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UCP : Zoubida Assoul, Candidate à la Présidentielle 2024

Le 1er mars 2024, lors de la première session ordinaire du conseil national de l’Union pour le Progrès et la Citoyenneté (UCP) à Alger, la présidente du parti, Zoubida Assoul, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2024. Cette décision motivée par « la situation qui prévaut dans le pays », marque un tournant décisif pour ce jeune parti politique.

Selon un communiqué de l’UCP, « le conseil national du parti a décidé de la participation aux élections présidentielles de 2024, comme le stipule l’article 15 des statuts et au vu des derniers développements de la situation que vit le pays ». Malgré son jeune âge, l’UCP a su s’imposer sur la scène politique algérienne grâce à « sa présence de par ses interventions, sa contribution », ainsi que par le fait qu’« il a toujours présenté des alternatives ».

Lors d’un point de presse, Mme Assoul a souligné l’importance cruciale de l’établissement d’un véritable État de droit, fondé sur le principe fondamental de la séparation des pouvoirs : « On ne peut construire une démocratie si nous n’avons pas un principe fondamental qui est la séparation de l’équilibre entre les pouvoirs. » Elle a dénoncé la concentration excessive des pouvoirs entre les mains d’un seul organe, au détriment des pouvoirs judiciaire et législatif, qui se trouvent ainsi privés de leur rôle essentiel de contrôle et d’arbitrage.

Face aux critiques qui pourraient interpréter sa participation à l’élection présidentielle comme une forme de légitimation du pouvoir en place, Zoubida Assoul reste inébranlable dans sa démarche. Elle rappelle que « le pouvoir n’a pas besoin de légitimité, ce dernier a pu organiser la présidentielle de 2019, malgré la mobilisation du peuple pendant huit mois demandant son départ. Après quoi la communauté internationale a reconnu ses élections ». Pour elle, la peur des critiques ne doit pas être un frein à l’action politique : « Pour faire bouger les lignes, il faut avancer les choses. »

Interrogée sur l’échec de l’opposition à présenter un candidat consensuel face au candidat du pouvoir, la présidente de l’UCP fait preuve d’une ouverture d’esprit. Elle souligne que « la vie politique est ainsi faite, dynamique et pas figée », et se dit prête à se retirer de la course et à soutenir un éventuel candidat de consensus, si celui-ci venait à se présenter.

Kamel AIDOUNE

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