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Algérie. Mise en œuvre du processus de démocratisation

Les Algériens exigent un changement du régime pas le changement dans le régime. Une constitution, n’a de sens que dans la mesure où ces actes solennels cristallisent une philosophie politique, reflètent un état de la société, des droits, des mœurs et donne un corps a des aspirations bien définies.

La faiblesse de la constitution du 23 février 1989 ou son affaiblissement, qu’elle ait pu permettre à ceux qu’elles avaient le plus violement dénigrée et combattue de se saisir du pouvoir, pour mettre en place des mécanismes sociaux en total contradiction avec les impératifs vitaux de l’Algérie. Un degré de plus à franchir, et le pouvoir pourrait passer, par les moyens constitutionnels, a un arbitraire présidentiel (monarque républicain) qui, lui, ne ferait qu’une bouché de la constitution. Ce n’est pas être fidèle aux institutions que d’utiliser ce qu’elles permettent, pour dénaturer ce qu’elles prescrivent. La fidélité, c’est de promouvoir les réformes, afin de situer l’éthique présidentielle. La transparence de la vie publique doit redevenir la priorité dans ses rapports politique et sociale. Après avoir défini ces notions au cœur de cette articulation, se doter d’une institution qui se veut la gardienne de l’animal politique, le respect de l’alternance au pouvoir et du choix du peuple Algérien.

Depuis longtemps elles ont été à l’origine de maintes divisions et fait l’objet de plusieurs situations conflictuelles entre Algériennes et les Algériens, il serait temps et même urgent d’opérer un changement dans notre constitution, afin de redéfinir le rôle fondamental des 3 mouvements principaux qui sont l’objet d’usurpation et de convoitise. Il faut les remettent à leurs justes milieux naturels « patrimoine national du public Algérien », Et les extraires des griffes des partis politiques.

-1) Les 3 sigles du Front Libération Nationale (FLN)qui ont émerveillées le monde, servis fièrement le mouvement de la révolution nationale du peuple Algérien 1954-1962, atteint leur but au prix de sacrifice d’un million et demi (1.500.000) de martyrs (paix à leur âme) et terminé honorablement leur mission le 5 juillet 1962. Cependant il faut mettre fin à leur usurpation, pour rejoindre enfin le musée national, afin de rentrer définitivement dans la bibliothèque d’histoire au bénéfice de tous les Algériennes et Algériens.

-2) Nul besoin d’être un observateur habile et averti pour s’en apercevoir que le fossé qui se creuse entre le discours officiel de la mosquée et les préoccupations des Algériennes et Algériens ne cesse de s’élargir. Or, la religion musulmane est destinée à l’univers pas à l’état ni aux partis politiques institués. Elle doit être régie et soumet aux lois de la république. Ainsi les Algériennes et Algériens de toutes confessions vivront égaux dans la paix et la sérénité en pratiquant librement la religion de leur choix, sous la bienveillance de l’état républicain et le respect de la liberté d’autrui et sans aucune contrainte. Elle doit être écartée des pratiques politiques.

-3) La culture Algérienne ancestrale dans toute sa dimension et diversité est une richesse qui forme la personnalité Algérienne, préserve notre unité nationale et la stabilité politique de notre pays. Elle le socle qui cimente notre identité nationale. Elle est notre fierté.

Car, elles n’appartiennent pas exclusivement à une catégorie d’Algériens mais a toutes les algériennes et Algériens. Elle doit être tenue à l’écart des formations
politiques. C’est également le bien commun du public Algérien.

Un grand chemin reste à parcourir vers la rénovation de nos conceptions politiques. Notre vie publique ne s’exprime plus que par des controverses inactuelles et vieillies, ou les mots ne recouvrent plus les réalités. Ceux qui se réclament de la liberté ne pensent plus qu’à la liberté de faire des affaires. Ceux qui se réclament du devenir ne pensent qu’a vêtir les Algériennes et Algériens d’un manteau idéologique usé avant d’avoir été porté. Une telle crise ne peut que favoriser les entreprises de cynismes. La lutte contre de telles pratiques finit par apparaitre comme une nécessité la plus urgente, mais c’est aussi une lutte dans laquelle il arrive qu’on mêle ses efforts à ceux des champions d’un passé malsain, anarchique et condamné, alors que la victoire ne peut appartenir qu’aux hommes qui ont le sens de l’avenir. Dans la l’Algérie future, la liberté et la bonne organisation apparaitront comme les deux aspects d’une même action.

« Tout système qui étouffe le besoin de liberté méconnait une tendance fondamentale de l’homme et s’expose à chavirer tôt au tard. » (Je ne sais de qu’il l’auteur est cette citation.)

Mis en œuvre du processus de démocratisation Une vive lumière a été projetée par le mouvement populaire dans notre pays. Innover, faire bouger les lignes et les pensées tels sont les maîtres mots des Algériennes et Algériens qui sont descendus manifester pacifiquement, en masse dans toutes les rues des 48 wilayas Algériennes. Afin de répondre favorablement à leur cris, aspiration et la façon de prendre leur destin en main en participant activement à la vie publique.

-Le code de la famille : Il doit être amendé afin de libérer la femme Algérienne du carcan dont elle est mise et pour qu’elle cesse également d’être une mineure sous tutelle. Or, pendant notre guerre de libération nationale 1954-1962, elle avait pris les armes et combattue cote à cote avec ses frères de combat, pour nous libérer du joug colonial, Néanmoins vous en conviendrez avec moi qu’il faut réparer cette injustice en lui redonnant sa liberté chèrement acquise.

-Liberté égalité, responsabilité, justice devront prendre tout leur sens et leur forme.

-Les concepts d’éthique et de morale : devront prendre place dans la politique comme loi symbolique et comme lieu des droits du droit.

-Renforcer et encourager le débat démocratique : La création d’une école politique est une priorité, pour enseigner les principes et les valeurs démocratiques,
afin de former nos jeunes à l’initiation politique, pour les inciter à participer à la vie de la cité.

-La liberté de création d’associations : organiser des conférences-débats et des tables-rondes et innover en travaillant sur tous les thèmes en émettant des rapport d’étude sur le terrain. Car elles sont des plus proche des citoyens et de la puissance publique, cette dernière doit jouer son vrai rôle, celui de garant des débats publicséquitables.

-Favoriser le dialogue et la coalition entre les Algériennes et algériens et mener des réflexions sur l’évolution qui pourrait nous conduire à l’amélioration, en faveur de la défense des droits de l’homme, des libertés et les progrès de la démocratie sur tous les plans.

-Littéralement il faut mettre en place des groupes d’experts composé d’intellectuels, de juristes et d’acteurs d’économies et sociales.

-Faire préalablement une analyse précise sur la pratique des libertés et la démocratie, afin d’établir un constat (audit) et situer les erreurs du passé, pour
constituer une base de données de travail. Cette organisme doit être politiquement indépendant et son objectif serait appelé à fournir des solutions de politique publique innovante. Il devra agir pour l’intérêt général, afin de présenter un nouveau projet de société, un programme correspondant au nouveau monde et compatible avec la réalité d’aujourd’hui en Algérie.

Cette équipe doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des dirigeants du pouvoir public car, elle est une force de proposition et d’innovation pour la réussite des réformes et jeter les bases de la future assemblée constituante exigée par les Algériennes et Algériens qui sont sortis par millions dans les rues Algériennes et qui serait la fondatrice de la 2éme république.

 

Par E.Mougari

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