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dimanche 22 février 2026
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L’extermination de l’outarde. Un crime doublé d’un privilège accordé par Bouteflika aux Émirs du Golfe

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En répétant à l’envi qu’ils sont les garants de la stabilité de l’Algérie, les dirigeants actuels de l’armée algérienne nous obligent à leur rappeler qu’il n’ont même pas été capables de protéger ce volatile en voie de disparition qu’est l’outarde houbara, en organisant eux-mêmes, au profit des émirs saoudiens et autres émiratis dégénérés, des parties de chasse privées ou plus exactement des massacres écologiques, sous la protection rapprochée de l’armée ! Allah idhelkoum.


La chasse à l’outarde en Algérie, ne se fera plus sans l’accord direct et exclusif du président Bouteflika. C’est ce que croit savoir le journal arabophone d’El khabar par l’intermédiaire de sources « très informés »

L’article révèle que par le passé, outre la présidence, plusieurs organismes (étatique ou non) et individus haut placés, invitaient des personnalités venues du Golfe arabique dans le cadre d’actions « diplomatiques » qu’on nomme sournoisement « invitation de courtoisie », dont le but n’est autre que la chasse de cet oiseau endémique menacé d’extinction.

Le privilège de tuer l’outarde, reviendrait désormais aux invités de marque du président de la République qui sont les familles royales des pays du Golfe, leurs ministres et diplomates.

Une espèce pourtant protégée en Algérie !

Pour rappel, l’outarde houbara, ce grand oiseau de la famille des Otididae (outardes), qui vit dans les régions arides en Afrique du Nord, est protégée par des conventions internationales et en Algérie par le décret n°083-509 du 20 août 1983 renforcé par l’arrêté du 17 janvier 1995. Elle est inscrite depuis 2004, sur la « liste rouge » des espèces en voie de disparition, par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), et l’a classée « vulnérable ». L’outarde houbara est également mentionnée en Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ainsi qu’en Annexe I de la Convention sur les Espèces Migratrices (CMS) (1). La chasse outrancière de cette espèce par les fauconniers arabes venus du golfe a provoqué leur quasi-disparition, non seulement en Algérie, mais dans l’ensemble de l’Afrique du Nord.

Des centres de conservations émiratis ont relâché quelques outardes pour…mieux la chasser :

Outre la chasse de l’outarde à l’état sauvage, dont ils sont friands, les Émirs arabes, sous couvert d’actions écologiques de réintroduction, ont poussé leur logique perfide jusqu’à créer des centres d’élevage, dans l’unique but de les relâcher pour ensuite les chasser. C’est ainsi qu’en 2008, une centaine d’outardes, ont été relâchées dans le désert algérien, puis chassées rien que pour le plaisir.

En 2012, pas moins de 1000 outardes qui ont été relâchées, près de Debbouche, à un millier de kilomètres au sud-ouest d’Alger, par le Centre émirati de reproduction d’oiseaux pour la conservation (EBBCC), puis disséminés aussitôt par ces mêmes Émiratis. « Le but final de ce projet est de démultiplier le nombre d’oiseaux afin de pouvoir organiser la chasse pour les Émiratis, car il s’agit d’un folklore dont ils ne peuvent se passer », expliquait à l’époque, à l’AFP, Said Echanti, l’un des responsables du projet.

Les oiseaux sont élevés par l’EEBCC dans un centre de reproduction de la région (la wilaya d’El Bayadh), et sont munis d’émetteurs permettant de les retracer par GPS, pour pouvoir les traquer par la suite.

Un prince saoudien tue 2000 outardes en une seule partie de chasse au Pakistan !

Quelques outardes introduites, ne peuvent renverser la tendance baissière de leur nombre, sachant qu’en une seule partie, les Émirs chasseurs peuvent en tuer des milliers. La voracité de ces Émirs, fait craindre le pire à notre faune nationale.

En 2014, la presse mondiale, alerté par un responsable du ministère des forêts de la province instable du Baloutchistan (sud-ouest du Pakistan), s’était indignée d’apprendre que le prince « Fahd Bin Sultan et son entourage ont utilisé des faucons spécialement dressés pour abattre de petites outardes houbara lors d’une chasse de seulement trois semaines ». « Mais le prince a tué à lui seul 1977 oiseaux et les personnes qui l’accompagnaient 123 », révélait à l’AFP (2), le responsable des forêts qui a préféré garder l’anonymat par peur de représailles.

Un braconnage sous escorte militaire !

Le plus étrange dans l’affaire est que des témoins, parlent de convois de 4×4 des Émirs arabes, escortés par des véhicules de la gendarmerie algérienne qui préfèrent chasser l’outarde sauvage. En 2012, le braconnage du ministre de l’Intérieur saoudien, Nayef Ben Abdelaziz, dans la région de Biskra, « qui était accompagné d’une délégation d’une cinquantaine de personnes dont des proches, amis et personnalités de la péninsule arabique », avait suscité l’indignation des habitants et de la presse nationale (3).

Alors que la chasse de ces espèces d’oiseaux est interdite au commun des mortels, les invités de marque du président, eux, jouissent d’un passe-droit tout particulier, leur permettant de transgresser les lois en toute impunité. Protection rapprochée, moyens logistiques de repérages, dîner à la belle étoile, guides, cuisinier…etc. Rien n’est jamais de trop pour satisfaire l’appétit vorace des Émirs voyous et de toutes leurs smalas.

Outre l’outarde, plusieurs espèces menacées d’extinction, sont sujettes au braconnage « légal » des invités du président Bouteflika. Il s’agit du guépard de l’Ahaggar, de la gazelle de Dorcas, et même du Fennec, l’emblème de toute une nation. Selon les estimations de l’année 2000 de Birdlife International, une association ornithologique, il ne resterait que 10 000 outardes en Afrique, dont 50 % en Algérie.

Par Hebib Khalil
Source Librepenseur

2500 années de présence juive en Afrique du Nord, un monde qui s’éteint

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Juif originaire de Libye en prière dans une ancienne synagogue de Tripoli, aujourd’hui à l’abandon. 38 000 juifs libyens ont été expulsés par le colonel Kadhafi en 1969. La plupart des synagogues du pays ont été détruites ou converties en mosquées. (SUHAIB SALEM / X90014)Par Michel Lachkar – Rédaction Afrique – France Télévisions

Mis à jour le 09/06/2019 | 13:02 – publié le 09/06/2019 | 11:16

Les traces d’une présence juive sur les côtes méditerranéennes de l’Afrique remonte à la haute Antiquité. Elle précède d’au moins neuf siècles la conquête arabe et l’islamisation de l’Afrique. 

On retrouve les premières traces d’une présence juive à Carthage (aujourd’hui la banlieue de Tunis), ville fondée par les Phéniciens au VIIe siècle avant J.-C. Quatre siècles plus tard, cette cité portuaire florissante devient une rivale de Rome en termes de commerce, de richesse et de population. Non loin de Carthage, les juifs de Djerba arrivent au VIe siècle avant J.-C., fuyant la Judée après la destruction du Premier temple par Nabuchodonosor. C’est en 586 avant J.-C. à Djerba, où quelques milliers de juifs trouvent refuge, que commence la construction de la plus vieille synagogue du continent africain (la Ghriba).

Stèle funéraire écrite en grec, épitaphe d\'un rabbin nommé Caecilianos, retrouvée dans les ruines de Volubilis, près de la ville marocaine de Meknès. Ces ruines romaines datent du Ier siècle avant J.-C.
Stèle funéraire écrite en grec, épitaphe d’un rabbin nommé Caecilianos, retrouvée dans les ruines de Volubilis, près de la ville marocaine de Meknès. Ces ruines romaines datent du Ier siècle avant J.-C. (MANUEL COHEN / MANUEL COHEN)

Les juifs arrivent à Carthage avec les Phéniciens… et les Romains

Des mosaïques représentant des chandeliers à 7 branches (symbole du judaïsme) ont également été découvertes dans une villa (lors de travaux de voirie) à 110 km au sud de Tunis. Selon les archéologues, ces vestiges constituent une preuve supplémentaire d’une présence juive dans la région de Cap Bon entre le IVe et le Ve siècle avant J.-C.

Le premier compte-rendu historique évoquant la présence de juifs dans une région à l’ouest de l’Egypte apparaît dans l’œuvre de Flavius Josèphe. L’historiographe romain écrit dans La guerre des juifs qu’au IIIe siècle avant J.-C., 100 000 juifs furent déportés d’Israël en Egypte. De là, ils se rendirent en Cyrénaïque (est de la Libye actuelle) et probablement plus à l’Ouest.

Dans ces régions, ils « côtoyèrent » durant plusieurs siècles les populations berbères, qu’ils ont parfois même judaïsées. Cette population « judéo-berbère » longera l’Atlas saharien pour finalement se fractionner et se fixer au Mzab, au Touat, Tafilalet, Dra’ et Sous (sud algérien et marocain d’aujourd’hui).

A partir du IVe siècle, le christianisme devient religion de l’empire romain. Il relègue dès lors le judaïsme au nord et au sud de la Méditerranée. Cependant, des communautés juives subsistent dans les périphéries de l’empire.

Saint Augustin témoigne de la présence juive au Maghreb

Tertullien, puis Saint Augustin, témoignent à plusieurs reprises de la présence juive au Maghreb, dans de grandes discussions théologiques et liturgiques qui les opposent au judaïsme au sud de la Méditerranée (mais qui les rapprochent aussi face « aux païens »).

Ils évoquent notamment dans leurs écrits « le prosélytisme juif » (de cette époque) envers les Berbères « qu’ils judaïsent en masse ». Ces judéo-berbères et ces chrétiens opposeront par la suite une farouche résistance à l’envahisseur arabe. Ibn Khaldoun, le grand historien arabe du XVe siècle, relate que « lorsque les armées venues d’Arabie ont pénétré en pays berbère, de nombreuses tribus berbères étaient influencées par le judaïsme. (…) Une partie des Berbères pratiquait le judaïsme, religion qu’ils avaient reçue de leur puissants voisins, les israélites de la Syrie. Parmi les Berbères juifs, on distinguait les Djeroua, tribu qui habitait l’Aurès et à laquelle appartenait la Kahina, femme qui fut tuée par les Arabes à l’époque des premières invasions (VIIe siècle). »

Les tout premiers habitants juifs du Touat et Gourra (situées à la frontière algéro-marocaine) seraient arrivés plus tard, au IXe siècle, en provenance de Mésopotamie. La réalisation de foggaras (canalisations d’eau souterraines qui évitent l’évaporation) au Touat en témoigne, selon les archéologues. C’est également par la littérature talmudique, que les historiens peuvent aujourd’hui retracer les différentes communautés juives dispersées autour de la Méditerranée. Les rabbins sont engagés dans des correspondances et des discussions juridiques et religieuses qui traversent l’ensemble du Maghreb. 

Les Almohades détruisent le judaïsme maghrébin

En 1147, les Almohades s’emparent du Maghreb et de l’Andalousie et sont sans pitié envers ceux qui refusent de se convertir à l’islam. Ils ne leur laissent le choix qu’entre la conversion à l’islam et la mort, ce qui, après un siècle de persécutions, entraîne la disparition de nombre de communautés juives. Les grandes villes comme Kairouan sont alors interdites aux juifs, qui se réfugient dans les régions isolées.

Le rabbin Abraham Ibn Ezra (1092-1167) originaire de Cordoue énumère, après une longue traversée de l’Afrique du Nord, l’étendue du désastre qui frappe les juifs de Kairouan, Sfax, Gabès et Meknès, massacrés juste avant ceux de Fès et Marrakech. « Avant la destruction de sa communauté juive par les Almohades vers 1150, Sijilmassa, située dans le Tafilalet au carrefour des caravanes, était un centre important de la civilisation juive. (…) Une cité de sages et d’études talmudiques qui maintenait une correspondance avec les Yéchivas de toute la Méditerranée », relate le rabbin andalou. Au XIIe siècle, le judaïsme maghrébin manque de disparaître. 

Hassan el-Wazzan, dit Léon l’Africain, de passage dans le « sud algérien », annonce que l’aventure du petit royaume juif saharien du Touat a été brutalement interrompue en 1492 par un prédicateur musulman venu de Tlemcen, scandalisé de voir à Tamentit des « juifs arrogants »auxquels n’est pas appliqué, comme dans le reste du Maghreb, le statut (infamant) des dhimmis (minorités du Livre soumises aux vexations et à la dîme). Ce prédicateur ordonne la destruction des synagogues de Tamentit et le massacre des juifs, promettant 7 mithqals d’or par tête de juif assassiné. Les rares rescapés se partageront entre une adhésion à l’islam et un exode massif à travers le Sahara, tant vers le Nord que vers le Sud… Certains, chrétiens persécutés compris, se réfugieront en Castille et en Aragon, en Sicile, d’autres sans doute dans la région de Tombouctou (actuel Mali).

Le judaïsme revit en Afrique du Nord grâce à l’arrivée massive des juifs espagnols et portugais, chassés par les persécutions de l’Inquisition, sur les côtes du Maroc et d’Algérie. Ce qui reste des communautés juives du Maghreb sera grossit par ces expulsés d’Espagne et du Portugal, entre les XVe et XVIe siècles. Les familles portant les noms de Toledano, Cordoba, Berdugo témoignent de ces racines ibériques.

Cimetière juif de Tanger (nord du Maroc), où sont enterrés les nombreux juifs expulsés d\'Espagne et du Portugal entre les XVe et XVIe siècles.
Cimetière juif de Tanger (nord du Maroc), où sont enterrés les nombreux juifs expulsés d’Espagne et du Portugal entre les XVe et XVIe siècles. (CREATIVE TOUCH IMAGING LTD / NURPHOTO)

Les juifs expulsés d’Espagne sauvent le judaïsme nord-africain

Cette élite érudite d’éducation andalouse finit par imposer sa suprématie culturelle et économique aux juifs du Maghreb. Parlant plusieurs langues, ces négociants sont en contact avec les autres ports de la Méditerranée. Ces juifs espagnols se distinguent parfois des juifs « indigènes », comme à Tunis, où ils forment une communauté à part. En Tunisie, on retrouve les familles Lumbroso, Cartoso, Boccara, Valensi venues pour la plupart de Livourne, en Italie.

Des quartiers juifs séparés existent un peu partout au Maghreb, notamment au Maroc (mellah). En passant à la fin du XVIe siècle sous l’administration ottomane de Souleymane le Magnifique, les choses iront alors un peu mieux pour les juifs du Maghreb.

La colonisation française à partir de 1830 finit de détacher les juifs de leurs voisins musulmans. La « France des Lumières et républicaine », plus protectrice que l’islam, libère les juifs de leur statut inférieur (dhimmis) de servitude. Le décret Crémieux accorde la nationalité française aux juifs d’Algérie en 1870. Désormais français, ils vont combattre durant la guerre de 14-18 aux Dardanelles ou au Chemin des dames.

La fin d’une histoire

Beaucoup quittent le Maroc et la Tunisie en 1948 pour Israël, d’autres préfèrent le Canada ou les Etats-Unis. La plupart des juifs d’Algérie seront « rapatriés » en France métropolitaine où ils n’ont, le plus souvent, jamais mis les pieds. Les derniers contingents seront « chassés » par les indépendances algérienne, marocaine et tunisienne dans les années 60. Moins de 5000 juifs vivent aujourd’hui au Maroc, en Algérie et en Tunisie… Ils étaient encore près de 700 000 dans les années 50.

Ce judaïsme nord-africain a aujourd’hui quasiment disparu. Il survit encore dans la tête de quelques témoins vivants. Comme le disait Paul Valery,« nous savons que les civilisations sont mortelles ». La vieille culture juive du monde arabe est sur le point de s’éteindre définitivement.

Source franceinfo: Afrique

Le fils d’un wali à un policier : « Je t’enlèverai ton uniforme »

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Le fils d’un wali serait en phase de passer devant le juge, à Marrakech, pour avoir offensé un policier dans l’exercice de ses fonctions. Il est poursuivi en état de liberté.

Le procureur du roi aurait ordonné que soit présenté devant le juge Karim Dardouri, fils du Wali Mohammed Dardouri, nommé en 2018, par le roi, wali, chargé de la Coordination Nationale de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). C’est une information du média Kech24.

La même source précise que Dardouri (Karim) était en compagnie de deux personnes, en état d’ébriété (ses deux compagnons, non lui, dit le média), et qu’il a menacé le policier de le faire suspendre de ses fonctions alors qu’il quittait La Mamounia.

Ses paroles valent le détour : « Ma araftinich chkoun ana ? Gha nhayed lik lkaswa ». Ce qui signifie : « Tu ne sais pas qui je suis ? Je t’enlèverai ton uniforme ».

Les forces de l’ordre se sont alors précipitées sur les lieux afin d’arrêter les trois acolytes et les ont placés en garde à vue. Le procureur a suite à cela décidé de poursuivre le fils du wali en état de liberté alors que ses deux compagnons sont, eux, poursuivis en état d’arrestation. Car ils étaient ivres, explique le média.

L’audience du tribunal est prévue le 18 juin et Kech24 précise autre chose : « Le wali Dardouri est arrivé précipitamment à Marrakech quand il a été informé des faits et quand il a su que le parquet général était impliqué dans l’affaire, cela pour essayer de réparer les dégâts de son gâté de fils ».

Source bladi.net

Tahkout et plusieurs membres de sa famille mis sous mandat de dépôt

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L’homme d’affaires Mahieddine Tahkout et plusieurs membres de sa famille ont été placés très tôt ce lundi matin sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed, a indiqué Me Khaled Bourayou, membre du collectif des avocats de l’homme  d’affaires.

Outre Mahieddine Tahkout, deux de ses frères Rachid et Hamid ainsi que son fils Bilal ont été mis sous mandat de dépôt par le juge d’instruction. « C’est effroyable. Je suis atterré, on a mis toute une famille en prison », a déploré Me Bourayou dans une déclaration à TSA ce lundi. « On a passé toute la nuit dans l’instruction pour arriver à un tel résultat. Il s’agit de la décapitation de toute une famille par une décision de justice », s’est ému l’avocat.

Selon l’agence officielle, les membre de la famille Tahkout sont poursuivis dans des affaires liées à l’obtention d’indus privilèges par des cadres de l’Officetsa national des œuvres universitaires (Onou) et du ministère des Transports dans l’affaire liée aux œuvres universitaires ainsi que par des cadres du ministère de l’Industrie et de l’Agence nationale de développement de l’Investissement (Andi), dans une autre affaire liée à la société CIMA Motors. Plusieurs hauts fonctionnaires de ces instances ont comparu à ses côtés. Plusieurs ex-hauts responsables, dont l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, les ex-ministres Youcef Yousfi, Abdelkader Zaâlane, l’ex-wali d’Alger Abdelkader Zoukh et l’actuel ministre du Tourisme Abdelkader Benmessaoud, ont également été entendus pendant plusieurs heures par le juge d’instruction, avant de quitter le tribunal libres. Le directeur de l’Etusa ferait également partie des nombreux cadres entendus par le juge.

Par  Yacine Babouche
Source TSA

Affaire Ali Haddad : le DJS de Tizi-Ouzou sous mandat de dépôt

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Le directeur de la Jeunesse et des Sports (DJS) de la wilaya de Tizi-Ouzou, Abderrahmane Iltache, a été mis sous mandat de dépôt après son audition par le juge d’instruction, et ce, dans l’affaire ayant conduit à l’incarcération de l’ex-patron de l’ETRHB et ex-président du Forum des chefs d’entreprise, Ali Haddad, rapporte le quotidien algérien El Watan.

Cette décision concerne les nombreux contrats obtenus par l’ancien homme fort du patronat algérien dans différents secteurs, notamment celui de la Jeunesse et des Sports, impliqués dans la réalisation du stade 50’000 places de Tizi Ouzou, destiné à la JS Kabylie.

Pour rappel, plusieurs cadres de ce secteur à Tizi Ouzou ont récemment été auditionnés sur le projet du stade de 50’000 places, particulièrement son octroi au groupement international dirigé par l’ETRHB de Ali Haddad à un prix prohibitif et l’immense retard dans sa réalisation. Ce retard ayant provoqué de fortes réévaluations atteignant le coût faramineux de 50 milliards de dinars.

L’incarcération de Ali Haddad continue à faire des vagues, particulièrement parmi les hauts responsables de l’État, à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Dans cette affaire, les dossiers de deux ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, de huit ministres et de deux walis (Alger et El Bayadh) ont été transférés par la cour d’Alger vers la Cour suprême pour des transactions et des contrats en violation de la législation.

Dans la même affaire, une quinzaine de cadres de l’État algérien, notamment des directeurs centraux au niveau de plusieurs ministères, dont les Ressources en eau, la Jeunesse et les Sports, l’Industrie et les Travaux publics ont été inculpés à ce jour et placés sous contrôle judiciaire.


Photo d’illustration : vue aérienne du nouveau stade de Tizi-Ouzou réalisé par l’entreprise de Ali Haddad [ETRHB]

Aylan B

ObservAlgérie

Contribution. Lettre ouverte au peuple algérien

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Aucune armée au monde ne peut s’opposer à ta soif de liberté

Peuple algérien, tu es Magnifique ! Laisse-moi te dire combien je t’aime, laisse-moi te dire combien je t’admire ! Laisse-moi te dire que je n’ai jamais douté de ta grandeur ! Je l’ai souvent écrit, je l’ai souvent dit quand je pouvais prendre la parole. Par la force des choses, je vis loin de toi depuis près de 15 ans. Mais durant toute cette période, je n’ai jamais cessé de penser à toi, à notre pays, à ce qui s’y passait, à ce qui s’y déroule, chaque jour. L’exil est, parfois, plus dur que la mort. Mais chacun de nous a le destin qu’il mérite. Depuis que les habitants de Kherrata, en Kabylie maritime, ont commencé cette merveilleuse contestation pacifique, le 16 février 2019, je me sens renaître.

Nous sommes des millions à renaître en Algérie et dans la diaspora. Ce qui se passe dans le pays, chaque vendredi, depuis le 22 février 2019, dépasse l’état-major de l’armée qui n’a pas les capacités de comprendre ton désir de liberté et de dignité. Mais aucune armée au monde ne peut s’opposer à ta soif de liberté, de dignité, de justice sociale. Ce qui se passe dans le pays va bouleverser toute l’Afrique du Nord.

Cette fraternité retrouvée dans le pluralisme, le sourire, le pacifisme, l’amour, la solidarité, la générosité, le partage, l’humanisme va faire des miracles. Peuple algérien, je te dis merci et bravo ! Peuple algérien, sois patient, ta victoire est certaine. C’est juste une question de temps. Le régime qui a détourné la Révolution de Novembre, en prenant le pouvoir de force un certain 9 septembre 1962, après avoir tué plus de 1000 vrais maquisards, ne pourra pas cette fois ébranler cette conscience nationale que tu exprimes, dans la joie et l’humour, aux quatre coins du pays, avec une lucidité et une sagesse extraordinaires.

Il ne sert à rien de ménager les généraux de l’état-major, ce sont eux qui ne veulent pas entendre ton cri depuis plus de trois mois. Il est juste à espérer que des hommes valeureux au sein de cet état-major se réveillent et comprennent qu’ils ne peuvent pas maintenir la dictature éternellement. Peuple algérien, jamais tu n’as été aussi proche de la liberté, de la dignité, de la justice sociale. Peuple algérien, tu es désormais admiré dans tous les pays du monde ! Ton combat pacifique est cité en exemple, dans les villes, dans les villages de toute la Terre.

Peuple algérien, tu a déjoué toutes les manipulations du système, tu as dit : non au racisme, non au régionalisme, non à la diversion, tu as dit : oui au vivre-ensemble, oui à la solidarité, oui à la fraternité, oui à la démocratie. Peuple algérien, tu es entré dans la grande Histoire des peuples qui se battent pour les vraies valeurs humanistes.

Peuple algérien, bientôt tu exerceras ta souveraineté, dans les règles de l’art, sans désir de vengeance, mais avec cet amour de l’autre qui a fait la force de nos ancêtres depuis la nuit des temps. Peuple algérien, demain, tu donneras sa place à chaque citoyen, avec ta bonté légendaire, tu donneras du rêve à ces femmes, à ces jeunes qui ont porté et qui portent encore ce grand mouvement de contestation pacifique. Peuple algérien, tu as beaucoup souffert mais tu es en marche pour ta liberté. Peuple algérien, dans ta marche vers la Lumière, tu es Beau !

Par Youcef Zirem, écrivain, un exilé parmi tant d’autres

L’avocat Dabbouz accuse le Procureur général de Ghardaia d’avoir tué FEKHAR

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L’avocat et militant des droits de l’homme, Me Salah Dabbouz a accusé le Procureur général de Ghardaia d’être la cause de la mort de Dr Kameleddine Fekhar.

« Bensalem Mohammed qui est procureur général de Ghardaïa, c’est le même qui a procédé à l’arrestation de Fekhar en 2015, il s’est vengé de lui en le tuant à la prison », a déclaré Me Dabbouz .

https://youtu.be/9g7mEi7vxy4

Source : Algérie 360°

Déclaration de la Chancellerie Diplomatique du FFS. « Halte Halte aux Assassinats politiques »

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Les algériennes et les algériens d’Algérie et de la diaspora exercent leur droit d’avoir des droits, pacifiquement, dans l’unité, le respect des pluralités, avec conscience et lucidité. Ils ont enclenché un processus pacifique, de non-retour, pour le départ définitif du régime autoritaire, l’avènement d’une réelle démocratie et l’instauration d’un État de droit.

Le peuple algérien continue sa marche et sa démarche contre les différentes formes d’atteintes à la dignité humaine, contre les injustices commises, contre la dictature, contre la corruption et le mépris exercé, durant des décennies par le pouvoir en place. Aujourd’hui, il emprunte fièrement la voie salutaire du changement radical du système et le passage véritable à l’édification d’institutions légitimes et crédibles via la souveraineté populaire.

La diaspora algérienne, n’est pas restée en marge du mouvement en marche pour le changement, elle s’est engagée depuis le début de cette révolution et participe entièrement à l’œuvre de la réappropriation de la souveraineté et de la citoyenneté usurpées par un pouvoir divisé et diviseur, sourds et méprisant.

Nous, Chancellerie Diplomatique du FFS, réaffirmons notre plein engagement en faveur de cette révolution pacifique et d’une solution portée par toutes et tous, avec une charte sociétale éthique et politique consensuelle, une période de transition démocratique et un processus constituant représentatif pour refonder l’État Algérie et rehausser son niveau sur la scène internationale.

Nous condamnons fermement les atteintes aux droits de la personne humaine dont les arrestations arbitraires, les harcèlements et les intimidations contre les manifestants pacifiques, les militants politiques, les syndicalistes et ceux du monde associatif, comme nous condamnons les incarcérations des militants d’opinions.

Le décès tragique, hier, du militant infatigable engagé pour les droits de l’Homme, le défunt Dr Kamel Eddine Fekkhar, ex Secrétaire National du FFS, nous interpelle toutes et tous. Son décès est lié directement aux différents harcèlements exercés sur lui et son entourage depuis un bon nombre d’années et à sa détention injuste. Sa dernière grève de la faim observée n’a pas suffit pour le rétablir dans ses droits. Nous tenons les décideurs du pouvoir en Algérie responsable de cet énième assassinat politique. Une enquête sur les circonstances du décès de notre camarade Kamel Fekhar Eddine, s’impose pour situer les responsabilités et éclairer l’opinion publique.

Halte, halte, halte aux assassinats politiques !

Nous présentons, nos sincères condoléances à la famille de notre défunt camarade, ses amis, au peuple algérien et à toute la communauté mozabite d’Algérie.

Nous exigeons la libération immédiate de tout détenu d’opinion. Seul un État de droit où la séparation des pouvoirs est garantie, avec un pouvoir judiciaire indépendant, sera en mesure de rétablir le droit, la vérité et de sanctionner les responsables.

Parallèlement, nous avons l’ultime conviction que ceux qui ont conduit le pays à sa perte ou se sont alliés avec les tenants du pouvoir en place ne pourront en aucun cas être les sauveurs voire les reconstructeurs de la nouvelle Algérie. La solution ne peut être dictée par les pouvoirs d’orient ni ceux de l’occident, elle est portée par nos concitoyennes et concitoyens d’Algérie et ceux de la diaspora. La solution est algérienne.

Nous, chancellerie diplomatique du FFS à l’étranger, nous nous impliquons avec la diaspora algérienne durablement et pacifiquement en quête de dignité, de liberté, de progrès, de démocratie et d’une Algérie en paix ouverte sur l’Universel.

La Chancellerie diplomatique du FFS invite nos partenaires à conjuguer leurs efforts avec la dynamique du peuple algérien pour recouver sa liberté et sa dignité.

Vive l’Algérie libre et démocratique;
Gloire à nos valeureux martyrs de l’indépendance et de la démocratie.

Europe, Amérique, le 29.05.2019
La chancellerie diplomatique du FFS.

Le choc après la mort en prison de Kamel Eddine Fekhar

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Kamel Eddine Fekhar, en détention provisoire depuis début avril dernier, est décédé ce mardi 28 mai à l’hôpital de Blida.

Ayant entamé une grève de la faim, avec son codétenu Ibrahim Aouf, militant mozabite lui aussi, Fekhar a vu sa santé se détériorer très rapidement. Toujours selon avocat, le détenu a été mal pris en charge au pavillon carcéral de l’hôpital de Ghardaïa, à environ 600 km au sud d’Alger, ville où il était emprisonné. « Les responsables de la cour de Ghardaïa ont-ils l’intention de liquider le Dr Fekhar physiquement, en pleine révolution, pour que cela se passe inaperçu et sans bruit ? L’épouse de Fekhar m’a appelé aujourd’hui, le 26 mai 2019, m’annonçant, dans une panique totale que son mari ne s’est même pas réveillé pendant toute la durée de sa visite, au pavillon carcéral de l’hôpital de Ghardaïa », a écrit Me Salah Dabouz sur sa page Facebook. L’avocat est lui aussi poursuivi par la justice pour ses accusations contre les magistrats de Ghardaïa. Aujourd’hui, l’avocat accuse la justice, notamment le procureur général de Ghardaïa, de « crime » ainsi que le personnel du pavillon carcéral de l’hôpital de la même ville.

Ce qui s’est passé

L’ancien élu du Front des forces socialistes (FFS), militant pour les droits de la communauté mozabite a été arrêté le 31 mars et mis en détention provisoire 72 heures après pour avoir affirmé dans une interview qu’il y avait « un traitement de ségrégation pratiquée par l’administration contre la population », selon son avocat. « Je dénonce cet acharnement et cette mort programmée, prévus par les autorités judiciaires de Ghardaïa. Kamel Eddine a été mis en détention pour un dossier vide décidé par le procureur général de Ghardaïa, exécuté par le juge d’instruction de la première chambre sous la pression du procureur de la république et du procureur général », a déclaré l’avocat Salah Dabouz sur une vidéo publiée ce mardi.

Kamel Eddine Fekhar a déjà été, en juillet 2015, emprisonné sur fond des violences intercommunautaires qui ont secoué, durant des mois, la région de Ghardaïa. Àl’époque, il avait passé presque deux ans prison, poursuivi pour dix-huit chefs d’inculpation, dont « atteinte à la sûreté de l’État », « troubles à l’ordre public », « incitation à la haine et à la violence », etc. Il avait entamé une longue grève de la faim et son cas a mobilisé des élans de solidarité à travers tout le pays. Les autorités reprochaient à Fekhar, fondateur du Mouvement pour l’autonomie du Mzab, ses « liens » supposés avec le Maroc et ses idées autonomistes. Pour les autorités, les affrontements intercommunautaires dans la vallée du Mzab (Ghardaïa et ses environs) seraient le résultat d’un « complot » étranger avec des complicités locales.

Le FFS accuse

Le FFS a déclaré que « ce décès survient après plusieurs semaines de détention abusive et arbitraire dans des conditions insoutenables et inhumaines ». « Le FFS n’a jamais cessé de dénoncer et de condamner ces atteintes graves aux droits de la personne humaine qui nous renseigne de la nature dictatoriale des décideurs de ce pays. Le FFS exige justice et vérité et que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce décès », lit-on dans un communiqué publié en fin de matinée de ce mardi. Le parti « exige la libération immédiate des autres détenus d’opinion qui croupissent d’une manière illégale et despotique dans les geôles de la mort et des pires entraves à la dignité humaine ».

Vives réactions

Les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux : « Abattu. Sous le choc. Sans mots. Triste. En colère. Kamel Eddine Fekhar est mort en prisonnier politique. C’est une honte. C’est un crime abject », écrit le journaliste et documentariste Sid Ahmed Semiane. « La justice de l’après-22 février devra enquêter sur les circonstances du décès de Kamel Eddine Fekhar et poursuivre les responsables », estime pour sa part le journaliste Otman Lahiani. « Son “crime” : avoir donné une interview qui a déplu aux autorités. C’est-à-dire, un délit d’opinion », souligne l’éditeur et journaliste Arezki Aït Larbi. « La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme [LADDH] tout en présentant ses vives condoléances à sa famille, tient pour seul responsable, le système, qui, par son mépris, son entêtement fait encore une autre victime après Talmat. » Le polémiste et journaliste Mohamed Talmat est mort le 11 décembre 2016 en détention, il était incarcéré pour « offense aux institutions et au président ». Ce matin, lors de la manifestation hebdomadaire des étudiants à Alger, sur une pancarte exigeant sa libération, une main a ajouté « DCD il y a 15 min ».

Par Adlène Meddi

Source : Le Point.fr

Contribution. Vos vaines prières, notre salvateur « ANZA »

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Bande de malfrats, assassins et hypocrites…dans quelques jours c’est l’Aïd, vous allez vous parrer de vos meilleures Djellabas BLANCHES offertes par vos sponsors Émiratis, Quatari ou de Ahl Béni Saoud…et vous allez vous rendre à la mosquée pour la fameuse prière de l’Aïd pour implorer votre dieu de vous pardonner vos péchés et vos forfaits selon la formule consacrée : »Taqabbala-Llâhu minnâ wa minkum. Ghafara-Llâhu lana wa lakum » (Qu’Allâh accepte de nous et de vous. Qu’Allâh nous pardonne et vous pardonne) ».

Pendant ce temps-là, les enfants du Vaillant et valeureux martyr de la liberté le Dr Fekhar, vont se rendre au cimetière saluer la mémoire de leur père dont le corps est encore frais sous terre.Ces orphelins, qui vous imploraient il y a encore quelques heures de libérer leur paternel vont vous honnir durant toute leur vie.

Inconsolables et peinés, ils le seront mais courageux et fidèles au combat, ils le resteront adveteam eterneam avec le soutien de leur maman et tout un peuple qui veillera à ce que cet énième sacrifice ne sera pas vain…

Avant que vos forfaits et vos crimes ne soient punis dans le cadre d’une nouvelle République dotée d’un véritable Etat de Droit et une justice indépendante, pas celle du sinsitre Gaid et Sidi Mhamed.  Vos consciences et vos âmes seront hantés éternellement par le cri ANZA, qui vient du sang qui a arrosé nos plaines et montagnes, cri des âmes torturées, trahies et laissées pour mortes, celles du Docteur Fekhar, Abane, Krim,  Khider, Amzal Kamel, Mecili,  Boudiaf,  Matoub,… les martyrs de 1963, d’octobre 1988, de la décennie noire, du printemps noir 2001…et toutes les victimes de votre voracité criminelle.

Parfois la douleur, la révolte et l’indignation peuvent aiguiser nos plus bas instincts de vengeance et de vouloir en découdre avec vos sales et honteuses figures MAIS  notre DEVOIR  historique exige de nous de continuer cette révolution pacifiquement, avec une  détermination encore plus farouche en conjuguant l’éthique de conviction avec l’éthique de responsabilité.

Car nous voulons extirper de notre imaginaire collectif toute forme de violence et transformer les marécages où macérent vos forfaits, vos indignités, en prairies verdoyantes et Havre de paix et de quiétude pour les futures générations à leur tête les enfants du martyr de la LIBERTÉ le valeureux Dr Fekhar. 

Paix à sa belle âme.

Par Ahcène Oumeddah