Riposte internationale condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation de l’historien algérien M. Ouahachi Tahar, intervenue suite à une simple publication sur Facebook n’ayant engendré aucun trouble réel à l’ordre public.
Riposte internationale considère que cette arrestation illustre une énième dérive préoccupante. Elle constitue un acte de faiblesse et de fragilité du système qui dirige le pays d’une main de fer. En effet, l’interprétation abusive et systématique de l’ordonnance dite « 87 bis » permet aujourd’hui d’assimiler l’expression d’une opinion, d’une analyse historique ou d’une critique académique à une menace pour la sûreté de l’État.
Riposte internationale dénonce ce glissement juridique qui transforme un dispositif liberticide en un instrument de régulation politique et intellectuelle. Elle fustige cette volonté délibérée d’asphyxier et d’éteindre la vie politique, associative et universitaire, en instaurant l’autocensure comme norme et la peur comme régulateur.
Riposte internationale rappelle avec force que la liberté d’expression, la liberté académique et la liberté d’association constituent les piliers fondamentaux de tout État de droit. Leur restriction ne saurait reposer sur des interprétations extensives d’un texte pénal dont la portée et l’ambition ne servent qu’à entretenir un climat de terreur.
Riposte internationale appelle :
– À la libération immédiate de M. Ouahachi
Tahar et de tous les détenus d’opinion ;
– À l’abrogation de l’ordonnance 87 bis ;
– Au respect strict des garanties constitutionnelles et des engagements internationaux de l’Algérie en matière de droits fondamentaux.
La vitalité d’une nation ne se mesure pas à la réduction au silence de ses intellectuels, mais à sa capacité à tolérer, organiser et protéger le débat.
Paris le 18 février 2026,
