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jeudi 19 février 2026
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Des généraux et colonels limogés au ministère de la Défense

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Deux généraux et deux colonels viennent d’être limogés à la direction des ressources humaines du ministère de la Défense, selon plusieurs sources concordantes. Ces limogeages ont été décidés par le vice-ministre de la Défense nationale, le chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale et Populaire (ANP), Ahmed Gaïd Salah. 

Selon Algérie Part, ces officiers supérieurs sont soupçonnés d’entretenir des liens étroits avec le général à la retraite et candidat aux élections présidentielles, Ali Gehdiri. S’agit-il donc d’une purge opérée par le vice-ministre de la Défense nationale pour priver l’actuel candidat au scrutin présidentiel du 18 avril prochain de ses potentiels soutiens au sein de l’institution militaire ? Fort probable, croient savoir nos sources.

Pour rappel, entre le général Ali Ghediri et le chef d’Etat-Major Ahmed Gaïd Salah, le torchon brûle depuis les publications dans les colonnes du quotidien El-Watan des tribunes de l’actuel candidat aux élections présidentielles. Des tribunes dans lesquelles Ali Ghediri a clairement appelé l’institution militaire a empêcher le 5e mandat d’Abdelaziz Bouteflika.  Ces tribunes ont suscité l’ire du ministère de la Défense qui avait répondu par une lettre incendiaire et menaçante.

 

Source : Algérie Part

Rachid Nekkaz “Je détiens des dossiers de corruption contre des responsables algériens”

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Rachid Nekkaz a assuré qu’il réunissait toutes les conditions nécessaires pour que le Conseil constitutionnel accepte son dossier de candidature à la présidentielle de 2019.

L’ancien candidat à la candidature de l’élection présidentielle de 2014, Rachid Nekkaz a déclaré qu’il détenait plusieurs dossiers de corruption sur des responsables algériens, lors de son passage ce 31 janvier 2019, à l’émission politique Offshore proposée par Radio M et Huffpost Algérie.

« Je travaille dans le domaine de  l’immobilier aux Etats-Unis d’Amérique et en France,  alors je suis au courant de tous les biens immobiliers  des responsables algériens là-bas », a affirmé Rachid Nekkaz. « Ils savent que je détiens des dossiers sur eux dans ces pays.  En plus de cela, je détiens des dossiers  de corruption dans différents domaines, tels que le secteur du gaz, du pétrole et des finances », a-t-il ajouté.

Pour lui, le pouvoir en Algérie est bâti sur « le mensonge et la manipulation de l’opinion publique », ajoutant que « le pouvoir en Algérie a peur des gens qui n’ont pas peur de lui ».

En outre,  Rachid Nekkaz a assuré qu’il réunissait toutes les conditions nécessaires pour que le Conseil constitutionnel accepte son dossier de candidature à la présidentielle de 2019. L’invité d’Offshore explique qu’il est en conformité avec la loi en ce qui concerne la  nationalité et le lieu de résidence durant les dix dernières années.

Il a parlé, entre autres, de la différence entre l’exercice de la politique ici en Algérie et en France. Il a également noté que son combat politique  va se poursuivre ici en Algérie  même après les élections. Par ailleurs, il a promis d’investir économiquement  en Algérie  au moment opportun. « Les autorités ont même refusé de me renouveler mon permis de conduire expiré en 2014, pour entraver mes projets d’investissement», a-t-il soutenu.

 

Par Lynda Abbou

Source : Maghreb Émergent

Les enfants des 5 généraux-majors convoqués par le tribunal militaire de Blida

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L’affaire des 5 généraux-majors qui ont été enfermés à la prison militaire de Blida à la mi-octobre vient de connaître, dans une totale discrétion, un rebondissement majeur. Le tribunal militaire de Blida vient de convoquer les enfants de tous les anciens chefs des régions militaires ainsi que le général-major Menad Nouba, l’ancien patron de la gendarmerie nationale, appris de plusieurs sources sûres. 

Ainsi, le procureur du tribunal militaire de Blida a convoqué officiellement les 4 enfants du général-major Saïd Bey, les 5 enfants du général-major Cherif Abderrazak, les 4 enfants du général-major Habib Chentouf, les trois enfants de l’ancien directeur des finances du ministère de la Défense nationale, Boudjema Boudouaouer ainsi que les 3 enfants de l’ancien chef de la Gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba. Selon nos sources, le procureur du tribunal militaire de Blida va auditionner à partir de lundi 4 février prochain  les enfants, filles et garçons, de ces anciens puissants généraux en tant que témoins dans le cadre des poursuites judiciaires enclenchées à l’encontre de leurs parents pour « enrichissements illicites ».

Ces convocations relancent ainsi cette troublante affaire des généraux-majors. Une affaire sur laquelle peu d’éléments filtrent. Un dossier qui fait l’objet d’une opacité intrigante puisque l’Etat algérien ne veut absolument rien communiquer sur ce sujet.

Pour rappel, suite à “une décision du président de la République”, l’ordre a été donné  de remettre en liberté provisoire le 5 novembre 2018 les 5 généraux-majors et l’officier incarcérés le 14 octobre 2018 à la prison militaire de Blida.

L’ancien chef de la Gendarmerie nationale, le général-major Menad Nouba, l’ancien chef de la 1re Région militaire, le général-major Habib Chentouf, son homologue de la 2e Région, Saïd Bey, celui de la 3e région, Abderrazak Chérif, l’ancien directeur des finances du ministère de la Défense nationale, Boudjema Boudouaouer, ainsi que le responsable des renseignements du secteur opérationnel d’Oran ont été incarcérés le 14 octobre dernier après une audition qui avait duré presque toute la journée. Le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida avait retenu des chefs d’inculpation de “corruption”, de possession de “biens mal acquis”, d’“abus d’enrichissement illicite”.

 

Source : Algérie Part

 

Le Conseil National du RCD dit non à la Présidentielle

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Le Conseil national du RCD a tranché ce vendredi et annoncé, sans surprise, son refus de prendre part à l’élection du 18 avril.

Réuni, en session ordinaire, le Conseil national rejette “cette énième opération de désignation d’un Chef de l’Etat” et “met en garde contre la tentation d’un règlement de comptes entre chapelles politiques par institutions interposées”.

Le CN Charge le Secrétariat national de finaliser un appel en vue d’un rassemblement le plus large possible afin de mobiliser “les citoyens et les forces vives du pays autour de l’impératif d’un nouveau départ, qui restitue la parole au peuple dans un Etat où la liberté, la sécurité, l’égalité en droits et l’égalité des chances ne relèvent plus d’un mythe.”

Salim Mesbah

Source : Huffpost Algérie

Le mensonge de l’APS en faveur du régime sur l’AADL de Tizi Ouzou

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Algérie Presse Service (APS), cette agence officielle d’information qui est censée rapporter l’information fidèlement au citoyen algérien sans calculs, ni intérêts, ni mensonge, mais lors de la visite du ministre de l’habitat à Tizi Ouzou, hier, jeudi 31 janvier 2019, elle a rapporté un chiffre erroné qui ne peut nullement être une simple erreur, mais juste pour glorifier d’une manière mensongère loin de tout éthique le pouvoir en place.

L’APS a rapporté : nous citons : « Intervenant, lors d’une cérémonie de remise de 1 300 décisions pré-affectation de logements AADL et de 400 aides à l’habitat rural, organisée au siège de la wilaya, le ministre a expliqué que ce programme touche différents segments« .

Après qu’ADN news a contacté les membres de l’association des souscripteurs aux logements ADL de Tizi Ouzou, ces derniers nous ont fait un démenti catégorique en précisant que le ministre n’a distribué que 40 pré-affectation et non 1300.

Jusqu’à quand les institutions étatiques continueront-elles à venir au secours du pouvoir en place aux dépens de l’intérêt des citoyens ?

Pourquoi cette agence a-t-elle accepté de jouer sa carte de fiabilité ?

Est-ce que les ordres lui sont-ils venus d’en haut ou c’est juste de sa propre initiative pour caresser le pouvoir au sens du poil ?

La rédaction 

 

Secousse tellurique de 3 degrés dans la wilaya de Béjaïa

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Une secousse tellurique d’une magnitude de 3 degrés sur l’échelle de Richter a été enregistrée vendredi à 9h04 à Béni-Ksila dans la wilaya de Béjaïa, indique le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué.

L’épicentre du séisme a été localisé à 15 km au sud-est de Béni-Ksila, précise la même source.

APS

Le RND souhaite une nouvelle candidature du Président Bouteflika

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Le Rassemblement national démocratique (RND) a exprimé, jeudi à Alger, par la voix de son secrétaire général, Ahmed Ouyahia, une « forte espérance », de voir le Président Abdelaziz Bouteflika annoncer sa candidature pour l’élection présidentielle du 18 avril 2019, affichant la disponibilité de son parti à animer la campagne électorale en sa faveur.

 

S’exprimant à l’ouverture de la 6ème session ordinaire du Conseil national du RND, M. Ouyahia a indiqué qu’il y a « des défis qui exigent davantage de mobilisation », exprimant son souhait de voir le Président Bouteflika « se porter candidat » et que le choix des Algériens soit « souverain ».

Il a également appelé à « la conjugaison des efforts et au rapprochement de toutes les forces nationales afin d’aboutir à un consensus national », estimant que  « l’Algérie a besoin d’unifier ses rangs pour faire face aux différents défis ».

Le SG du RND a mis l’accent à cette occasion sur la conduite de « réformes courageuses et profondes dans tous les domaines », lesquelles « ne seront pas source de rupture avec les principes fondamentaux du pays, mais garantiraient

la pérennité ».

Par ailleurs, M. Ouyhia affirmé que le RND « a besoin de plus de travail et de mobilisation, dans la mesure où il est devenu aujourd’hui une force politique homogène qui développe un discours politique marqué par la constance depuis 23 ans, interdisant à quiconque de qualifier le RND de parti d’opposition ».

APS

Des jeunes lancent un appel pour le changement du système

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Un collectif de jeunes algériens, qui se disent “profondément inquiets” pour l’avenir de l’Algérie, a lancé un appel sur Facebook. S’adressant aux dirigeants de ce pays, ils leur demandent de renoncer “au statu quo qui nous condamne dans une infernale fuite en avant. Écoutez la voix des jeunes et des citoyens qui auront à construire l’Algérie de demain.”

Appel des jeunes engagés pour l’Algérie

Nous, jeunes citoyens engagés, signataires de la présente lettre, sommes profondément inquiets pour l’avenir de notre pays.

À la veille d’une échéance politique importante, la prolongation du statu quo constitue un réel danger pour l’Algérie. Un changement structurel de système est nécessaire, dans les plus brefs délais.

Cet appel est un cri de colère et d’espoir qui doit interpeller toutes les Algériennes et tous les Algériens sur la nécessité de prendre leur destin en main.

Notre pays s’enlise dans une crise multidimensionnelle. Les jeunes, qui représentent 70% de la population, sont les premiers à en souffrir. Le chômage touche plus d’un jeune sur trois. La politique économique paupérise les citoyens. Les inégalités se creusent. La ​harga ​et la fuite des cerveaux augmentent d’une manière spectaculaire. La corruption et la généralisation de la ​hogra affaiblissent la confiance des citoyens envers la chose publique. Le malaise économique, social et culturel, aggravé par une paralysie politique destructrice, est visible à tous les niveaux.

Sur le plan international, l’Algérie, autrefois symbole de résistance et de grandeur, est devenue inaudible et porteuse d’une image indigne de son histoire.

Dans ce contexte alarmant, nous, jeunes citoyens engagés, avons la profonde conviction qu’il est indispensable et salutaire d’entendre l’exigence de liberté, de justice et de dignité des citoyens algériens. Le changement passe par des ruptures inévitables.

Notre société est en mesure de prendre son destin en main et de construire son pays dans la paix et la sécurité. L’heure est à l’émergence des forces vives et positives, piliers d’une Algérie démocratique, moderne et prospère.

Nous, jeunes citoyens engagés, sommes aussi conscients que notre génération doit assumer ses responsabilités et faire face aux innombrables défis de demain tels que la transition énergétique, la croissance démographique, le retard scientifique et technologique, et le réchauffement climatique pour ne nommer que cela. Le compte à rebours est bien avancé. Chaque jour d’immobilisme est un temps perdu pour notre pays.

À la jeunesse algérienne,

Il est primordial de croire qu’un avenir autre est possible. Face au désespoir et au désarroi ambiant, nous ne devons pas abdiquer. Il nous faut redoubler d’efforts citoyens, d’engagements politiques, et faire converger nos forces pour bâtir l’Algérie de demain.

Malgré les innombrables restrictions, beaucoup de jeunes, vivants en Algérie ou à l’étranger, évoluent déjà au sein de leurs propres espaces d’expression et de création. En assumant leurs droits et leurs devoirs citoyens, ils savent pertinemment que le changement est un projet collectif, essentiel pour le pays et les générations futures.

À ceux qui gouvernent l’Algérie,

Renoncez au statu quo qui nous condamne dans une infernale fuite en avant. Écoutez la voix des jeunes et des citoyens qui auront à construire l’Algérie de demain.

À toutes les Algériennes et à tous les Algériens,

Ayons le courage d’ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire nationale, celui de l’État de droit et de la démocratie.

Algérie, 29 janvier 2019

Les Signataires

– Lynda Abbou, journaliste
– Yanis Adjlia, activiste
– Fouzi Beggah, docteur en pharmacie – Okba Bellabas, avocat
– Zakaria Benlahrech, avocat
– Kahina Bouchefa, psychologue et professionnelle en enseignement supérieur
– Yasmine Bouchene, journaliste
– Adel Boucherguine, journaliste
– Mohamed Nadjib Boukersi, docteur en pharmacie
– Lamia Saad Bouzid, activiste politique
– Mehdi Brahimi, data scientist, docteur en ingénierie
– Amina Afaf Chaieb, cheffe d’entreprise et activiste politique
– Mehdi Cherifi, citoyen algérien
– Islam Amine Derradji, politiste et chercheur-universitaire
– Tin Hinan El Kadi, chercheuse en sciences sociales
– Raouf Farrah, analyste politique et chercheur-universitaire
– Mehdi Hachid, artiste visuel et ingénieur en communication
– Mohand Hadadou, animateur associatif et militant politique
– Abdel Moumene Khelil, défenseur des droits de l’Homme
– Amine Labter, journaliste
– Slimane Mouh, défenseur des droits de l’Homme
– Aissa Rahmoune, avocat et défenseur des droits de l’Homme
– Abderrahmane Salah, avocat
– Madjid Serrah, blogueur et militant associatif
– Yasmine Tafat, Chef de Projet Clinique International

De l’État-nation et de ses peuples 

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J’ai apprécié la qualité des débats suite à mon post relatif aux Algériens qui ne s’aimaient pas.

Comme j’ai pu relever une confusion dans les concepts d’État Nation, des Peuples et d’Ethnies, je vais préciser ma pensée en des termes simples sans recourir à Cheikh Larousse.

Un État-nation est par définition la réalité géographique d’un territoire limité à ses frontières.

Il est doté d’un gouvernement, d’une administration et d’éléments distinctifs de son identité nationale tels le drapeau et l’hymne national et le cas échéant d’une loi suprême constitutionnelle.

Ce territoire ainsi spécifié a un nom et des habitants appelés globalement peuple au singulier ou avec un « S » à la fin s’il y en a plusieurs comme c’est souvent le cas.

Remarquez que je n’ai pas parlé d’Ethnies, ni de Religions, ni de Cultures… ces éléments n’étant pas nécessaires à la constitution numérique d’un Peuple qui a surtout besoin d’un récit historique commun qui définisse son identité matricielle.

C’est pourquoi les États Nations comme l’Espagne, la Suisse, la Belgique, la France, l’Italie pour ne citer que nos voisins du Nord sont dotés officiellement d’un Peuple citoyen, mais ils sont en fait constitués de plusieurs Peuples identitaires.

Wallons, Flamands, Corses, Bretons, Catalans, Sardes, Siciliens, etc. sont des Peuples cohérents par tous les éléments constitutifs propices à l’union (histoire, langue, culture, us et coutumes….)

C’est pourquoi on retrouve dans ces Peuples des mouvements indépendantistes au nom du « droit inaliénable de disposer. D’eux-mêmes  » reconnu et garanti par la Charte des Nations Unies.

Il nous faut admettre pour une meilleure compréhension de l’incohérence algérienne que, par exemple, les Kabyles tout comme les Chaouis sont des Peuples matriciels.

Cela est si vrai que le Congrès de la Soummam, en 1956, avait une option fédéraliste de l’Algérie indépendante.

À preuve, le territoire avait été découpé en six wilayas. La wilaya trois historique correspondant à la Kabylie, la une aux Aurès et qu’Alger était Zone autonome préfigurant une future Capitale fédérale.

Il serait temps de réfléchir à une déconcentration des pouvoirs, à une décentralisation de l’administration et de l’économie, à une décongestion de la démocratie, en bref à une Fédéralisation bienvenue pour réconcilier les Algériens entre eux et avec le désir de vivre ensemble.

Ce n’est que mon point de vue …certainement discutable, mais en aucun cas condamnable.

Saïd Yahia Chérif

 

Qui veut assassiner la culture à Bejaia ?

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« L’interdiction de faire des conférences à la bibliothèque principale persiste.

Le directeur de la culture veut liquider le café littéraire de Bejaïa

Les portes de la bibliothèque principale sont toujours fermées pour le café littéraire de Bejaïa malgré l’engagement pris récemment par son directeur de mettre à notre disposition la salle de conférences de cet établissement. Plusieurs demandes d’organisation de nos activités ont été introduites sans suite. Cependant, l’origine du blocage est ailleurs. Il se situe à la direction de la culture. Depuis le mois d’avril 2018, le directeur de la culture s’oppose sournoisement à nos activités en instruisant discrètement le directeur de la bibliothèque de nous refuser l’accès à la salle de conférences de la manière la plus illégale qui soit. Il s’agit d’une censure qui ne dit pas son nom. C’est pourquoi d’ailleurs le directeur de la culture se cache derrière le responsable de la bibliothèque pour le jeter en pâture auprès de l’opinion publique si des réactions de condamnation venaient à s’exprimer.

Nous ne sommes pas dupes. Il y a une ferme volonté chez le directeur de la culture de liquider le café littéraire. Ce fonctionnaire de l’État payé par l’argent du contribuable pour développer la culture a-t-il le droit de se comporter en destructeur d’une activité culturelle qui est aujourd’hui à sa onzième année d’existence et qui a largement contribué à remettre sur son piédestal le livre, la lecture et le débat d’idées ?

Ce directeur dont on ignore encore les réalisations en matière de projets culturels dans la wilaya de Bejaïa, a eu, quelques mois seulement après son installation, de graves démêlés avec des associations culturelles de la ville de Bejaïa suite à une opération douteuse de la reconversion de l’école des beaux-arts, affiliée à l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Alger, en une école de musique, annexée à celle de Bouira. Tout le monde reste encore intrigué par cette injustifiable reconversion.

Le café littéraire ne restera pas sans réaction face à cette injustice. Il continuera à défendre son droit à exercer librement ses activités dans des établissements culturels publics destinés à cet effet. Il organisera dans les jours qui viennent un rassemblement public pour dénoncer toutes ces entraves, mais il interpellera aussi les associations, les écrivains, les artistes sur les restrictions de nos libertés, la privatisation des établissements culturels par des bureaucrates véreux, la propulsion de l’affairisme culturel, l’absence d’une animation culturelle régulière et de qualité…

L’état de la culture à Bejaïa est des plus déplorables. Il n’y a pratiquement plus de théâtre, ou rarement. Le théâtre amateur est banni des tréteaux. Les sites historiques se dégradent. Les bibliothèques sont mal loties et… ferment le week-end. La cinémathèque est aussi fermée les vendredis. Bejaïa, ville d’histoire comme l’atteste ses monuments historiques, est à ce jour… sans musée.

Quand des initiatives citoyennes sont prises pour insuffler une vie culturelle dans la cité, on dresse une infinité d’obstacles pour les décourager. Les pouvoirs publics veulent exercer un monopole quasi absolu sur l’action culturelle en choisissant de s’associer avec tous les pirates de la culture. Résultat des courses : la médiocrité culturelle a atteint un degré de développement tel qu’elle est considérée comme une norme que tout le monde doit suivre. Au lieu de tirer la sonnette d’alarme, les élus préfèrent, pour la plupart d’entre eux, tourner le dos à la culture.

Aujourd’hui, au lieu de continuer à assister passivement à la dégénérescence et la dépravation de la culture, il y a nécessité de nous mobiliser, de nous organiser pour mieux porter le flambeau de la renaissance culturelle dont nous nous devons se donner comme objectif principal. Si l’on considère que la culture est un véritable facteur de développement humain, et qu’elle doit par conséquent trouver son meilleur accomplissement dans la liberté, il ne nous restera alors que de se s’impliquer pleinement pour contribuer à rendre notre société à faire siennes les valeurs universelles de progrès, de modernité et de citoyenneté.

 

Le café littéraire de Bejaïa

Lundi 28 janvier 2019″