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dimanche 22 février 2026
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Déclaration de Riposte internationale au sujet de la dernière élection et de la situation politique en Algérie

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RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce le coup de force ‘‘Electoral’’ du 12 décembre dernier qui a porté Abdelmadjid TEBBOUNE à la tête de l’Algérie. Un simulacre d’élection marquée par une fraude électorale massive. Une élection, sans campagne et sans véritable enjeu politique. Rejetée par l’écrasante majorité des Algériens, car, elle est loin de réaliser la rupture politique tant exigée par le soulèvement citoyen et n’a pour objet que le prolongement d’un régime disqualifié et contesté.

RIPOSTE INTERNATIONALE à l’instar des ONG ont constaté le taux d’abstention record ayant marqué ce scrutin et le rejet en bloc des résultats par des millions d’Algériens qui se sont massivement exprimés ce vendredi, à travers l’ensemble du pays, en particulier dans la capitale, pour scander « élection fraudée ! ». C’est là un fait inédit dans l’histoire des élections présidentielles en Algérie.

RIPOSTE INTERNATIONALE qui avait dénoncé ce scrutin, organisé sur fond de tension extrême, qui ne fera que creuser le fossé séparant les Algériens en lutte pacifiquement depuis dix mois pour un vrai changement démocratique et le pouvoir de fait incarné par l’état-major de l’armée qui ne cherche, qu’à se donner de nouveau une façade civile.

Dès lors, tout travail de mise en perspective politique à partir des résultats officiels, communiqués par l’Autorité nationale indépendante des élections, est difficile à mettre en œuvre parce que le régime a constamment recouru aux irrégularités pour porter au pouvoir ses candidats et ériger l’opacité et la ruse en mode de gestion du pays.

RIPOSTE INTERNATIONALE Dénonce les chiffres officiels maquillés auxquels aucun Algérien nه observateur étranger ne peut donner crédit, tant la désaffection dont ont fait preuve les Algériens à l’égard de cette élection, est générale. Ayant pris acte de son rejet massif, certaines capitales
étrangères ont accueilli avec les plus grandes réserves l’élection du nouveau chef d’État qui ne dispose d’aucune marge de manœuvre vis-à-vis de la haute hiérarchie militaire qui l’a coopté.

En définitive, cette ‘‘élection-désignation’’ ne changera rien au cours révolutionnaire du soulèvement citoyen, sinon l’aggravation de la crise du régime, et la fracture entre le haut commandement de l’armée et le peuple risque d’être, cette fois-ci, irrémédiable.

Les premiers mois de la révolution en marche ont été le premier souffle qui a destitué Bouteflika et empêché qu’il brigue un Ve mandat. Cette élection sera un tremplin qui donnera un nouveau souffle à la mobilisation citoyenne en vue d’un changement de régime. Dix mois de mobilisation pacifique, exceptionnelle et sans relâche ont non seulement unifié les Algériens et revivifié de façon remarquable le lien national, mais encore libéré une énergie citoyenne singulièrement salvatrice.

C’est sur cette énergie que les animateurs de ce soulèvement construiront les solutions politiques de demain pour édifier un État de droit, civil et démocratique, dont l’Algérie a tant besoin.

RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce les arrestations arbitraires systématiques chaque vendredi, notamment celles de ce dernier vendredi qui a vu des répressions violentes massives à Oran ainsi que les diverses opérations de déstabilisation ayant visé la Kabylie.

RIPOSTE INTERNATIONALE exige la libération inconditionnelle de l’ensemble des détenus pour délit d’opinion et l’arrêt des mesures d’intimidation, qui ciblent des citoyens engagés dans la contestation. Nous assurons également, leurs familles de notre soutien et que nous ne ménagerons aucun effort en vue de leur libération. Nous prendrons part, de même, à toutes les actions de soutien à la révolution algérienne, en ayant à témoin la communauté internationale et en lui rappelant que l’Algérie est signataire d’un ensemble de traités internationaux qui l’engagent à respecter les libertés tant individuelles que collectives.

Paris, le 16 décembre 2019

Pour le Bureau exécutif
Le président ALI AIT DJOUDI

Hirak. La solidarité internationale en faveur de la cause algérienne peine à se manifester

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Le peuple algérien n’a jamais cédé à la soumission. Il a toujours choisi consciemment de mener des combats pour recouvrer son droit à l’autodétermination et cela depuis 1963. Son histoire était de tout temps, jalonnée de luttes, 80, 88, 2001 et puis 2019.

Le régime qui a confisqué le pouvoir à l’aube de l’indépendance, s’est érigé contre la volonté populaire, par la force, la violence, le mépris, et en étouffant toutes les voix discordantes.

Ce même pouvoir confiné dans un système verrouillé, fermé au dialogue et aux concessions, ne reconnaissant aucune opposition, a toujours assuré sa survie en perpétuant des coups d’États, des assassinats politiques ( Ali André Mecili, Mohamed Kheider, Krim Belkacem, Mohamed Boudiaf, Matoub Lounes….etc.) et en contrôlant toutes les élections.

Pour se régénérer et se maintenir, le régime s’est entouré d’une mafia politico-financière soutenue par les puissances impérialistes, une justice aux ordres et une presse bâillonnée.

Aujourd’hui, le pouvoir est acculé par une dissidence nationale populaire, inédite durable et responsable des algériennes et des algériens pour le changement, la justice, la liberté et le parachèvement du processus révolutionnaire engagé en 1954.

Depuis le 22 février, le peuple algérien a repris courageusement avec un sens de responsabilité et de solidarité inouïs, la voie de la liberté et du changement. Il affiche ainsi, une volonté inébranlable de se réapproprier le contrôle de sa destinée et de se libérer de la dictature militaire, de l’oppression, de la corruption et de l’exploitation.

Au lieu de répondre aux aspirations profondes et légitimes du peuple algérien, le pouvoir fait appel aux provocations, à la ruse et à la menace. Pis encore, il s’engage à ouvrir la voie, avec la nouvelle loi sur les hydrocarbures, au bradage des richesses nationales, ce qui hypothéquera l’avenir des générations futures. De ce fait, le peuple algérien majoritairement, considère comme caduc tout projet mené par ce régime illégitime et discrédité.

Face aux arrestations arbitraires et abusives, aux piétements répétitifs des droits humains, l’engagement des algériennes et des algériens pour la démocratie reste intact. Ils continuent de manifester pacifiquement leur soif de liberté, de dignité, de justice sociale, de vivre ensemble et de démocratie.

Cependant, le silence des amis de l’Algérie et des organisations internationales de la défense des droits humains reste incompréhensible. Tout les peuples aspirent et luttent durement, pour leur souveraineté et leur liberté. La démocratie et les droits universels doivent être respectés partout dans le monde. Un élan de solidarité internationale est-il encore possible et nécessaire, en faveur d’une solution pacifique et démocratique en l’Algérie et dans tous les pays qui se battent pour se libérer de la dictature, en Chili, en Liban, en Irak, en Égypte et ailleurs !

Préserver la paix et favoriser les processus de transitions démocratiques pour l’avènement des États de droits, n’es- il pas la moyen le plus pertinent pour freiner l’immigration de masse ? Est-ce les dictatures, le chaos et les guerres qui poussent les citoyennes et les citoyens à fuir leurs patries et à chercher des refuges, des horizons dans d’autres pays que les leurs ?

Par ailleurs, le régime d’Alger veut en finir avec la révolution en organisant un simulacre électoral non pas pour acter la fin du système et amorcer le changement mais pour se maintenir aux commandes du pays. Le peuple, quant à lui, est déterminé à aller jusqu’au bout de sa révolution. Son seul credo est un « changement pacifique en rupture définitive avec le système actuel » par une « transition démocratique » et un « processus constituant » en vue de refonder l’Etat et ses institutions sur des bases démocratiques.

Les algériennes et les algériens militent pour un État de droit avec une séparation effective des pouvoirs, une reconnaissance des contres pouvoirs, une alternance politique, sans recours à la force, aux postes de responsabilités, une justice indépendante et une presse libre. Les algériennes et les algériens s’engagent à rendre effectif le passage à la démocratie et aspirent véritablement à bâtir une nouvelle République démocratique, sociale, plurielle et égalitaire.

Par : Mohammed Idir Yacoub.

France. Meeting de solidarité avec le peuple algérien

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Meeting de solidarité internationale avec le peuple algérien ! Samedi 9 novembre 2019 (13 heures-17 heures), Bourse de travail, salle Eugène-Henaff, 85, rue Charlot, 75003 Paris – (métro République). Télécharger l’appel en arabe – Télécharger l’appel en tamazight – Télécharger l’appel en français.

Depuis la mi-février 2019, un mouvement populaire massif et inédit dans l’histoire de l’Algérie fait renaitre le rêve des Algériennes et des Algériens pour un pays libre et démocratique où les citoyens veulent vivre dans la sécurité et dans la dignité. 

Par son caractère pacifique, son atout majeur et décisif, il ne cesse de rejeter le climat de peur, alimenté par des années de violation permanente des droits de l’Homme et que le pouvoir cherche à activer de nouveau. 

Ces dernières semaines, le pouvoir autoritaire, représenté par le chef d’état-major de l’armée, a décidé d’imposer son agenda électoral en « ordonnant » l’organisation de l’élection présidentielle le 12 décembre prochain. Son rejet massif comme les deux tentatives précédentes (avril et juillet derniers) fait craindre au pouvoir l’échec de son scénario. 

En s’entêtant dans cette voie, en systématisant la répression – kidnappings, arrestations arbitraires de militants et de manifestants, passages à tabac de manifestants, matraquages médiatiques et campagnes de haine sur les réseaux sociaux, bouclage par la gendarmerie de la capitale, présence policière massive, etc. –, le pouvoir fait courir les plus grands dangers au pays, à sa stabilité et à sa cohésion. 

Face à cette répression, nous ne devons pas nous taire. Nous tenons à réitérer notre dénonciation ferme et vigoureuse des actes commis par un pouvoir autoritaire, et interpellons toutes les organisations de défense des droits de l’Homme pour que cessent la répression, les persécutions en tous genres, et que soient libérés tous les détenus d’opinion.

Nous, associations et organisations algériennes en France, appelons toutes les consciences libres dans le monde à se joindre à cet appel pour apporter notre soutien au peuple algérien dans sa marche pacifique et résolue vers sa liberté.

Toutes et tous au meeting de solidarité internationale avec le peuple algérien !

Samedi 9 novembre 2019 (13 heures-17 heures), Bourse de travail, salle Eugène-Henaff, 85, rue Charlot, 75003 Paris – (métro République)

Paris, le 17 octobre 2019.

[Pour soutenir cet appel au meeting : acda.dz@gmail.com]

Premières associations et organisations signataires :

– Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA)

– Alliance des démocrates de la diaspora algérienne (ADDA)

– APEL-Egalité

– Collectif « Debout l’Algérie »

– Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA)

– Dzayer 2.0

– Front des forces socialistes (FFS)-France Nord

– Jil Jadid-Europe

– L’Algérie du renouveau

– Mouvement démocratique et social (MDS)-France

– Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)

– Réseau algérien de lutte contre la répression et pour la libération des détenus d’opinion.

– Révolution du sourire

– Riposte internationale

– Union pour le changement et le progrès (UCP)-France

Associations et organisations solidaires intervenant au meeting :

– Ligue des droits de l’Homme (LDH)

– Fédération syndicale unitaire (FSU)

– Union syndicale Solidaires

– Ensemble !

– Europe Ecologie-Les Verts (EELV)

– La France insoumise (LFI)

– Nouveau parti anticapitaliste (NPA)

– Parti communiste français (PCF)

Associations et organisations solidaires :

– Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT)

– Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)-France

– Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA)

– Association des Marocains en France (AMF)

– Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)

– Association des Tunisiens en France (ATF)

– Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF)

– Association Tous pour l’Intégration des migrants au Maroc (ATIMA)

– Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM)

– Collectif national pour les droits des femmes (CNDF)

– Collectif 3 C

– Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

– Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR)

– Femmes plurielles

– Forum des alternatives (Maroc)

– Forum France-Algérie

– Forum Palestine Citoyenneté

– Gauche révolutionnaire

– Groupe « Militant »

– Immigration, développement et démocratie (IDD)

– Pour une écologie populaire et sociale (PEPS)

– SOS-Racisme

– Union juive française pour la paix (UJFP)

– Union des Tunisiens pour l’action citoyenne (UTAC)

– Observatoire marocain des libertés publiques (Maroc)

Avec le soutien de :
– Pierre Audin
– Boualem Azahoum, militant associatif
– Etienne Balibar, philosophe
– Akram Belkaïd, journaliste, écrivain
– Farouk Belkeddar, militant associatif
– Fatima Bellili, militante associative
– Madjid Benchikh, juriste
– Zakaria Benlahrech, avocat inscrit au barreau d’Alger

Ben Mohamed, poète

– Mohammed Ben Saïd, responsable associatif de la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives)

– Sophie Bessis, historienne
– Saïd Bouamama, sociologue
– Nadir Boumaza, géographe sociologue
– Alima Boumediene Thiery, avocate
– Gyslaine Cara, auteure
– Hedi Chenchabi, militant associatif et culturel
– Mouhieddine Cherbib, président de la CRLDHTunisie
– Mohsen Dridi, militant associatif
– Nassera Dutour, militante associative

– Guillaume Duval, journaliste
– Nacer El Idrissi, président de l’ATMF (Association des travailleurs maghrébins de France)
– Driss Elkherchi, militant associatif
– Mohammed-Lakhdar Ellala, président de l’ATF (Association des Tunisiens en France)
– Chedly Elloumi, militant associatif
El Moustache, artiste peintre

– Patrick Farbiaz, militant écologiste
– Mohamed Fellag, acteur, humoriste

– Souad Frikech, présidente de l’AMF (Association des Marocains en France)
– René Gallissot, historien
– Sadek Hadjerès, historien, militant politique
– Ahmed Hanifi, auteur
– Mohammed Harbi, historien
– Mahmoud Hussein, écrivains
– Hana Jaber, chercheuse
– Aïssa Kadri, sociologue
– Mohand Kechadi, retraité
– Myriam Kendsi, artiste peintre
– Robert Kissous, économiste
– Abdellatif Laabi, écrivain poète
– Kamal Lahbib, défenseur des droits de l’Homme
– Annie Lahmer, conseillère régionale EELV
– Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire
– Gilles Lemaire, militant associatif
– Gilles Manceron, historien
– Gus Massiah, économiste
– Annie Mécili, veuve d’Ali Mécili
– Karim Messaoudi, militant associatif
– Umit Metin, militant des droits humains et de l’immigration

– El Mouhoub Mouhoud, économiste
– Bachir, Moutik, militant associatif
– Rahim Rezigat, responsable associatif
– Marguerite Rollinde, militante des droits humains
– Lana Sadeq, responsable associative Forum Palestine Citoyenneté
– Madani Safar-Zitouni, sociologue de l’urbain
– Michèle Sibony, militante associative UJFP (Union juive française pour la paix)
– Mohamed Smida, militant politique et associatif
– Emmanuel Terray, anthropologue
– Abdallah Zniber, président d’honneur de IDD (Immigration, développement et démocratie)

Vendredi 1 novembre : plus de 30 organisations algériennes appellent à battre le pavé à Paris

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Plus de 30 organisations algériennes en France et en Europe appellent à une marche à Paris le vendredi 1er novembre.

À l’initiative du Collectif « Libérons l’Algérie » et de nombreuses autres organisations, la communauté algérienne de France et plus largement d’Europe battra le pavé ce vendredi 1er novembre à Paris dans une marche grandiose et synchronisée avec la déferlante humaine que s’apprête à vivre l’Algérie en ce début de novembre 2019. En effet, cette marche se veut un écho à la belle Révolution du « sourire » engagée par les Algériennes et les Algériens pour se réapproprier leur destinée et bâtir un État de Droit démocratique et social.

Dans le texte d’appel unitaire à la marche, les organisateurs soulignent que c’est «une marche qui coïncide avec le 65ème anniversaire du déclenchement de la Guerre d’Algérie ayant permis au prix de lourds sacrifices de libérer la terre du colonialisme français». Incontestablement, le 1er novembre constitue une date hautement symbolique qui a marqué l’histoire du peuple algérien et celle des peuples opprimés épris de justice et de liberté.

Selon les initiateurs, la marche est portée par l’ensemble des organisations de la diaspora en France et en Europe qui militent pour la consécration d’un État de droit et l’avènement d’une nouvelle Algérie démocratique, plurielle, sociale et égalitaire.

En ce sens, la marche de Paris portera les mêmes revendications scandées haut et fort par les millions d’Algériennes et d’Algériens qui manifestent pacifiquement chaque vendredi et mardi depuis le 22 février, à savoir leur soif de liberté, de justice et de démocratie. Par ailleurs, les organisations signataires du texte d’appel à la marche exigent sans ambiguïté et unanimement le départ du système ayant confisqué l’indépendance depuis 1962 en perpétrant un coup d’État contre le GPRA. Parallèlement, elles dénoncent le coup de force que l’Etat-major s’apprête à perpétrer contre la volonté populaire en organisant des élections falsifiées d’avance, qui permettront la régénération du système et compromettront de fait l’avenir du pays et des générations futures : « Le régime tente depuis le 18 avril d’imposer ses élections, non pas pour amorcer un changement radical et acter la fin du système, mais pour se maintenir en place avec la même politique, les mêmes pratiques et les mêmes symboles».

Dans le même sens, les organisateurs dénoncent et condamnent avec la plus grande fermeté les provocations du pouvoir, son recours abusifs aux manœuvres, aux arrestations arbitraires et à la répression pour faire avorter la dissidence citoyenne et exigent «l’annulation du simulacre présidentiel du 12 » décembre 2019 en faveur d’un vrai changement et d’un véritable processus destiné à instaurer une vraie démocratie ; «la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus politiques et d’opinion» et «le respect des droits humains». Ils revendiquent aussi « le départ du Système et de tous ses symboles » et l’amorce d’une « période de transition en dehors du système avec un processus constituant en vue de refonder l’État et les institutions sur des bases démocratiques».

De même, les organisateurs réitèrent leur engagement à continuer le combat pour le parachèvement de l’œuvre révolutionnaire, libératrice et émancipatrice du peuple algérien et à rendre effective la construction d’un État de droit doté d’institutions véritables et légitimes actée par la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse et l’indépendance de la justice.

Enfin, les initiateurs de la marche du vendredi 1er novembre espèrent faire de cette démonstration de force un moment historique et un tournant décisif dans la mobilisation de la diaspora en France et en Europe en faveur d’un changement radical, pacifique et démocratique.

Par Mohand Idir Yacoub

Ikker le turc fou de l’Algérie et des Fennecs

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https://www.youtube.com/watch?v=7tAeoQVPAQI&feature=youtu.be&fbclid=IwAR2igEx7eBSG5w9RrtCvne-5q4fsrqacTa5DIZXo0nZ9FxFky6vjhu5nIm4

Football. Déclaration de Zinedine Ferhat suite à sa sélection en équipe nationale (Vidéo)

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https://www.youtube.com/watch?time_continue=11&v=jKwC3dsF63A

l’Assemblée Mondiale Amazighe pour le Maroc proteste contre l’exclusion de la langue amazighe de la nouvelle carte d’identité nationale

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La Présidente déléguée de l’Assemblée Mondiale Amazighe pour le Maroc, Mme. Amina IBNOU-CHEIKH, proteste contre l’exclusion de la langue amazighe de la nouvelle carte d’identité nationale.

Ci-dessous la traduction en français de la lettre adressée à Monsieur Abdellatif HAMMOUCHI, Directeur général de la Sûreté Nationale :

« À M. Abdellatif HAMMOUCHI,

Directeur général de la  Direction Générale de la Sûreté Nationale ( DGSN) 

Objet: Exclusion de la langue amazighe du nouveau modèle de la carte d’identité nationale

Azul, salutations,

Nous avons été surpris par l’absence totale de la langue amazighe et de sa graphie en tifinagh dans le nouveau modèle de la carte d’identité nationale, que la Direction Générale de la Sûreté Nationale ( DGSN) envisage de lancer au début de l’année prochaine, lors de sa présentation à l’opinion publique, dans le cadre des activités de la troisième session des portes ouvertes de la sûreté nationale organisées à Tanger.

Monsieur Le Directeur Général de la sûreté nationale,

Comme vous le savez, la constitution marocaine a approuvé dans son cinquième article la reconnaissance constitutionnelle de la langue amazighe, à côté de la langue arabe. Huit ans plus tard, la loi organique relative à sa mise en œuvre de son caractère officiel a finalement été adoptée et promulguée dans le journal officiel, ce qui oblige tous les départements et les institutions de l’État à rédiger tous les documents officiels, y compris la carte d’identité nationale, le passeport et d’autres documents en tamazight et en ses caractères tifinagh.

En se basant sur:

– l’article V de la Constitution marocaine, qui stipule le caractère officiel de la langue amazighe, à côté de l’arabe.

– l’Adoption de la graphie Tifinagh par Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 10 février 2003 en tant qu’alphabet officiel pour écrire en langue amazighe.

– la Loi organique n ° 26.16 sur les étapes de l’activation du caractère officiel de l’amazigh et sur la manière de l’intégrer dans le domaine de l’éducation et des domaines prioritaires de la vie publique, publiée au Bulletin officiel n ° 6816 du 26 septembre 2019.

    Sur la base de ce qui précède, à l’Assemblée Mondiale Amazighe, nous vous demandons, Monsieur le Directeur général, conformément à la Constitution marocaine et aux exigences de la loi sur la langue amazighe, qui a entré en vigueur dès sa promulgation au Journal officiel:

– d’écrire en langue amazighe et en sa graphie Tifinagh dans la nouvelle génération de la carte d’identité nationale que la Direction générale de la sûreté nationale envisage de lancer au début de l’année prochaine.

– d’écrire en langue amazighe, en plus de la langue arabe, sur tous (véhicules, voitures, quartiers généraux, départements et uniformes des agents de sécurité …) sous l’autorité de la Direction générale de la sûreté nationale.

– d’utiliser la langue amazighe, en plus de l’arabe, dans tous les documents officiels de la Direction générale de la sûreté nationale.

                       En attendant votre réponse, veuillez accepter de notre part, Monsieur le Directeur général, nos salutations les plus distinguées.

Signée : Amina IBNOU-CHEIKH,

                                    Présidente déléguée de l’Assemblée Mondiale Amazighe

                                   pour le Maroc. » 

Commémoration du 31 ème anniversaire du 5 Octobre 1988 NOUVELLES GÉNÉRATIONS :LE COMBAT CONTINUE POUR LA DÉMOCRATIE.

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« Ne laissons plus nos voix suffoquer, mais hurlons haut et fort pour qu’on puisse nous entendre ! »

L’opération de recyclage du système tel ce dinosaure fossilisé ,ce cacique blanchi que la décence aurait obligé à se cacher pour s’effacer définitivement de la mémoire des Algériennes et des Algériens commence à montrer et avec véhémence tous ses secrets !

Le plan échafaudé pour le  passage en force par l’élection présidentielle du 12 décembre 2019 malgré les résistances  historiques de différentes catégories de la population sorties depuis des mois dans une « silmya planétaire »n’a pas  freiné pour autant les  ardeurs des pharaons de la république !

Ainsi, le coup d’état qui s’annonce contre la volonté populaire, et le mépris affiché par les dirigeants à l’égard des revendications citoyennes, ne semble pas préoccuper davantage les décideurs qui préfèrent répondre par la violence,l’invective et la menace de tous les « gêneurs »du plan mis en marche.

Pour le pouvoir de fait d’aujourd’hui(le commandement militaire pour ne pas le nommer) et ses satellites « Issaba » recyclés du système Bouteflika  , les « gêneurs » du mouvement citoyen (HIRAK),qu’ils soient politiques, ou tout simplement militants activistes, ne doivent pas être en continuité avec ceux qui émettent des revendications politiques.

 La mise en place du nouveau « royaume de sa majesté »sur les vestiges de la « issaba  déchue »est lancée…

Ainsi, deux «Algérie» se superposent et ne se rencontrent jamais : les millions d’algériennes et d’algériens de la « révolution du 22 février » qui investissent la rue et crient sans interruption leur désir de changement pour une nouvelle Algérie, avec pour projet politique d’aider le système à partir dans le calme, et les « vestiges politiques » de l’ancienne issaba, qui cherchent à se régénérer coute que coute .

Comme c’est le cas du « hirak » d’aujourd’hui, les manifestants antisystème du 5 Octobre 1988 n’étaient pas islamistes. Ils n’étaient pas seulement kabyles, mozabites  ou chaouis  non plus. Le mouvement de contestation d’il y a 31 ans, avait  pris  des dimensions nationales .

Comme aujourd’hui aussi, les clans ne savaient plus quoi faire. Ils pensaient  tuer dans l’œuf la révolte de la population qui a amené le pouvoir d’alors à ouvrir une petite fenêtre, vite refermée malheureusement . 

Pourtant cette jeunesse écrasée en Octobre 88 pour avoir donné le ton à l’émeute, est aujourd’hui à l’avant-garde des manifestations pacifiques sur tout le territoire national pour sauver l’Algérie de l’abyme et du désespoir.  Mais,le pouvoir continue, avec entêtement,  à user et abuser de fuites en avant , à l’exemple de cette  frénésie »électoraliste »  de tous les risques, pour se succéder à lui-même quel qu’en soit le prix, ce qui ne fait qu’enliser le pays dans une aventure dangereuse.

La jeunesse est pourtant toujours là. Elle se bouscule aux portes des cités,  des universités, du chômage, de l’incertitude, des illusions et des rêves . Une jeunesse qui rêve des grandes idées et qui ne veut plus entendre parler des idéologies.

Une nouvelle époque commence pour cette jeunesse au moment où l’Algérie vit une des périodes les plus décisives de son histoire.

 Aujourd’hui encore, la protection de l’Algérie est le sacrifice suprême que feront tous ces jeunes Algériens en discréditant  la succession dynastique programmée en haut lieu. Car les expériences catastrophiques auxquelles a été confronté  le jeune Algérien dans sa vie au quotidien, l’a poussé à agir  avec la force de l’intelligence dans le sens de l’aboutissement de la « révolution du sourire »

 Le jeune Algérien, aujourd’hui, a une conscience politique ! Il sait faire la différence quand il est sollicité pour participer à la vie politique du pays, car tout simplement il a repris confiance même aux bonnes initiatives citoyennes. 

 Au final, la responsabilité revient à nous tous, et à la jeunesse en particulier, de se réhabiliter en tant que citoyen et réhabiliter ainsi l’action militante.

Nous sommes ainsi ,TOUS, interpellés de ne plus laisser nos voix suffoquer, mais d’hurler haut et fort pour qu’on puisse nous entendre !

  Par: DR AMOKRANE LAKHDAR