18.9 C
Alger
dimanche 7 décembre 2025
ActualitéEchorouk : 100 milliards de dettes effacés…1er scandale post-Bouteflika ?

Echorouk : 100 milliards de dettes effacés…1er scandale post-Bouteflika ?

Algérie – En reconnaissance du « sale boulot » accompli depuis mi-mars, le groupe médiatique Echorouk reçoit une belle cagnotte puisée directement de l’argent public.

Cumulant près de 100 milliards de centimes de dettes auprès des imprimeries publiques SIA et Simpral depuis 2012, le Groupe Echorouk a reçu, en fin de semaine dernière, des garanties « orales » quant à la suppression de cette dette colossale, apprend-on de source bien informées.

Dans un premier temps, les responsables des imprimeries étatiques ont reçu, selon nos informations, des instructions « fermes et menaçantes » d’augmenter sans délai le tirage du quotidien Echorouk à près de 400 000 exemplaires/jour, alors que ce quotidien faisait l’objet de sanctions, en raison du refus de paiement d’une dette abyssale, réduisant son tirage à seulement 2 000 exemplaires. Le tirage a donc était rétabli depuis avant-hier, dimanche.

Alors que l’ancienne « bande mafieuse » avait gelée des décisions exécutoires émises par la justice, les résidus de cette dernière continuent de cautionner la dilapidation du denier public.

Ces privilèges dont jouit désormais le groupe d’Ali Fodil font suite à une campagne de lynchage médiatique visant à duper l’opinion publique en accusant, entre autres, la France d’ingérence et en salissant la réputation de l’ancien Président Liamine Zeroual et que le général de corps d’armée Mohamed Mediène, alias Toufik. La télévision d’Ali Fodil avait, en effet, accusé ces deux Moudjahidine de collaborer avec l’ancien colonisateur.

S’il y avait vraiment une volonté, tel que affirmé par les actuels décideurs, d’éradiquer la corruption, pourquoi approuvent-ils et contribuent-ils à torpiller des décisions dûment émises par la justice ? De quel droit peut-on effacer une dette de 100 milliards de centimes alors que d’autres quotidiens nationaux ont dû mettre la clé sous la porte car n’arrivant pas à payer les imprimeries ?

 

Source ALG24
Par Adherbal

Derniers articles

Articles connexes

Chapitre 2 Partie 3 du rapport sur la situation des Droits humains en Algérie 2024

1.   Une répression accrue lors des élections présidentielles anticipées La répression des autorités algériennes envers toutes voix dissidentes se pérennise...

Les cris étouffés d’une nation : retour sur une décennie de dérives

Des années d'alerte, d'action et de dénonciation sur la situation des droits humains dans notre pays. La répression, l'instrumentalisation...

Chapitre 2 Partie 1 et 2 du rapport sur la situation des Droits humains en Algérie 2024

Chapitre 2 Partie 1 et 2 du rapport sur la situation des Droits humains en Algérie 2024 II.   Les modifications...

Recherche par tags

Dans la même catégorie