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dimanche 22 février 2026
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DÉCLARATION Pacte politique pour une véritable transition démocratique

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Nous partis politiques, personnalités et représentants de la société civile qui militent pour la souveraineté populaire et l’alternative démocratique réunis, le 26 juin 2019 à Alger, saluons la mobilisation et la détermination du peuple Algérien, plus que jamais décidé à imposer pacifiquement un changement radical du système autoritaire.

Nous avons souligné la nécessité de préserver le caractère pacifique, unitaire et national du mouvement populaire dans le but d’instaurer un processus constituant souverain qui prend en compte les aspirations démocratiques et sociales de l’immense majorité du peuple.

Ainsi nous considérons que l’organisation d’une élection présidentielle dans le cadre du système actuel ne servira qu’à sa régénération.

Le caractère pacifique et unitaire des manifestations est l’expression de la maturité politique des populations, c’est également la cristallisation des luttes contre un système liberticide et anti social qui persiste dans le déni du droit et de la démocratie et qui a dévoyé les aspirations du peuple algérien depuis l’indépendance du pays.

Face à cette formidable démonstration des forces populaires, le pouvoir multiplie les manœuvres dans l’unique espoir de mettre en échec cette déferlante citoyenne et d’empêcher toute alternative politique crédible pour un changement démocratique radical.

Aujourd’hui, le pouvoir réel est assumé et exercé entièrement par l’état-major de l’armée.

L’interdiction de l’emblème amazigh dans les manifestations publiques et la judiciarisation de l’action politique en sont les preuves supplémentaires.
Nous dénonçons et mettons en garde contre de telles dérives qui visent à semer la division, la peur et la confusion.

La majorité du peuple algérien est sortie de son silence, elle s’est exprimée en faveur d’un changement du système pour instaurer un état de droit démocratique et social.

Aucune négociation et aucune transition démocratique ne sont possibles sans :
• La libération immédiate de tous les détenus politiques et d’opinion
• La libération du champ politique et médiatique.
• L’arrêt immédiat des harcèlements judiciaires et des menaces contre les citoyens, les militants des partis politiques et de leurs organisations, du mouvement associatif, des syndicalistes, des militants de droits de l’Homme, des journalistes …
• L’arrêt immédiat du bradage des richesses nationales et la récupération des biens spoliés

Cela passe par l’organisation d’une période de transition qui réunit les moyens politiques pour l’expression d’une véritable souveraineté du peuple et l’édification d’un Etat de droit démocratique basé sur :

– L’indépendance de la justice 
– La séparation et l’équilibre des pouvoirs 
– La non utilisation de la religion à et du patrimoine et des symboles de la Nation à des fins politiques 
– L’égalité en droits entre les Hommes et les Femmes 
– La non utilisation de la violence pour la conquête et l’exercice du pouvoir 
– le droit d’association et le droit d’organisation syndicale soumis au seul régime déclaratif 
– Le droit de réunion, d’organisation et de manifestation 
– La garantie par l’Etat des droits sociaux et économiques fondamentaux des citoyens
– La consécration des libertés individuelles et collectives, syndicales et le droit de grève
– La souveraineté populaire sur les richesses naturelles de la nation.
– La Consécration du rôle de l’Etat dans la conduite du développement national et la lutte contre les inégalités socio-économiques et la pauvreté.
– Le respect de tous les pluralismes. 
Les participants sont déterminés à œuvrer dans un cadre unitaire ouvert à toutes les forces qui se reconnaissent dans l’alternative démocratique pour permettre au peuple algérien de recouvrir toute sa souveraineté.
Nous exprimons notre solidarité indéfectible avec les peuples qui luttent pour leur liberté et leur souveraineté dans le monde.

Vive l’Algérie libre et démocratique

Gloire à nos martyrs

Alger le 26 JUIN 2019

Hakim Belahcel, Premier secrétaire du FFS : «La transition démocratique est incontournable !»

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Dans cet entretien, Hakim Belahcel, premier secrétaire du FFS, évoque la situation politique du pays et le mouvement populaire contre le système. Il déplore la perte de temps pour solutionner la crise, affirmant que ce temps crucial que les décideurs actuels souhaitent exploiter à leur profit pour se ressaisir et reprendre les choses en main est malheureusement un temps perdu pour l’avenir du pays. Il appelle les tenants du pouvoir réel à prendre conscience de l’urgence de l’heure et se décider à s’inscrire dans le vrai sens de la révolution et à accompagner le peuple vers la reconquête de sa dignité et sa liberté.

Le Soir d’Algérie : Des partis de la mouvance démocratique se sont réunis pour la première fois autour de la situation exceptionnelle du pays. Ils vont se réunir encore ce mercredi. Comment qualifiez-vous cette initiative exclusivement entre les démocrates?
Hakim Belahcel : Au-delà de son caractère inédit et de l’impact positif qu’il a pu imprimer sur la scène médiatique et politique en un temps record, cette initiative se propose d’être un fidèle prolongement des légitimes aspirations du peuple algérien.
Son formidable soulèvement pacifique et les grands sacrifices consentis pendant plus de quatre mois, contre vents et marées, ont réussi à briser non seulement la forteresse d’un régime totalitaire mais aussi à faire bouger les lignes longtemps figées au sein de la classe politique nationale et à l’intérieur des organisations représentant la société civile.
Evidemment, lorsque nous évoquons ces évolutions positives au sein des formations politiques de l’opposition, il ne s’agit nullement pour ces formations de renoncer à leur diversité idéologique ou à leur sensibilité politique.
Au FFS, nous sommes toujours fidèles à la ligne politique et aux principes fondateurs qui furent façonnés magistralement durant des décennies grâce aux sacrifices et aux efforts de plusieurs générations de valeureux militants et à leur tête notre guide éternel, feu Hocine Aït Ahmed. La situation politique très préoccupante de notre pays exige de nous tous d’autres engagements. La grande marche de notre peuple vers son autodétermination et la démocratie méritent naturellement une adhésion active et courageuse des forces démocratiques. C’est le sens profond de notre démarche commune aujourd’hui.
Au moment où le système obsolète tente de neutraliser cette insurrection populaire par l’instrumentalisation et la répression sous toutes ses formes, sécuritaire, médiatique et juridique, ou par le recours à des offres de dialogue factices, les forces de l’alternative démocratiques s’organisent sur le terrain et convergent sur le plan politique pour maintenir l’espoir, revigorer ce sursaut populaire et contribuer à renforcer sa dimension nationale, régionale et internationale.

Pourquoi, à votre avis, la transition démocratique est devenue une nécessité au moment où le pouvoir tient à l’élection présidentielle ?
La crise politique multidimensionnelle qui paralyse notre pays depuis des décennies, résultat de la multiplication de coups de force électoraux, de pratiques économiques mafieuses, et de clientélisme rentier, de reniements identitaires, d’entraves à l’exercice politique et aux libertés d’association et d’expression, d’atteintes récurrentes aux droits de l’Homme ne peut en aucun cas être résorbée par de pseudo-réformes politiciennes. Ni a fortiori, par une offre d’un faux dialogue à travers lequel les tenants du pouvoir espèrent gagner du temps et prolonger ainsi la vie du même système autoritaire qui a généré l’impasse politique actuelle.
La situation est grave. La complexité des retombées de plusieurs décennies de mauvaise gestion dans tous les domaines, qui ont détruit l’économie nationale et ses ressorts, fragilisé le tissu social et hypothéqué la souveraineté nationale, nécessite une issue politique concertée et consensuelle. C’est là où intervient la nécessité d’engager un processus effectif de transition démocratique qui jettera les bases d’une nouvelle République, tel que revendiqué par la quasi-majorité du peuple algérien.
Le principe de remettre la légitimité citoyenne au cœur de toutes les projections et de toutes les décisions politiques fait peur aux défenseurs de la stagnation politique et aux rentiers de la dictature. Pourquoi redouter l’émergence d’une nouvelle dynamique politique qui garantira la participation du peuple algérien dans une entreprise historique qui édifiera un Etat de droit et œuvrera à son essor économique et social ?

Cette transition démocratique a-t-elle des préalables, sachant que lors des manifestations, les Algériens exigent le départ de Bensalah et Bedoui avant d’envisager toute solution à la crise ?
Depuis le début du soulèvement pacifique, le peuple algérien a été intransigeant sur deux revendications essentielles et préalables à toute solution politique de la crise.
D’abord, le changement radical du régime qui doit se traduire par le départ de toute la mafia politico-financière qui a gangrené notre pays depuis des décennies et qui a produit l’impasse politique actuelle, le renvoi des symboles de ce régime autoritaire qui continuent à jouer le rôle de façades politiques à l’image de l’actuel chef de l’Etat, du Premier ministre et des présidents des deux Chambres parlementaires et la dissolution de ces béquilles illégitimes d’un pouvoir contesté.
Puis l’amorce d’une alternative démocratique qui consacrera la légitimité populaire par le biais d’un processus constituant. Cette démarche consensuelle débouchera inévitablement sur l’avènement de la deuxième République.
Aucune transition ou autre issue politique n’est viable en dehors de ces exigences révolutionnaires. On ne peut pas et on ne veut pas reconduire ceux qui ont conduit notre pays à la faillite généralisée. C’est plus qu’une aberration, c’est une provocation.

Pourquoi, à votre avis, le pouvoir refuse de répondre à ces revendications ?
Ce qui est certain aujourd’hui est que le pouvoir réel dans le pays refuse de donner suite aux incessantes demandes populaires. Contrairement à ses assurances au début de la révolution, à travers lesquelles il s’est engagé ouvertement à soutenir le peuple algérien dans sa révolte et à l’aider à instaurer un véritable changement du système politique, nous constatons malheureusement, à la lumière des derniers événements, que ce pouvoir joue la montre et travaille à contre-courant de ses promesses. En plus du dispositif répressif qu’il a déployé depuis plusieurs semaines maintenant, dans l’espoir d’éradiquer ce soulèvement populaire et le réduire à sa plus simple expression, il s’obstine, au même moment, à imposer sa propre feuille de route politique qui consiste à organiser, advienne que pourra, une élection présidentielle dans les plus brefs délais.
Le FFS a eu à dénoncer à plusieurs reprises ce chantage contre la volonté populaire qui rejette catégoriquement les simulacres électoraux visant à régénérer la matrice de l’ancien régime à travers une alternance clanique.
Le FFS a également dévoilé et déjoué les manœuvres des tenants du pouvoir qui parle d’un dialogue sérieux et responsable tout en verrouillant son déroulement, sa composante et ses résultats. Une énième duperie qui n’a pas échappé aux formations politiques, aux organismes sociaux et aux personnalités nationales autonomes.
En réalité, ce temps crucial que les décideurs actuels souhaitent exploiter à leur profit pour se ressaisir et reprendre les choses en main est malheureusement un temps perdu pour l’avenir de l’Algérie et de ses enfants. Car, nous sommes confrontés à de nombreux défis, politique, économique et sécuritaire. C’est la souveraineté même du pays qui est aujourd’hui menacée dans un environnement régional et mondial dangereux et incertain.
Nous espérons que les tenants du pouvoir réel dans ce pays prendront conscience de l’urgence de l’heure et se décident enfin à s’inscrire dans le vrai sens de la révolution et à accompagner le peuple vers la reconquête de sa dignité et sa liberté.

Le maintien de Bensalah au-delà du 9 juillet est-il légal ?
Comme nous l’avons signalé à maintes reprises, le pouvoir réel n’est pas disposé à saisir le sens profond de cet évènement sans précédent depuis l’indépendance. Il persévère obstinément dans le déni de la réalité et a fait le choix du pourrissement et la manipulation. C’est d’ailleurs le même constat que nous avions fait lors de la dernière rencontre qui a regroupé sept partis politiques de la mouvance démocratique et la Laddh.
Le maintien du chef de l’Etat par intérim au-delà du 9 juillet est illégal et constitue une provocation pour le peuple algérien et un rejet de ses revendications.
Ce maintien remet en cause l’exigence populaire primordiale de rompre avec les symboles illégitimes et impopulaires de l’ancien régime et contredit une autre revendication tout aussi importante que légitime, à savoir l’amorce d’une transition démocratique et l’avènement de la deuxième République. Nous considérons cette nouvelle manœuvre comme un coup de force électoral après plus de 18 vendredis de grandes mobilisations à travers le pays et à l’étranger.

Le chef d’état-major de l’armée insiste sur le respect de la Constitution en mettant en garde contre le vide constitutionnel. Il appelle au même temps au dialogue pour dépasser la crise…
Nous n’avons pas cessé de répéter à ceux qui dirigent l’armée nationale populaire de se consacrer exclusivement aux missions conférées par la loi fondamentale et qui se résument à sauvegarder la cohésion sociale et à assurer la protection du pays et de son peuple. Ce qui est déjà une tâche noble et cruciale. Nous avons en même temps souhaité que ces dirigeants se portent garants d’un principe inaliénable et inviolable qui consacre légalement la souveraineté populaire et le respect de ses aspirations légitimes, et ne s’impliquent pas dans les affaires politiques du pays tout en protégeant le déroulement d’un véritable processus de transition démocratique qui sortira notre Nation de ces impasses pour lui ouvrir des lendemains plus cléments et rassurants.
Le FFS n’est pas contre le dialogue. Au contraire ! Mais nous refusons de légitimer ou de donner du crédit aux faux semblants et aux faux dialogues à travers lesquels les tenants du pouvoir réel tentent de plomber le destin politique de la Nation.
Nous voulons un dialogue sérieux, responsable, inclusif, sans préalables qui placera les revendications populaires au centre de toutes les préoccupations.
C’est la vocation même de notre dernier appel destiné à organiser une conférence nationale de concertation et de dialogue afin d’élaborer un pacte politique consensuel pour trouver une issue viable, raisonnable et durable.
La balle est désormais dans le camp des tenants du pouvoir. Pour notre part, nous allons tout mettre en œuvre pour l’aboutissement de notre initiative politique de dialogue. Nous devons être tous à la hauteur de ce moment historique et à la mesure de la grandeur du valeureux peuple algérien.

La mobilisation populaire a été hautement pacifique. Mais ce dernier vendredi, les forces de l’ordre ont réprimé les porteurs de drapeau amazigh et plusieurs d’entre eux sont en prison. Quelle lecture faites-vous de cette nouvelle donne ?
Si vous faites référence aux propos tenus mercredi 19 juin par le chef d’état-major de l’ANP, pour nous au FFS, l’emblème de Tamazgha n’est pas symbole de division, bien au contraire. Autant que le drapeau national, il symbolise plus que jamais l’unité du peuple algérien, mais aussi l’unité des peuples de l’Afrique du Nord pour la paix. Il est également la sentinelle qui appelle les gouvernements à mettre fin à leurs politiques impopulaires et antidémocratiques et leur rappelle l’urgence d’en finir avec le déni culturel et identitaire. L’instrumentalisation de l’appareil judiciaire dans cette opération montre une fois de plus que la justice est toujours sous l’emprise des injonctions et qu’elle échappe toujours à la seule motivation des lois. On exige la libération immédiate et sans conditions de ces détenus et l’annulation des poursuites judiciaires orientées contre eux.
Le FFS invite les Algériennes et les Algériens à la vigilance pour déjouer les manœuvres du régime pour torpiller toute convergence et tout consensus entre les forces démocratiques et sociales.

Au moment où aucune solution politique ne se profile à l’horizon, une campagne de lutte contre la corruption est lancée. Hommes d’affaires et hommes politiques sont emportés par cette opération. Qu’en pensez-vous ?
La mafia politique et financière qui a dilapidé et bradé les richesses du pays et qui a hypothéqué l’avenir de plusieurs générations n’est pas née au lendemain du soulèvement populaire du 22 février dernier. Elle a toujours gravité dans les hautes sphères de l’Etat et a été servie et protégée par des lois scélérates et liberticides faites et élaborées sur mesure. Pis encore, elle a souvent été à l’abri des poursuites judiciaires et sécuritaires.
Aujourd’hui, plusieurs personnalités qui ont occupé des responsabilités très importantes au sein de l’Etat et plusieurs hommes d’affaires sont poursuivis en justice selon une procédure expéditive et opaque. Des barons de l’économie qui ont longtemps profité des largesses des gouvernements successifs, que ce soit dans l’attribution de marchés publics sans appels d’offres, dans l’octroi de crédits bancaires sans garanties de remboursements ou à travers l’attribution de grande superficie de terrains à vocation agricole sur tout le territoire national cédés à des prix dérisoires, sont aujourd’hui emprisonnés pour malversation et gestion douteuse et mafieuse .
Cette opération juridique de grande envergure qui a certes ciblé des personnages honnis et détestés par la majorité du peuple algérien, pour leur abus de pouvoir et pour leur voracité lucrative, ne manque pas cependant d’entretenir des doutes légitimes sur la sincérité de ses instigateurs. Car, personne n’est prêt à oublier que les bourreaux et les victimes d’aujourd’hui ont tellement cohabité et ont souvent collaboré sous la protection du sommet de l’Etat. Ainsi donc, les soupçons sur des possibles règlements de comptes entre clans rivaux au sein du sérail ne sont pas à écarter. Seuls un Etat de droit et une justice indépendante sont les véritables garants d’un processus juridique à l’abri de pressions, de règlements de comptes et de luttes de pouvoir.

Entretien réalisé pour le journal le soir d’Algérie par: Karim Aimeur .

La courageuse lutte d’Idir contre la maladie

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Beaucoup de fans se demandent pourquoi Idir est absent de la scène publique, notamment des rassemblements et des marches contre le système en Algérie. Chacun y va de sa petite analyse, des plus naïves au plus acerbes pour expliquer « la retraite »  de l’artiste kabyle de renommée mondiale.

Militant sincère pour l’identité et les cultures amazighes, beaucoup sont étonnés de son silence, surtout les récents événements notamment la tentative avortée de l’interdiction de l’emblème fédéral amazigh lors des marches.

Idir lutte actuellement contre une maladie pulmonaire, par égard au secret médical nous ne révélerons pas le nom de cette maladie. Néanmoins ce mal l’épuise au moindre effort physique fourni. A bientôt soixante dix ans, le plus célèbre kabyle au monde, qu’une autre star mondiale du foot nommait « monsieur Idir », est contraint par les médecins au repos total.

Bon rétablissement à celui qui a bercé plusieurs générations d’Etre humains, soit dans sa langue maternelle le kabyle, ou dans les nombreuses langues auxquelles ses chansons sont traduites.

Par: Boukhelifa Zahir

Déclaration

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Riposte Internationale déplore et condamne avec la plus grande fermeté l’arrestations de manifestants ce vendredi 21 Juin en Algérie , parce qu’ils ont osé bravé une injonction édictée par le chef de Etat major de l’armé, qui au demeurant ne s’appuie sur aucun fondement juridique , qui concerne la manifestation avec l’emblème Amazigh. Ces arrestations marquent un durcissement visant à stigmatiser des citoyens et une réalité qui semble dépasser dépasse les décideurs du moment . mais exprime une option nihiliste qui demeure une constante dans le régime Algérien qui feint d’ignorer jusqu’à même les réalités anthropologique de l’Algérie. Le choix de la nature de l’interdit et de son timing répond à des exigences autres que sécuritaires , mais plutôt à des considérations idéologiques de manipulations qui rappellent un âge révolue. Riposte internationale assure les familles des personnes arrêtées de leurs soutiens indéfectible et ne ménagera aucun effort jusqu’à leurs libération. Riposte internationale exige la libération immédiate et inconditionnelle des citoyens arrêtés pour port de drapeau Amazigh ainsi que de celles et ceux qui croupissent dans les prisons Algériennes pour délit d’opinion Riposte internationale ne manquera pas d’alerter l’opinion et les instances internationales sur le risque physique encouru par ces détenus et rappeler à Etat Algérien ses engagements à travers les différents traités qu’il a ratifié. Paris le 23/06/ 2019. Pour le bureau: Ali Ait Djoudi

16 manifestants sous mandat de dépôt pour port de drapeau Amazigh

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Les manifestants arrêtés vendredi dernier lors de la marche populaire contre le pouvoir à Alger ont été placés, ce dimanche 23 juin, sous mandat de dépôt ont annoncé leurs avocats.

En effet, 16 manifestants sur les 19 arrêtés en possession de drapeau amazigh lors des manifestations du vendredi, ont été placés sous mandat de dépôt. Sur les 16 incarcérés, 3 ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction près le tribunal de Bainem et les 13 autres par le tribunal de Sidi M’hamed.

Par ailleurs, les 3 autres manifestants redirigés vers le commissariat Cavignac, ont été relâchés. il s’agit de Lounes Mustapha ,Khechoum yacine et Yahia boudhar khaled, indique Fetta Sadat, avocate et députée du RCD.

À Bejaïa, un individu aurait été placé en détention provisoire pour avoir déchiré le drapeau national, selon des sources médiatiques.

Plusieurs dizaines de manifestants dont des membres du réseau de lutte contre la répression, des militants de RAJ ainsi que des cadres du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD),  ont tenu, ce matin, un rassemblement devant le tribunal Abane Ramdane pour exiger la libération immédiate des détenus.

Source Interligne

Au Soudan, la résistance ressurgit à la nuit tombée

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La répression du début du mois a fait une centaine de morts. Depuis, les manifestants optent pour des défilés nocturnes.

Les premiers youyous stridents retentissent dans l’obscurité. Dans la banlieue de Khartoum, la capitale soudanaise, une quinzaine de personnes se mettent en marche, à la lumière des téléphones portables. Leurs pas sont rythmés par le son des tambours, ponctué d’un cri: «Thawra!» («Révolution!»)

L’Association des professionnels soudanais (APS), qui a mené le mouvement de contestation ces derniers mois, a appelé à reprendre les manifestations, à la nuit tombée. Depuis presque deux semaines, le réseau internet est coupé sur ordre des autorités. Mais le mot d’ordre semble se répandre dans les quartiers, par le bouche à oreille et par SMS. «Soit nous mourrons, soit nous obtiendrons nos droits», clament les manifestants. Des hommes, des femmes et des enfants rejoignent la procession qui grossit jusqu’à compter environ 300 personnes. Le rassemblement est de courte durée. Moins d’une heure plus tard, les gens se dispersent et rentrent chez eux, avant l’arrivée des forces de sécurité. C’est dans une atmosphère oppressante que la résistance tente de se réorganiser.

Il y a pourtant eu un bref moment d’euphorie à Khartoum, une allégresse que la génération qui a grandi sous la dictature d’Omar el-Béchir n’avait jamais connue. Plusieurs mois de manifestations acharnées ont entraîné sa chute, le 11 avril, après trente ans au pouvoir. «Je parvenais à peine à y croire. Et en même temps, j’étais plein d’espoir, raconte Omar Husham, 21 ans, informaticien. J’en avais les larmes aux yeux.»

L’armée tire sur la foule

Le sentiment de liberté fut de courte durée. Le 3 juin, alors que les contestataires continuent d’exiger un gouvernement civil, que le Conseil militaire de transition (TMC) – qui a pris le pouvoir après la destitution d’Omar el-Béchir – rechigne à le partager, les forces de sécurité tirent sur la foule, rassemblée depuis près de deux mois dans un immense sit-in devant le siège de l’armée. C’est un carnage. Au moins une centaine de personnes sont tuées. Des centaines d’hommes et de femmes sont tabassés à coups de canne, fouettés, humiliés. «C’était horrible, je ne trouve pas les mots pour décrire ce qu’il s’est passé, dit Omer. J’ai vu des viols, un docteur abattu à bout portant, des dizaines de blessés qui criaient…» Le traumatisme est profond. «C’est un deuil. Même ceux qui n’étaient pas là lors du massacre pleurent les morts et la perte du sit-in», dit Sulaima Sharif, psychologue et activiste, qui a parlé à de nombreuses victimes des violences. Les protestataires accusent les Forces de soutien rapide (RSF), des troupes paramilitaires réputées pour leur brutalité. Elles obéissent aux ordres du général Mohamed Hamdan Daglo, dit «Hemeti», numéro deux de la junte militaire, un ancien chef de guerre qui a semé la terreur au Darfour. Dans les rues de Khartoum, les miliciens des RSF restent présents, postés à côté de leurs pick-up armés de mitraillettes.

Les négociations sont au point mort depuis le mois dernier. La coalition d’opposition, les Forces pour la liberté et le changement (FFC), demande un partage du pouvoir avant l’organisation d’élections, une enquête internationale sur le massacre et le retrait des RSF de la capitale. Des demandes largement rejetées par les militaires, qui disent vouloir éviter le «chaos». «Nous ne voulons pas que le Soudan devienne une nouvelle Libye, dit le général Salah Abdelkhalek, membre du TMC. C’est pour cela que tout le monde devra être inclus dans le gouvernement. Nous n’avons pas l’intention de rester à la tête du pays. Mais pour l’instant, le conseil militaire est nécessaire pour la stabilité.» Début juin, l’Union africaine a suspendu le Soudan, jusqu’à ce qu’un gouvernement civil soit formé. Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, tente une laborieuse médiation.

Résistance pacifique

Et la défiance renaît dans les esprits meurtris. «Nos objectifs n’ont pas été atteints. Le Conseil militaire de transition ne nous représente pas», dit Sarah, une jeune activiste et étudiante en médecine, qui participe à un rassemblement de protestation nocturne. Elle a déjà été arrêtée deux fois. Malgré la colère, la frustration, la peine d’avoir vu ses rêves de liberté anéantis, elle continue de prôner la résistance pacifique, face à un adversaire lourdement armé. «Bien sûr que j’ai peur, dit-elle. Mais nous devons faire passer le message: nous ne les acceptons pas comme nos dirigeants légitimes. Et pour cette cause, je suis prête à prendre tous les risques.»

Source 24 heures

Dépôt d’une plainte pour « incitation à la haine raciale » contre Naïma Salhi

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Trois avocats ont annoncé, hier soir, avoir déposé une plainte au tribunal de Boumerdès à l’encontre de la députée et présidente du PEP, Naïma Salhi. « La plainte a été déposée pour incitation à la haine raciale et les appels au meurtre contre des citoyens kabyles » ont expliqué les trois avocats Me Kader Houali, Me Soufiane Dekkal et Me Salim Chait dans un communiqué.

« C’est parce que nous avons enregistré avec beaucoup d’amertume et de dégoût le silence des autorités devant cette récidiviste que nous avons décidé d’agir », ont-ils précisé. Ceci d’autant que, ajoutent-ils, « le procureur de la république s’est auto saisi dans des affaires moins grave que celle-ci ».

« Le multipartisme qui est un acquis arraché de haute lutte, ne doit pas être un prétexte pour des « charlatans politique », qui en abusent en transformant leurs partis en tribune de discrimination raciale ou en appel au meurtre contre des personnes » dénoncent ces avocats qui se réfèrent à l’article 64 de la loi organique relative à la création de partis politiques qui stipule, rappellent-ils, « clairement que le parti politique pourrait être suspendu et dissous s’il est avéré qu’il suscite des troubles à l’ordre public ».

Selon ces avocats, c’est le cas justement de la présidente du PEP qui « n’a cessé d’invectiver des personnes, de véhiculer des discours racistes et d’appeler à la mort des personnes qui expriment une opinion politique », ont-ils souligné.

Par Nadir Azmal
Source TSA

Interdiction du port de l’emblème Amazigh, un virage dangereux

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Á quelques jours de la marche du 18ème vendredi, le chef d’état-major a usé d’un ton menaçant contre le port de tout emblème autre que l’emblème national durant les marches et déclare avoir donné des instructions fermes aux services de sécurité pour appréhender quiconque enfreindrait cet ordre.

La réponse de la rue algérienne au délire du général fut cinglante et spectaculaire. Des millions de citoyennes et de citoyens de toutes les régions du pays ont hissé avec fierté l’emblème amazigh. La manœuvre de diversion et de division a vite été déjouée.

Seulement, dix-sept manifestants sont violemment arrêtes et la justice vient de les placer sous mandat de dépôt. Ils sont accusés de « port d’un emblème autre que le drapeau national de nature à porter atteinte à l’unité nationale ».

Cette décision est frappée d’abus et d’arbitraire car dépourvue de tout ancrage légal. En effet, cette infraction n’existe nulle part dans la loi pénale. L’intitulé du chef d’accusation est une reprise intégrale des propos du chef d’état-major. Le magistrat auteur de cette qualification s’est arrogé une prérogative législative au mépris du principe de la séparation des pouvoirs. Pire, il s’est soumis à une injonction émanant d’une autorité non habilitée constitutionnellement en la matière.

Ces arrestations procèdent d’une motivation politique. Elles ont tout l’air d’une offrande sacrificielle destinée à satisfaire les instincts tyranniques d’un pouvoir résiduel en quête d’autorité. Cet acte est à inscrire dans les pages les plus sombres du palmarès déjà peu glorieux de la justice algérienne.

Atteinte à l’unité nationale dites-vous ? Parlons-en.

L’atteinte à l’unité nationale c’est l’obsession incessante à vouloir effacer les origines et à répudier les ancêtres pour faire de l’Algérie un pays sans trace et sans horizon.

L’atteinte à l’unité nationale c’est la persécution du Mzab et l’assassinat planifié de Fekhar. C’est les propos racistes proférés inlassablement contre la Kabylie. C’est la stigmatisation des Chaouis et l’exclusion des Touareg.

L’atteinte à l’unité nationale c’est accepter les velléités tutélaires émiratie et saoudienne et accéder sans aucune forme de résistance aux désidératas des puissances mondialistes.

L’atteinte à l’unité nationale c’est l’exclusion de la femme et l’écrasement des démunis. C’est la destruction de l’école, de l’économie et du service public. C’est la perversion de la religion, la falsification de l’histoire, la corruption et la destruction de l’environnement.

Bref, pour les détenteurs du pouvoir et leurs relais politique, sécuritaire et judiciaire, l’unité nationale est synonyme de plébiscite de l’ordre en place. Pour le citoyen, c’est la communion dans l’idéal de libération. Deux conceptions irréconciliables.

Le peuple algérien est en marche pour arracher son émancipation. Rien ne saurait le détourner de cet objectif. Le défi est majeur. Mais la victoire est certaine.

La libération de tous les détenus d’opinion est l’affaire de tous. On ne peut se battre pour le départ du système autoritaire et accepter sans réagir les atteintes aux droits de l’homme. C’est un seul et même combat.

Par Djamel Zenati

Que veut le bavard de la grande muette ?

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Solidarité avec nos frères qui seront traduits ce matin au tribunal d’Alger pour avoir brandi le drapeau Amazigh. 
– Lliste des manifestants arrêtés lors la manifestation du 18 ème vendredi à Alger :🔴 1- Messaoud LEFTISSI : de Skikda ; arrêté vendredi matin à la Grande poste, Alger.🔴 2- Khaled OUADIHAT (dit Tahar) : membre du Collectif des citoyens Awzellaguen CCA, (commune d’ifri Ouzellaguen, Bougie). Arrêté vendredi 21/06/2019 à la Place Audin, Alger. 🔴 3- Bilal BACHA : président de l’association Arrac n Laâzib, Naciria ; arrêté vendredi à Alger. 🔴 4- Mohand BOUDJMIL, de Aïn Benian – Arrêté vendredi par la police de Bab El oued. 🔴 5- Ali IDER, de Aïn Benian – Arrêté vendredi par la police de Bab El Oued. Selon des sources proches de sa famille, il sera présenté demain au tribunal de Baïnem.🔴 6- Hamza Roudjate, Haizer Bouira arrêté à Alger 🔴 7- Oukbi Akli, Haizer Bouira arrêté à Alger🔴 8- Lakhel Ali, Haizer Bouira arrêté à Alger🔴 9-Ouidir Khaled, Tazmalt Béjaïa arrêté Alger 🔴 10 Bibi Makhlouf 38 ans village akhenak seddouk. Béjaïa, arrêté à Alger 🔴 11- Tessa Nacer 33 ans de béni maouche Béjaïa, arrêté à Alger.🔴 Deux autres jeunes de draa el mizane Tizi-Ouzou dont on ignore leurs noms🔴 Aybache jabber jijel 19 ans habite Alger centre arrêté hier à Audin il portait l’emblème amazigh🔴 12- Mouloud Chatri de Tkoute Batna, arrêté le 21/06/2019 à Alger.🔴 13- Mustapha Lounes, tifrit n’ait el hadj, azefoune Tizi-Ouzou, arrêté à Alger
Par Hocine Redjala .