليبيا الأحرار (@LIBYAALAHRARTV) APRIL 18, 2019

Au-delà de l’aide stratégique, « ce qui compte est surtout que la France, une puissance européenne membre du Conseil de sécurité des Nations unies, légitime, en lui accordant un prestige diplomatique, un militaire qui a des aspirations politiques », analyse encore Jalel Harchaoui. En effet, Paris a plusieurs fois déroulé le tapis rouge au maréchal libyen – comme l’ont fait récemment ses autres principaux alliés, tels les Émirats, l’Égypte ou encore l’Arabie saoudite. Pour le chercheur, la principale forme de soutien de la France à Haftar est surtout « le silence et la neutralité présumée » de celle-ci.


En effet, dans un communiqué conjoint publié quelques heures après le début des combats, jeudi 4 avril, la France, les Émirats arabes unis, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Italie ont fait référence à « des attitudes militaristes et des menaces d’actions unilatérales », mais sans jamais citer explicitement le maréchal Haftar.

Comme pour les autres déclarations, « ce discours vague ne fait qu’accorder du temps supplémentaire à l’Armée nationale libyenne, en permettant à Haftar de mener une campagne qui peine à porter ses fruits. Les Libyens veulent la condamnation d’une invasion. Ils veulent qu’on leur nomme l’acteur responsable et que la communauté internationale et la France prennent une position claire. Demander un cessez-le-feu est bien différent d’ordonner explicitement à Haftar de se retirer », conclut Jalel Harchaoui.

Par:  Arianna Poletti in Jeune Afrique.

De la solidarité ou assistance mutuelle.

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Je disais donc, pour revenir à notre discussion, que la solidarité permet de soutenir une personne au moment crucial c’est-à-dire au moment où ses droits les plus élémentaires ne sont plus respectés. C’est l’action que nous menions dans les années quatre-vingts avec le Comité de soutien aux victimes de la répression puis plus tard avec le Comité de Soutien aux Touareg du Mali et du Niger réfugiés en Algérie après leur soulèvement au début de la décennie 1990.Mais nous aurions pu faire mieux et plus si seulement si toutes les énergies étaient mobilisées. Et c’est à ce moment que j’ai compris que certains avaient une vision sélective de la solidarité et des droits de l’homme. Donc,le cinq juillet 1985, la police de Tizi-ouzou embarque les manifestants membres d’une association d’enfants de chouhada. Présent sur place, j’ai protesté à ma manière contre cette injustice. L’officier de police me voyant m’opposer aux policiers décida de m’embarquer à mon tour.C’est ce qui s’appelle « l’affaire de la ligue des droits de l’homme et des enfants de chouhada ». Au total, nous étions plus d’une vingtaine à la prison de Berrouaghia. Chaque semaine nous recevions des visites du collectif de solidarité mis en place pour l’occasion. Au mois d’octobre de 1985, à Tizi-ouzou, un tract appelant la population à manifester pour demander la libération des détenus est diffusé. Fin octobre et suite à la manifestation une trentaine de jeunes sont arrêtés et écroués à la prison de Tizi-ouzou. Bien sûr ce sont de petites gens, des gens sans prestige. Je vous prie de me croire et de toutes les manières tout est vérifiable: la solidarité continue de s’organiser en direction de Berroughia et personne, je dis bien personne,ne s’est soucié de ces petites gens. Alors, petites gens allez crever pour que ces messieurs de prestige, d’honneur, de fortunes et de gloires vivent en paix. Dans la lutte, il y a le chef qui vous dit : suivez-moi et il passe avant vous, devant vous et il y a le chef qui vous dis: en avant.Avant cela, il y a eu la visite du regretté défunt Matoub Lounés à Berrouaghia….                                       A suivre…
Mokrane Chemim .

Maraghna : hommage à Ameziane Mehenni

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Plusieurs militants et citoyens se sont rendus, aujourd’hui, au village Maraghna, à Illoulen Oumalou pour rendre hommage au martyr Ameziane Mehenni, fils du président du MAK-anavad, Ferhat Mehenni.

Assassiné en juin 2004 à Paris, l’enquête sur ce lâche assassinat traîne toujours. Chaque année, des milliers de kabyles, en Kabylie, comme à l’étranger, rendent hommage au martyr et exigent la vérité sur ce crime qui n’est autre qu’une manière d’attenter à l’activisme politique de son père, le militant Ferhat.

Par Hichem B
Source kab-news

Le Gros Bavard de la Grande Muette

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Gaïd Salah a tenu un discours qui relève d’une époque révolue. Il vient de se donner une baffe monumentale. Ce qui est normal de la part d’un soldat de plomb. Cette faute impardonnable qu’il vient de commettre lui coûtera sûrement très cher et pourrait précipiter sa chute. Ce qu’il ne sait pas. Ce dictateur dont les jours sont comptés croit avoir trouvé la panacée pour casser cette formidable révolution. Sa tactique consiste à déplacer les enjeux par une grossière diversion, il désigne l’amazighité et les Kabyles comme étant le vrai problème contre lequel les Algériens doivent se léguer. Le Général en panne, qui regarde le doigt quand on lui montre la Lune, veut diviser pour casser le mouvement. Il veut croire en dépit de la réalité que le peuple est à ses ordres, et peut-être même à ses bottes. Il pense pouvoir pousser les kabyles vers les extrêmes et rallier les « autres » de son côté. Il présente donc les Kabyles comme une minorité et des ennemis qui infiltrent le reste des Algériens pour les mener vers la fissure nationale. Il a instruit semble-t-il les services de sécurité, police et gendarmerie, pour réprimer tous les porteurs du drapeau Amazigh pendant les marches. Le but évident est de provoquer un affrontement qui devrait, selon lui, fracturer le « hirak », diviser les Algériens et substituer la violence au pacifisme. Une manipulation dilatoire sur le dos des Kabyles, bien sûr. Mais les Kabyles et l’ensemble des Algériens, je crois, ne tomberont pas dans ce panneau fabriqué par le Général de la Bêtise. Il est possible même que son action rende service au Amazigh, les amenant à se fédérer sur tout le territoire, quelle que soit leur région, pour lui dire, avec l’ensemble des Algériens, son insignifiance et sa stupidité. Il vient en fait de porter le coup de grâce à ce qu’il lui reste de crédibilité, la politique ne relevant pas de ces cordes de soldat en pacotille. Je voudrais croire que, demain, Vendredi, tous les algériens, ou du moins l’écrasante majorité, et partout, dans toutes les villes, sortiront avec le drapeau amazigh. Cette dimension de notre identité, d’ailleurs reconnu par la constitution dont se réclame l’aveugle Gaïd Salah, sera, je l’espère, revendiqué partout sur le territoire.  Que ferait ensuite le vieux canasson dictateur? Y’a-t-il une prison qui pourrait contenir tout le peuple ? Il devrait plutôt acheter une corde pour se pendre. Il rendra service à tout le monde et ce sera tant mieux. Tous les algériens vont tôt ou tard le déférer devant une vraie justice ou l’envoyer paître… de l’herbe… chez les Emirats. Sa destination finale, sans doute.
Par: Tighilt Mohand Amokrane 

Dans une déclaration Gaïd Salah menace les porteurs de drapeaux amazighs

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Dans une déclaration qui ne souffre aucune ambiguïté Ahmed Gaïd Salah s’en prend aux porteurs de drapeaux amazighs pendant les marches qui exigent le départ du système. 

« Il m’appartient également en cette occasion d’attirer l’attention sur une question sensible, à savoir la tentative d’infiltrer les marches et porter d’autres emblèmes que notre emblème national par une infime minorité. L’Algérie ne possède qu’un seul drapeau, pour lequel des millions de Chouhada sont tombés en martyr », a déclaré aujourd’hui mardi 19 juin Ahmed Gaïd Salah.

Poursuivant martial : « Un emblème unique qui représente le symbole de souveraineté de l’Algérie, de son indépendance, de son intégrité territoriale et de son unité populaire. Il est inacceptable de manipuler les sentiments et émotions du peuple algérien ». Le vice-ministre de la Défense précise : « De ce fait, des ordres et des instructions stricts ont été donnés aux forces de l’ordre pour une application rigoureuse des lois en vigueur et faire face à quiconque tente encore une fois d’affecter les sentiments des Algériens à propos de ce sujet sensible et délicat ».

Pourquoi Ahmed Gaïd Salah parle-t-il d' »infiltration » ? Insinue-t-il que les porteurs de drapeaux amazighs ne sont pas des Algériens, voire un danger pour le mouvement de dissidence et partant de l’Algérie ? Cette déclaration est loin d’appeler à l’apaisement qui doit prévaloir en ce moment. Elle risque, bien au contraire, d’attiser la colère des millions d’Algériens qui se reconnaissent dans l’identité amazighe. Et cette dernière ne veut nullement dire renier le drapeau algérien, encore moins le sacrifice des dizaines de milliers de moudjahidine. Loin de là. 

Pourtant ce drapeau qui manifestement est un danger n’est pas de 2019. Car faut-il rappeler au vice-ministre de la Défense, censé ne pas s’immiscer des affaires politiques, que des Algériens brandissent ce drapeau depuis des dizaines d’années et ceux-ci n’ont jamais été source de quelque violence que ce soit ? Le 14 juin dernier, ces drapeaux ont été justement brandis aux quatre coins de l’Algérie.

Si le vice-ministre de la Défense entend donc arrêter dès vendredi prochain tous les porteurs de ce drapeau, il faudra sans nul doute plus que des commissariats et des prisons pour contenir tous les « impertinents » !

Le vice-ministre de la Défense a dès les premiers vendredis de contestation, agité la même menace, comme au demeurant celle des risques que l’Algérie devienne la Syrie. En vain. Et, au plus fort des incertitudes qui planent sur la situation politique du pays, voilà que le chef d’état-major revient à la charge. 

Pourquoi maintenant ? Pourquoi cristalliser les critiques sur le drapeau amazigh ? Derrière cette déclaration comminatoire, y a-t-il une volonté de créer un point de rupture, voire des divisions, entre manifestants pour affaiblir le mouvement de dissidence populaire ?

Cette sortie pourrait constituer une énième diversion ou au pire un changement de paradigme inquiétant. Car les Algériens ont, depuis le 16 février, manifesté, avec un immense sens du civisme et de la diversité, leur rejet du système. Et en l’espèce cette déclaration, enveloppée dans un ensemble de messages sybilins, tombe très mal. Elle signe une volonté de rediriger le curseur des luttes vers un terrain dangereux.

Par Yacine K.

Algérie : « Les protestataires ne veulent pas reproduire un scénario à l’égyptienne »

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Alors que la contestation au régime Bouteflika est souvent qualifiée d’inédite, l’universitaire Nedjib Sidi Moussa replace le mouvement actuel dans une perspective historique, analysant notamment les différents symboles et figures repris au cours des manifestations. Entretien

Démission de Bouteflika : les six semaines qui ont ébranlé l’Algérie

Alors que la contestation au régime Bouteflika est souvent qualifiée d’inédite, l’universitaire Nedjib Sidi Moussa replace le mouvement actuel dans une perspective historique, analysant notamment les différents symboles et figures repris au cours des manifestations. Entretien

Démission de Bouteflika : les six semaines qui ont ébranlé l’Algérie

Nedjib Sidi Moussa est docteur en sciences politiques à l’Université Panthéon-Sorbonne, à Paris. Né en 1982 à Valenciennes dans une famille de réfugiés messalistes et engagé à gauche, il a récemment publié Algérie, une autre histoire de l’indépendance. Trajectoires révolutionnaires des partisans de Messali Hadj. Un sujet qui prend une résonance particulière dans le contexte actuel, alors que des manifestants sont descendus dans les rues avec des portraits de l’un des pères fondateurs du nationalisme algérien, dont les partisans furent mis en minorité par un Front de libération nationale (FLN)devenu hégémonique.

Le 11 mars, Nedjib Sidi Moussa a publié une tribune co-signée avec l’historien algérien et ex-membre du FLN Mohammed Harbiintitulée “L’Algérie est au bord de l’éclosion”. “Contrairement à l’idée selon laquelle les Algériennes et les Algériens se seraient réveillés le 22 février, les événements en cours sont en réalité le fruit d’un long processus nourri du combat des forces les plus déterminées et payé par elles au prix fort”, écrivent les auteurs.

Dans cette interview, Sidi Moussa développe cette pensée, en reliant notamment histoire et actualité par le prisme de la mémoire.

Nedjib Sidi Moussa : Larbi Ben M’Hidi jouit d’une aura toute particulière en Algérie. Il a été membre du Parti du peuple algérien, fondé par Messali Hadj, cadre de l’Organisation spéciale [bras armé de l’organisation messaliste] et membre fondateur du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA). D’ailleurs, une polémique a eu lieu ces derniers mois en Algérie opposant le réalisateur Bachir Derrais, qui a réalisé un biopic sur Ben M’Hidi, et les ministères des Moudjahidine et de la Culture, soulevant ainsi le problème de la liberté de création, en particulier sur cette séquence de l’histoire.

On a l’impression que le soulèvement actuel est aussi le fruit de ceux passés, notamment le Printemps berbère de 1980 et les manifestations consécutives à l’annulation du second tour des élections législatives en 1992…

Le surgissement populaire initié le 22 février dépasse tous les mouvements antérieurs par son caractère massif, national et pacifique. Mais il s’inscrit bien sûr dans la continuité de toutes les contestations sociales ou politiques, qui étaient jusqu’alors cantonnées à certains segments de la société ou à certaines régions. On peut trouver une dynamique similaire au soulèvement d’octobre 1988 et à l’effervescence qu’il a suscitée.

Il suffit de se replonger dans les textes publiés à cette époque. Ils charriaient aussi beaucoup d’illusions, notamment dans le rapport à l’islamisme, qui ne représentait une alternative intéressante que pour des gens aisés, malgré la rhétorique populiste de ses cadres. D’autant que nous avons eu la démonstration au cours des dernières années que le capitalisme néolibéral s’accordait tout à fait avec le fondamentalisme islamique. D’un autre côté, les protestataires les plus avisés ne veulent pas reproduire un scénario à l’égyptienne qui chasserait Abdelaziz Bouteflika pour porter au pouvoir le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah.

Le FLN est à la fois une structure dont on veut qu’elle « dégage » et un symbole de lutte, de révolution. Est-ce une particularité algérienne ?

Les Algériens entretiennent un rapport ambivalent au FLN qui, pour beaucoup, reste associé à la lutte contre le colonialisme français et à une histoire qui reste, sur bien des plans, encore mythologique. Cependant, dans leur expérience propre depuis 1962, le FLN est le parti de l’administration. Il a été le parti unique, celui d’un système qui muselait toute voix discordante. Malgré le multipartisme, il a conservé sa position dominante, dans un champ politique où la compétition n’a jamais été vraiment ouverte.

Sans doute plus que dans aucun autre pays maghrébin ou arabe, les Algériens manifestent le drapeau national à la main. Pourquoi ?

L’idéologie nationaliste demeure très ancrée en Algérie, et son premier symbole – avec les chants patriotiques – reste incontestablement le drapeau vert-blanc-rouge, celui du mouvement indépendantiste dirigé par Messali Hadj. Assez régulièrement, des controverses reviennent au sujet de la femme du dirigeant nationaliste, Émilie Busquant, pour savoir si elle a véritablement cousu le premier drapeau algérien. On retrouve en filigrane les questions du métissage et de la place des femmes dans un mouvement surtout dirigé par des hommes.

La psychanalyste Karima Lazali a récemment publié un ouvrage intitulé Le trauma colonial : Une enquête sur les effets psychiques et politiques contemporains de l’oppression coloniale en Algérie. Pensez-vous qu’entre la révolution et la période de terrorisme, ceux qui manifestent aujourd’hui sont encore héritiers de ce trauma ?

Le premier impact, à mon sens, demeure la volonté des manifestants de se situer sur un terrain résolument pacifique, comme ils le crient depuis février. En outre, on a assisté au cours de la dernière période à l’étiolement du clivage entre les partisans du dialogue et ceux de la rupture totale avec les islamistes. Un clivage qui avait fait perdre beaucoup de temps aux défenseurs des libertés individuelles et collectives.

Source Jeune Afrique, dossier, les 6 semaines qui ont ébranlé la démission de Bouteflika.

Contribution. Esskout aalina chouya ya Gaid

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Cela fait 4 mois que Gaid Salah nous casse les bonbons avec son élection présidentielle  » à tout prix et dans les plus brefs délais ». Cela fait 4 mois, qu’il est incapable d’organiser une conférence avec 50 personnes et qu’il vient chaque semaine rabâcher le même discours. 

Sa dernière intervention, dans laquelle il accuse tous ceux qui ont un avis différent d’êtres des ennemis et où il utilise les menaces, révèle, non seulement le déphasage total du commandement militaire avec la réalité et son enfermement dans le déni, mais révèle aussi et surtout une totale impuissance. Jusqu’à quand Gaid Salah va t-l  continuer à blablater sur des élections qu’il est incapable d’organiser?Alors chiche, plutôt que de venir nous casser les oreilles, chaque semaine avec des discours creux, allez-y, chiche, organisez vos élections si vous en êtes capables ! Vos discours et vos menaces ne peuvent cacher votre impuissance.

Les algériens ne participeront pas à votre cirque électoral avec ces mêmes champs politique  et médiatique corrompus jusqu’à la moelle épinière et dans lesquels vous baignez  vous-mêmes depuis 20 ans. Vos tentatives de vous donner une virginité politique sont toutes vouées à l’échec. Trois mois de perdu avec cet incompréhensible entêtement alors qu’un gamin de 5 ans savait qu’il n’y aura pas d’élections.

Par Yahia Bounouar

Délire

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Paniqué,  acculé,  en court d’arguments,  en panne d’idée,  voulant se voiler la face devant cette évidence qui annonce sa fin,  le système joue maladroitement la carte de la division et de la diversion.  Ce clan qui tient le système est haineux et très hostile à la vraie dimension identitaire de l’Algérie.  Il exprime sa haine envers tout ce qui est amazigh.  Il a l obsession de diaboliser la kabylie la stigmatiser et tenter de la séparer de cette révolution en cours pour achever facilement le reste.  Ce ne sont que des fantasmes d in système en fin de règne,  qui se couvre la face.Cette fois ci il laisse entendre qu il va interdir le drapeau amazigh symbole de tous les pays amazigh du monde dont l Algérie fait partie.  Chaque jour il y a un discours et à chaque fois on fabrique une nouvelle provocation croyant que ce peuple est immature ou qu il va reculer face à ses revendications légitimes ! Non détrompez vous. Votre lutte est perdue d avance.  C’est le peuple qui va triompher.  Ce n’est pas une poignée de décideur qui vont arrêter cet élan incroyable de tout un peuple. Oui il est préférable de penser à négocier votre départ car le peuple va triompher. Aucun piège et aucune manœuvre n auront raison de lui. Vive le peuple. Vive l’Algérie.  Vive le drapeau amazigh.
Mourad Hammami 

Louisa Hanoune devant le juge du tribunal militaire de Blida

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Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs est entendue mercredi par le juge instructeur du tribunal militaire  de Blida, a confirmé Algérie 1 auprès de son parti.
Cette audition s’inscrit  dans le cadre de la poursuite de la procédure d’enquête ouverte contre Said Bouteflika et les deux généraux, Mohamed Médienne dit Toufik   Othmane Tartag.Les trois ex responsables, placés en détention provisoire, sont accusés de porter atteinte à l’autorité de l’Armée et de « porter atteinte à la stabilités des instituons du pays ».Louisa Hanoune écrouée le 8 mai est accusée d’avoir pris part à une réunion secrète avec les trois ex- responsables  dans un contexte préélectoral confus.  

Par: Nabil Semyane  

L’ignorance est mère des blasphème.

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Ce qui suit est ma modeste réponse à  Gaid TALIH. Le futur  Néron Algérien..Je ne peux qualifier la sortie de ce sénile qui prétend être fidèle aux principes de la révolution de libération national. Applaudit par certains xénophobes qui n’ont jamais caché Leur Haine à cette identité que nous choyons et à laquelle nous appartenons. Il ose alimenter une compagne séparatiste en vue d’une division orchestrée entre les composantes de la société Algérienne. Une manœuvre annonciatrice d’une agonie certaine d’un régime en manque de vision et de solutions .un acte  digne d’un mythomane qui a qu’un seul désir qui celui de mettre en sang et en feu un pays si riche en dessus tous par sa diversité ethniques et culturelle. Aveuglé par sa haine envers cette Thamazighit .il exprime malheureusement son complexe envers une tranche constituante d’une Algérie qui a su  comment sortir indemne De ce champ miné par le régime depuis l’indépendance voir même avant. Un déclaration qui sort d’une bouche qui ne maîtrise que le racisme et les propos xénophobe n’est pas digne d’être à la tête d’une armée composée dans sa majore partie d’Amazighs kabyles, Chaouis,, Chelhis, Targuis… Je ne suis pas vraiment surpris, car depuis bien longtemps que tes paires ont agit pareillement. Ils ont essayé de bannir tous ce qui Amazigh. Aujourd’hui tu pistes tel un renifleur les traces de tes aînés pour salir et piétiner sur les mémoires de nos martyres qui ont tous donné pour l’unité de ce peuple. Désormais, je sortirai chaque vendredi avec deux drapeaux l’un sur mes deux  épaules et Tant mieux si mon geste dérange car mon appartenance je l’acclame fièrement et je serai heureux si cela t’emmerde.. Car au final c’est mon objectif.
Amok Rane