Site icon Afrique du Nord News

Deux médecins palestiniens meurent sous la torture dans les prisons israéliennes

Le sombre constat plane : les prisons de l’armée d’occupation sont devenues de véritables mouroirs pour les prisonniers palestiniens. Deux nouveaux décès tragiques viennent en attester, révélant l’ampleur des actes de torture et des “crimes médicaux” perpétrés contre les détenus.

Le Dr Adnan Al Boursh, chef du département d’orthopédie à l’hôpital Al Shifa de Gaza, est décédé le 19 avril à la sinistre prison d’Ofer après avoir été arrêté en décembre dernier. Témoin clé des exactions de l’armée israélienne contre son hôpital, il a succombé aux sévices, comme l’a également subi Abdel Bari Rajab Khadir dans la même geôle.

Ces deux nouveaux martyrs portent à « 492 » le nombre de prisonniers palestiniens morts dans les geôles israéliennes. Une hécatombe que dénonce la « Campagne nationale palestinienne pour récupérer les corps des martyrs », révélant que l’État hébreu détient encore les dépouilles de « 500 martyrs » dans des « cimetières des chiffres » et des réfrigérateurs, dont 58 depuis début 2024.

Cette pratique barbare, autorisée par la Cour suprême israélienne en 2019 dans un mépris total du droit international, vise à utiliser ces corps comme d’ignobles « monnaies d’échange » dans des négociations futures.

L’horreur ne s’arrête pas là. Un ancien détenu palestinien, Mohamed Najed, récemment libéré, exhibe les stigmates accablants des pires sévices : poignets lacérés, visage tailladé, oedèmes autour des yeux… Les témoignages de torture se multiplient.

Dans ce sombre tableau, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 9088 Palestiniens croupissent actuellement dans les geôles israéliennes, dont 3424 sans procès ni inculpation formelle, détenus administratifs dans l’illégalité la plus totale selon les défenseurs des droits humains.

Face à cette situation « crime contre l’humanité » qui perdure, les appels se multiplient pour que la communauté internationale intervienne et fasse pression sur Israël afin qu’il respecte enfin le droit international et la dignité humaine des prisonniers palestiniens.

La Rédaction

Quitter la version mobile