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lundi 6 avril 2026
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Les recalés de la candidature présidentielle décrient les décisions de l’ANIE

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L’annonce des résultats de la sélection des candidats pour l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre 2024 a suscité une vive réaction parmi les prétendants recalés. L’Autorité Nationale Indépendante des Élections (ANIE), chargée de superviser le processus électoral, a été vivement critiquée par plusieurs candidats dont les demandes ont été rejetées. Ces derniers dénoncent une série de dysfonctionnements dans le système de parrainage et de numérisation mis en place par l’ANIE.

La présidente de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes (CGEA), Saida Naghza, a été la première à exprimer son mécontentement. Lors d’une conférence de presse tenue juste après l’annonce des résultats, Saida Naghza a vivement critiqué l’ANIE, l’accusant de dilapidation des fonds publics. Selon elle, l’application informatique créée pour assurer l’intégrité du système de parrainage a échoué à remplir sa mission. « Nous avons suivi la loi. Les codes-barres sur mes formulaires prouvent leur authenticité », a-t-elle affirmé, avant de remettre en question l’efficacité de la numérisation en Algérie : « Nous pensions que l’Algérie avait évolué en se dirigeant vers la numérisation. Mais on s’est dirigé vers médiocrité et non pas vers la numérisation ! De quelle numérisation nous parle-t-on ? ». Pour finir, la présidente de la CGEA a fait porter à l’ANIE l’entière responsabilité des erreurs en lien avec l’application informatique.

Belkacem Sahli, président de l’Union pour la Réforme Républicaine, a également dénoncé des problèmes majeurs avec le système de numérisation de l’ANIE. Lors d’une conférence de presse tenue, hier, Sahli a pointé du doigt plusieurs lacunes : « Le système censé protéger les droits des candidats et éviter les duplications de signatures a créé des erreurs et des injustices majeures ».

Il a évoqué des retards dans la distribution des formulaires, des interruptions du réseau internet pendant la période du passage des examens du baccalauréat et de l’Aid El Fitr, qui a duré dix jours, et une absence de personnel qualifié. Selon lui, ces dysfonctionnements ont conduit à une duplication des signatures et à des erreurs dans l’authentification des données biométriques. Sahli souligné qu’il avait alerté l’ANIE sur ce problème, mais en vain. Il a, par ailleurs, dénoncé des « pressions et intimidations exercées par certains dirigeants de partis », considérant ces pratiques comme contraires à l’esprit d’une élection libre et pluraliste.

Il convient de rappeler que la Secrétaire Générale du Parti des Travailleurs (PT), Louisa Hanoune, avait dénoncé des difficultés similaires dans l’opération de collecte des signatures, avant de se retirer de la course à la candidature. La présidente de l’Union pour le progrès et le changement (UCP), l’avocate Zoubida Assoul, avait également soulevé le même problème et avait alerté l’ANIE. Sa candidature recalée, elle n’a pas introduit de recours devant la Cour Constitutionnelle. Elle a juste qualifié la conférence de presse du président de l’ANIE, Mohamed Cherfi de « gravissime ». Pour l’instant, quatre candidats ont introduit des recours, à savoir Saida Naghza, Belkacem Sahli, Abdelhakim Hamadi et Raouf Aib.

La liste préliminaire des candidats retenus pour l’élection présidentielle anticipée a été dévoilée le 25 juillet dernier. Seulement trois candidats ont été retenus : l’actuel locataire du palais d’El Mouradia, Abdelmadjid Tebboune, aura en face de lui deux adversaires, l’un représentant le courant « démocrate » de l’opposition et l’autre le courant islamiste.

Tebboune déroule le tapis rouge pour l’armée

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Algérie : Est-il possible, par décret présidentiel, sans retour au peuple, de se lancer dans l’aventure de la militarisation des institutions civiles publiques… est ce là la garantie que donne Tebboune pour avoir le parrainage de l’armée pour l’élection présidentielle anticipée?

Le décret présidentiel n°24-218 du 27 juin 2024 fixant les conditions et les modalités de placement des personnels militaires de carrière et contractuels en position de détachement auprès des administrations civiles publiques, a été publié dans le Journal officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire N° 46 du 8 juillet 2024. L’article 2 du décret stipule que «le détachement est une position statutaire dans laquelle sont placés les personnels militaires de carrière et contractuels hors des corps constitutifs de l’Armée Nationale Populaire, pour occuper un emploi dans une administration civile publique».

En effet, la signature de ce décret intervient dans un contexte de verrouillage politique et de normalisation de partis politiques par la terreur et le clientèlisme.

L’affectation d’officiers militaires pour superviser directement la gestion des secteurs civils, stratégiques, sensibles et vitaux place Le commandement suprême des forces armées algériennes au sommet de l’autorité de l’état et dissout par la même occasion les institution politiques de l’état en désignant des officiers militaires pour prendre en charge la gestion des institutions civiles de l’État… et en l’absence totale de tout contrôle d’un organisme professionnel indépendant.

 Ainsi, un an après que la gestion du secteur de l’eau et d’autres secteurs sensibles aient été confiés à du personnel spécialisé de l’armée, nommé à des postes civils avec la signature du président, et loin de tout mécanisme de contrôle professionnel indépendant, l’on assiste à sa généralisation comme mode de gestion des institutions de l’état et de la société algérienne. Cette main mise militariste intervient après que le régime ait concrétisé les fondements juridiques de répression renforçant ainsi les pouvoirs de l’armée et astreignant la société civile et les acteurs politique. L’avenir économique, social et politique de l’Algérie est présentement compromis!


          Bouzid Amirouche

Mali : Les mots ne tiendront pas lieu d’actes et la propagande ne tiendra pas lieu du bilan

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« La responsabilité des intellectuels est de dire la vérité et de dénoncer les mensonges. » 

Noam Chomsky 

En 2020, un mouvement politique et social de grande ampleur (M5 RFP) s’était farouchement  opposé au président Ibrahim Boubacar Keita et en quelques mois le régime en place a cédé. Mais à quel prix et pour quel résultat ? Cinq colonels, pour la plus part, inconnus du grand public, ont avec une efficacité redoutable récupéré la lutte politique et sociale en obligeant le président de démissionner, le soir même, dans son dernier discours, IBK prononçait ces mots “ai-je réellement le choix ?” La réponse à sa question vous la connaissez, c’est une évidence. 

Dans les premières prises de parole de la nouvelle élite, déjà on trouvait des gages, des promesses de retour à l’ordre constitutionnel etc… mais c’était un discours, des mots creux et rien de plus.  Avec l’aide (d’une partie) de la société civile et quelques micros partis politiques (non professionnels), une charte a été signée et la fin de la transition y était fixée. Et depuis vous connaissez la suite. Les médias ont vu leur liberté réduite voire détruite; les hommes politiques ont eu trois choix : se taire, s’exiler, ou habiter la maison centrale d’arrêt de Bamako.

Le débat public s’est déplacé, quittant les médias traditionnels pour les réseaux sociaux. La communication politique, pour ne pas dire, la propagande la plus crasse devenue le seul moyen d’expression utilisé par les autorités transitoires. S’il faut reconnaître une qualité aux autorités de la transition, ce serait sans doute leur capacité à détourner l’attention des foules des enjeux économiques et sociétaux vers un discours belliqueux, souverainiste (sans en avoir les moyens), nationaliste, et par-delà tout, sans contenu réel. 

Le profil de la nouvelle Elite :

La nouvelle élite se caractérise par son goût pour la médiocrité. Preuve, de cinq colonels,  la présidence de la république a été laissée au moins instruit, et vraisemblablement le moins futé. Il s’adresse rarement à la Nation et heureusement car après tout, dans ce discours se trouve des paroles qu’il ne pense pas et il fait l’inverse de ce qu’il dit. Et lorsqu’il dit, parlant du régime précèdent que «  ce fut une gestion dont l’une des conséquences majeures fut la déliquescence de la gouvernance… » Nous ne pouvons nous empêcher de penser à quel point ces mots s’appliquent tout autant à son gouvernement.    

Outre ce discours, devient ensuite une vieille et classique stratégie : celle de “ ceux qui ne nous soutiennent pas, sont contre nous” d’où le débat “intellectuel” transformer en freestyles de griots. Les opportunistes (et Dieu sait que le pays n’en manque pas) competissent dans les éloges pour essayer de gratter quelque chose pour leurs minables personnes. Et depuis, nous voilà dans un pays en total déclin…

La réalité que cache cette propagande :

La réalité est loin, mais vraiment loin de ce que la propagande fait croire. Et cela, s’observe tant sur la sphère économique que politique. Les petites gens souffrent d’une augmentation des prix et une diminution drastique de leur  pouvoir d’achat. Les prix de denrées de première nécessité  n’ont cessé d’augmenter (pas la peine non plus de citer ce que tout le monde sait) tandis qu’au même moment les salaires restent immobiles et le chômage monte en flèche. 

La sphère politique est également écrabouillée. Les partis politiques tantôt interdits, tantôt regagnant un semblant de liberté. Les hommes politiques craignent pour leur vie. Le journalisme politique devenu inexistant. Le parlement, un moyen pour entretenir les personnes qui y sont nommées. Non seulement, il n’a aucun pouvoir mais il ne travaille même pas. Les séances parlementaires en quatre ans se comptent encore sur les doigts. 

Et quand à la sécurité, les populations qui vivent dans les zones rurales ont tout autant peur des terroristes (JNIM, Daesh) que de l’armée elle-même et  Wagner. Et à juste titre. Il ne passe pas un jour, sans que les FAMA et Wagner ne fassent  une bavure en tuant des hommes et des femmes totalement innocents. Ie pire, comme si l’horreur de commettre ces actes ne suffit point, ils se filment en action. Ainsi, pour la première fois, nous avons vu du cannibalisme être fièrement revendiqué par des hommes en tenue. Quelle honte !  Quelle horreur ! Infâme qu’est tout cela !

 Par Efad AMAWAL, Journaliste Indépendant

Alerte canicule : des températures atteignant 46° jusqu’à lundi

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Une vague de chaleur intense touchera, ce dimanche et lundi, plusieurs wilayas de l’ouest et de l’est du pays, avec des températures pouvant atteindre ou dépasser 46 degrés, selon un Bulletin météorologique spécial (BMS) émis par l’Office national de la météorologie.

Le BMS place en vigilance « Orange » les wilayas de Relizane, Chlef et Ain Defla. Dans ces régions, les températures maximales pourraient atteindre ou dépasser 46 degrés, tandis que les températures minimales varieront entre 28 et 33 degrés.

Pour les wilayas de Bejaia, Jijel, Skikda, Annaba et El-Tarf, les températures maximales attendues oscilleront entre 40 et 42 degrés, avec des températures minimales allant de 24 à 30 degrés.

Avec APS

Attaque d’une pharmacie à Bab Ezzouar : quatre inculpés sous mandat de dépôt

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Le juge d’instruction près le tribunal criminel de Dar El Beida a décidé de placer sous mandat de dépôt quatre personnes inculpées dans l’agression à l’arme blanche des employés d’une pharmacie à Bab Ezzouar, à l’est d’Alger.

Selon un communiqué du parquet, les faits remontent au 24 juillet dernier, lorsque quatre personnes, membres de la même famille, dont une femme, ont attaqué une pharmacie située dans le quartier 5 Juillet, à Bab Ezzouar, agressant et blessant volontairement les employés à l’arme blanche.

Les suspects ont été déférés samedi devant le parquet, et une enquête judiciaire a été ouverte contre eux pour des actes criminels de : tentative d’assassinat avec préméditation, constitution d’un gang de quartier visant à semer la terreur et à agresser des citoyens en utilisant des armes tranchantes, possession d’armes blanches de classe six sans justification légale, destruction intentionnelle de biens d’autrui, incitation et participation à la formation d’un gang de quartier utilisant des armes blanches dans le but d’agresser et de semer la terreur, ainsi que tentative d’acquisition de psychotropes en recourant à la violence.

JO2024 : le rameur Boudina qualifié pour les quarts de finale

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Le rameur Sid Ali Boudina a obtenu sa qualification pour les quarts de finale de l’épreuve individuelle d’aviron (Skiff Poids Lourd) aux Jeux Olympiques de Paris, en remportant, ce dimanche, la 3e série des repêchages avec un temps de 7 :10.23.

En revanche, la rameuse Nahed Ben Chadi n’a pas réussi à se qualifier pour les phases suivantes. Elle a terminé à la troisième place de sa course de repêchage avec un temps de 8 :10.34.

JO Paris / Gymnastique : Kaylia Nemour se qualifie brillamment pour la finale des barres asymétriques

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La gymnaste algérienne Kaylia Nemour a brillamment obtenu son ticket pour la finale des barres asymétriques des Jeux olympiques de Paris 2024, ce dimanche, à l’Arena de Bercy.

Kaylia Nemour, l’une des grands espoirs de médailles pendant les JO de Paris, a confirmé son potentiel en réalisant une note de 15,600. La grande favorite des barres asymétriques est tout près d’égaler sa meilleure performance personnelle sur cet agrès, réalisée le 30 juin dernier lors du championnat international « Romgym Trophy 2024 », à Bucarest (Roumanie).

Avec Agences

Attaque contre une pharmacie à Bab Ezzouar : quatre personnes, d’ont une femme, arrêtées

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Quatre membres d’une même famille, dont une femme, ont été arrêtés pour avoir violemment attaqué une pharmacie à Bab Ezzouar, faisant cinq blessés.

La vidéo de l’agression, captée par les caméras de surveillance de la pharmacie, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux. Le lundi 22 juillet, quatre individus sont d’abord entrés dans la pharmacie pour acheter des médicaments, puis sont revenus munis d’armes blanches. Ils ont blessé cinq employés, dont certains grave, selon le témoignage du patron de la pharmacie.

Selon des médias locaux se référant à un communiqué de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), les employés ont contacté la police le soir du 22 juillet pour signaler une « agression accompagnée de passages à tabac et de blessures volontaires avec des armes blanches, par un groupe de personnes qui ont ensuite pris la fuite vers une destination inconnue ». Les auteurs de l’agression ont été identifiés et arrêtés : il s’agit de quatre membres de la même famille, dont une femme et deux qui ont des antécédents judiciaires. Selon le communiqué, leur objectif était de se procurer des substances psychotropes.

D’après la même source, les suspects seront présentés au parquet pour « constitution d’un gang de quartier visant à semer la terreur et à agresser des citoyens en utilisant des armes tranchantes », « possession d’armes blanches de classe six sans justification légale », « destruction intentionnelle de biens d’autrui », et « incitation et participation à la formation d’un gang de quartier utilisant des armes blanches (épée, couteau) dans le but d’agresser et de semer la terreur ».

Les raisons du rejet des dossiers de 13 candidats à la présidentielle

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Le président de l’autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a révélé, jeudi 25 juillet 2024, lors d’une conférence de presse, les noms des trois candidats aux prochaines joutes électorales : Abdelmadid Tebboune, Youcef Aouchich et Abdelali Hassani Cherif.

Le même responsable avait commencé à révéler les raisons ayant poussé son instance à rejeter les dossiers de treize autres aspirants candidats, avant que la télévision publique ne décide d’interrompre le direct sur fonds de couacs et de cafouillage dans les chiffres donnés par Charfi. Sur le document donné à la presse, les raisons du refus du dossier de chacun des treize candidats à la candidature ont été révélées.

  1. Tarek Zaghdoud n’a déposé que 3.854 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont 1.710 ont été rejetés pour non-conformité aux exigences légales. Le même postulant n’a déposé aucun parrainage d’élu.
  2. Chaabi Salem n’a déposé que 288 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont 280 ont été acceptés et n’a déposé aucun parrainage d’élu.
  3. El Abbadi Belabes a déposé 750 formulaires de signature individuelle d’électeurs vides et aucun parrainage d’élu.
  4.  4- Zoubida Assoul : a déposé 32.421 formulaires de signature individuelle d’électeurs dont seulement 795 acceptés, 626 rejetés et 31.000 formulaires vides. Elle n’a par ailleurs déposé aucun parrainage d’élu.
  5. Hammadi Abdelhakim a déposé 807 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont 343 acceptés, 76 doublons, et 388 autres rejetés car les électeurs ont accordé leurs signatures à plus d’un candidat. Il n’a, en outre, pas déposé de parrainage d’élu.
  6. Raouf Aïb a déposé 28.801 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont un seul a été accepté et 28.800 formulaires vides. Il n’a déposé aucun parrainage d’élu.
  7. Sahi Belkacem a déposé 635 parrainages d’élus, dont 539 ont été acceptés et 96 rejetés pour l’octroi des élus en question de leurs signatures respectives à plus d’un candidat.
  8. Ahmed Kouadria : a déposé 52.000 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont seulement 250 étaient valables et 51.750 formulaires vides. Il n’a déposé aucun parrainage d’élu.
  9. Bouamiroune Slimane a déposé 55.889 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont 949 validés, 940 rejetés pour non-conformité aux exigences légales et 54.000 formulaires vides. Il a également déposé 2.000 formulaires de parrainage d’élu vides.
  10. Saida Neghza a déposé 665 formulaires de parrainage d’élus, dont 450 valides, 40 rejetés pour non-conformité aux exigences techniques, 7 doublons et 168 rejetés car les élus en question avaient accordé leurs signatures respectives à plus d’un candidat à la fois.
  11. Hebbal Kamel a déposé 466 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont 97 valides et 369 rejetés pour non-conformité aux exigences légales. Il n’a déposé aucun parrainage d’élus.
  12. Chekkar Amor a déposé 26.000 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont 3 valides et 25.997 formulaires vides. Bien évidemment, il n’a déposé aucun parrainage d’élu.
  13. Baba Ahmed Hichem a déposé 57.357 formulaires de signature individuelle d’électeurs, dont 127 valides, 230 ne correspondants pas aux exigences légales et 57.000 formulaires vides. Il a, par ailleurs, déposé 1.000 formulaires de parrainage d’élu dont 999 étaient des formulaires vides et un seul valide.

Ecartée de la liste des candidats, Saida Neghza menace !

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La liste préliminaire des candidats retenus à l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre 2024 a été dévoilée hier, jeudi 25 juillet, par le président de l’Autorité Nationale Indépendante des Élections (ANIE). Seulement trois candidats ont été retenus : l’actuel locataire du palais d’El Mouradia, Abdelmadjid Tebboune, aura en face de lui deux adversaires, l’un représentant le courant « démocrate » de l’opposition et l’autre le courant islamiste.

Aucune femme n’a réussi à figurer sur cette « short-liste ». La présidente de l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP), Mme Zoubida Assoul, a annoncé lors d’une interview accordée au média en ligne Sebq Press qu’elle respectait la décision de l’ANIE et qu’elle n’allait pas introduire de recours auprès de la Cour constitutionnelle. Cette position est en phase avec celle de la présidente de la Confédération Générale des Entreprises Algériennes (CGEA), Saida Neghza. La patronne de cette organisation patronale, qui ne mâche pas ses mots, a dénoncé avec virulence la décision des « autorités » de l’écarter de la course à la magistrature suprême lors d’une conférence de presse tenue quelques instants après les annonces de Charfi.

« Nous avons milité lorsque la Issaba était à l’apogée de sa force. Nous n’avons pas eu peur quand personne n’osait parler à telle ou telle personnalité ; je les ai combattus en direct lors d’interventions avec des chaînes comme Ennahar et Echourouk. Moi, ils ne m’effraient pas et ne me font pas peur », a déclaré d’emblée la femme d’affaires avant de marteler : « Mon droit, je l’aurai, dans le cadre de la loi. Et je l’aurai, qu’ils le veuillent ou non. »

« Je vais reprendre mes droits ! », a-t-elle encore lancé devant son auditoire, avant de marquer une petite pause et de poursuivre : « Sauf, et on sait qu’ils en sont capables, s’ils me tuent ou qu’ils me mettent à la prison d’El Harrach. Mais j’y suis prête et ils ne me font absolument pas peur. Ma vie est derrière moi. Mais je dis et redis une seule chose : tout comme je l’avais dit à Haddad (l’ancien président du FCE, NDLR) en 2014, s’ils touchent à un seul cheveu de mes enfants, je vous précipiterai dans le feu de la géhenne. Et j’ai beaucoup à dire et à révéler. »

Neghza accorde une semaine de délai

Après avoir proféré ses menaces, la patronne a déclaré qu’elle accorde une semaine, le temps que son recours passe par la Cour constitutionnelle. Elle décidera ensuite des mesures à prendre en fonction de la décision de la plus haute instance judiciaire du pays. « J’ai des droits ! J’ai raison et j’ai toutes les preuves nécessaires. Je redemande à l’autorité (l’ANIE, NDLR) : où sont passés les 165 formulaires que j’ai déposés ? Il faut qu’ils me répondent ! », a conclu la présidente de la CGEA.

Pour rappel, Charfi avait annoncé que la candidate à la candidature Saïda Neghza avait déposé 780 formulaires de parrainages d’élus auprès de l’ANIE, mais qu’après l’examen du dossier, son instance n’a trouvé que 655. Parmi ces formulaires 40 ont été rejetés pour non-conformité aux exigences techniques, 7 autres qui étaient des doublons et 168 autres rejetés car les signataires avaient accordé leurs parrainages à plus d’un candidat à la candidature. Sur ce plan, Mme Neghza estime que l’ANIE qui lui a accusé la réception de 780 formulaires, est en contradiction avec elle-même lorsqu’elle « révèle » n’avoir finalement trouvé 655 formulaires.

La malheureuse candidate à la candidature tire à boulets rouges sur l’ANIE et accuse même de dilapidation des deniers publics. « L’autorité a dépensé des milliards de l’argent du contribuable pour créer cette application informatique, censée empêcher qu’un parrainage n’aille à plus d’un candidat à la fois. Nous avons suivi la loi. Et les codes-barres sur mes formulaires prouvent leur authenticité », a-t-elle estimé. « Nous pensions que l’Algérie avait évolué en se dirigeant vers la numérisation. Mais on s’est dirigé vers médiocrité et non pas vers la numérisation ! De quelle numérisation nous parle-t-on ? »

Pour finir, Mme Neghza fait porter à l’ANIE l’entière responsabilité des erreurs en lien avec l’application informatique.